Washington accuse une firme russe d'aider l'armée irakienne
24 mars 2003
Actualités internationales
Washington — Les États-Unis pensent que des techniciens russes aident l'Irak à brouiller des signaux satellitaires cruciaux pour le guidage des bombes et appareils américains et britanniques, a affirmé hier un haut responsable américain sous couvert de l'anonymat.
Ce responsable a déclaré à l'AFP que Washington avait des preuves que du personnel d'une firme russe était actuellement en Irak et cherchait à aider les forces irakiennes à mettre au point un système sophistiqué de brouillage du système de guidage américain.
Mais la société russe Aviakonversiïa a démenti hier soir à Moscou avoir vendu récemment à l'Irak des brouilleurs électroniques à usage militaire.
«Nous n'avons rien vendu à l'Irak», a déclaré le directeur de la société, Oleg Antonov à l'AFP, en précisant avoir été sollicité au cours des quatre dernières années par des représentants de l'Irak qui en définitive n'ont «rien acheté».
À Washington, le haut responsable a affirmé qu'il y avait des preuves que ces techniciens russes essayaient de faire marcher ce système complexe et d'aider les Irakiens à l'utiliser.
«Nous sommes extrêmement contrariés et nous avons évoqué cela à très haut niveau avec les Russes», a-t-il affirmé.
Selon ce responsable il n'y a pas d'indication que le gouvernement russe soit impliqué, mais il a ajouté que Moscou n'avait «pas du tout cherché à aider» Washington pour tenter de clarifier cette affaire.
Ce responsable a confirmé des informations du Washington Post, affirmant que les États-Unis avaient commencé en juin 2002 de s'inquiéter de ventes à l'Irak de matériel de brouillage par la firme moscovite Aviakonversiïa.
Selon lui, les responsables russes étaient allés jusqu'à nier l'existence de cette entreprise, bien qu'elle ait un site Internet et que ses activités aient été couvertes par les médias russes.
«C'est ridicule, mais maintenant cela va au delà de ça», a-t-il estimé, en se référant à l'offensive militaire américaine en cours contre l'Irak, dans laquelle de nombreuses bombes et missiles guidés sont utilisés.
Selon le Washington Post, trois entreprises russes auraient vendu à l'Irak des missiles, des équipements électroniques sophistiqués antiaériens et des lunettes de vision nocturne, en violation de l'embargo sur les armes décrété par l'ONU.
Le département d'État avait indiqué plus tôt dans la journée n'avoir toujours pas reçu de réponse satisfaisante de Moscou sur certaines ventes d'armes, malgré les démarches effectuées y compris dans les jours précédent le lancement de la guerre.
«De tels équipements dans les mains de militaires irakiens peuvent poser une menace directe aux forces armées américaines et de la coalition», a ajouté une porte-parole du département d'État, Brenda Greenberg.
«Nous voyons cela comme un problème très sérieux. Nous avons porté cette question à l'attention du gouvernement russe à plusieurs reprises, notamment à un niveau élevé et particulièrement au cours des deux dernières semaines. Leur réponse n'a pas été satisfaisante», a souligné la porte-parole, espérant que les États-Unis allaient être pris au sérieux.
La Russie fait partie des pays les plus fermement opposés au conflit actuel en cours en Irak.
Ce responsable a déclaré à l'AFP que Washington avait des preuves que du personnel d'une firme russe était actuellement en Irak et cherchait à aider les forces irakiennes à mettre au point un système sophistiqué de brouillage du système de guidage américain.
Mais la société russe Aviakonversiïa a démenti hier soir à Moscou avoir vendu récemment à l'Irak des brouilleurs électroniques à usage militaire.
«Nous n'avons rien vendu à l'Irak», a déclaré le directeur de la société, Oleg Antonov à l'AFP, en précisant avoir été sollicité au cours des quatre dernières années par des représentants de l'Irak qui en définitive n'ont «rien acheté».
À Washington, le haut responsable a affirmé qu'il y avait des preuves que ces techniciens russes essayaient de faire marcher ce système complexe et d'aider les Irakiens à l'utiliser.
«Nous sommes extrêmement contrariés et nous avons évoqué cela à très haut niveau avec les Russes», a-t-il affirmé.
Selon ce responsable il n'y a pas d'indication que le gouvernement russe soit impliqué, mais il a ajouté que Moscou n'avait «pas du tout cherché à aider» Washington pour tenter de clarifier cette affaire.
Ce responsable a confirmé des informations du Washington Post, affirmant que les États-Unis avaient commencé en juin 2002 de s'inquiéter de ventes à l'Irak de matériel de brouillage par la firme moscovite Aviakonversiïa.
Selon lui, les responsables russes étaient allés jusqu'à nier l'existence de cette entreprise, bien qu'elle ait un site Internet et que ses activités aient été couvertes par les médias russes.
«C'est ridicule, mais maintenant cela va au delà de ça», a-t-il estimé, en se référant à l'offensive militaire américaine en cours contre l'Irak, dans laquelle de nombreuses bombes et missiles guidés sont utilisés.
Selon le Washington Post, trois entreprises russes auraient vendu à l'Irak des missiles, des équipements électroniques sophistiqués antiaériens et des lunettes de vision nocturne, en violation de l'embargo sur les armes décrété par l'ONU.
Le département d'État avait indiqué plus tôt dans la journée n'avoir toujours pas reçu de réponse satisfaisante de Moscou sur certaines ventes d'armes, malgré les démarches effectuées y compris dans les jours précédent le lancement de la guerre.
«De tels équipements dans les mains de militaires irakiens peuvent poser une menace directe aux forces armées américaines et de la coalition», a ajouté une porte-parole du département d'État, Brenda Greenberg.
«Nous voyons cela comme un problème très sérieux. Nous avons porté cette question à l'attention du gouvernement russe à plusieurs reprises, notamment à un niveau élevé et particulièrement au cours des deux dernières semaines. Leur réponse n'a pas été satisfaisante», a souligné la porte-parole, espérant que les États-Unis allaient être pris au sérieux.
La Russie fait partie des pays les plus fermement opposés au conflit actuel en cours en Irak.
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