L'opposition défie le gouvernement - Pakistan : des centaines d'arrestations avant une «longue marche»
Photo : Agence Reuters
Des policiers pakistanais ont arrêté un militant du Parti musulman hier, à Multan.
Les autorités pakistanaises ont interdit des rassemblements dans deux provinces et arrêté des centaines de militants hier, à la veille d'une grande manifestation itinérante d'avocats et de partis d'opposition propre à déstabiliser le gouvernement en place depuis un an.
Le gouvernement civil dirigé par le Parti du peuple pakistanais (PPP) du président Asif Ali Zardari affronte avec peine une crise économique et des problèmes de sécurité. Washington, qui juge essentiel le concours du Pakistan pour stabiliser l'Afghanistan voisin et tenir en échec al-Qaïda, souhaite voir Islamabad se concentrer sur la lutte contre l'extrémisme et s'arracher aux dissensions intérieures.
Nawaz Sharif, le chef le plus populaire de l'opposition, a appelé les Pakistanais à «changer la destinée» de leur pays en participant à la «longue marche» qui doit quitter aujourd'hui Karachi, dans le sud, pour rejoindre Islamabad le 16 mars après avoir traversé le pays.
Les organisateurs attendent des dizaines de milliers de personnes au moins et tout rassemblement a été interdit en théorie sur le trajet de la manifestation, qui doit passer par Lahore, capitale du Pendjab, la province la plus peuplée du pays. Les forces paramilitaires ont été placées en alerte et la police a arrêté des centaines d'opposants et d'avocats.
Ces derniers sont à l'origine de cette «longue marche» organisée pour réclamer le retour dans leurs fonctions, promis par le président Asif Ali Zardari, aujourd'hui contesté de toutes parts, de magistrats destitués par l'ex-président Pervez Moucharraf. Parmi eux figure le juge Iftikhar Muhammad Chaudhry, ancien président de la Cour suprême destitué le 9 mars 2007, devenu une figure emblématique de l'indépendance de la justice.
Des alliés
Les avocats ont été rejoints par l'opposition, à commencer par Nawaz Sharif, deux fois premier ministre dans les années 90, et son frère Shahbaz, tous deux furieux d'un verdict de la Cour suprême qui les exclut de la vie politique.
«Les gouvernements provinciaux ont les pleins pouvoirs pour maintenir l'ordre [...] Des menaces pèsent sur la sécurité», a déclaré Rehman Malik, directeur du ministère de l'Intérieur.
Les autorités du Pendjab et du Sindh ont interdit les manifestations et un responsable du Pendjab a annoncé l'interpellation de 300 militants politiques qui menaçaient de «perturber la paix».
Malgré ces mesures, les avocats antigouvernementaux et les partis d'opposition maintiennent leur projet de manifestation sous forme de convoi automobile. Cette caravane de voitures et d'autocars doit partir des provinces du Sindh et du Balouchistan pour atteindre le Pendjab demain. Les participants comptent entamer lundi prochain un sit-in devant le parlement d'Islamabad.
«Le gouvernement semble déterminé à stopper la longue marche», a noté Tariq Mehmud, avocat comptant parmi les organisateurs de la manifestation. «Notre projet est intact. Nous verrons ce qui arrivera.»
Le gouvernement civil dirigé par le Parti du peuple pakistanais (PPP) du président Asif Ali Zardari affronte avec peine une crise économique et des problèmes de sécurité. Washington, qui juge essentiel le concours du Pakistan pour stabiliser l'Afghanistan voisin et tenir en échec al-Qaïda, souhaite voir Islamabad se concentrer sur la lutte contre l'extrémisme et s'arracher aux dissensions intérieures.
Nawaz Sharif, le chef le plus populaire de l'opposition, a appelé les Pakistanais à «changer la destinée» de leur pays en participant à la «longue marche» qui doit quitter aujourd'hui Karachi, dans le sud, pour rejoindre Islamabad le 16 mars après avoir traversé le pays.
Les organisateurs attendent des dizaines de milliers de personnes au moins et tout rassemblement a été interdit en théorie sur le trajet de la manifestation, qui doit passer par Lahore, capitale du Pendjab, la province la plus peuplée du pays. Les forces paramilitaires ont été placées en alerte et la police a arrêté des centaines d'opposants et d'avocats.
Ces derniers sont à l'origine de cette «longue marche» organisée pour réclamer le retour dans leurs fonctions, promis par le président Asif Ali Zardari, aujourd'hui contesté de toutes parts, de magistrats destitués par l'ex-président Pervez Moucharraf. Parmi eux figure le juge Iftikhar Muhammad Chaudhry, ancien président de la Cour suprême destitué le 9 mars 2007, devenu une figure emblématique de l'indépendance de la justice.
Des alliés
Les avocats ont été rejoints par l'opposition, à commencer par Nawaz Sharif, deux fois premier ministre dans les années 90, et son frère Shahbaz, tous deux furieux d'un verdict de la Cour suprême qui les exclut de la vie politique.
«Les gouvernements provinciaux ont les pleins pouvoirs pour maintenir l'ordre [...] Des menaces pèsent sur la sécurité», a déclaré Rehman Malik, directeur du ministère de l'Intérieur.
Les autorités du Pendjab et du Sindh ont interdit les manifestations et un responsable du Pendjab a annoncé l'interpellation de 300 militants politiques qui menaçaient de «perturber la paix».
Malgré ces mesures, les avocats antigouvernementaux et les partis d'opposition maintiennent leur projet de manifestation sous forme de convoi automobile. Cette caravane de voitures et d'autocars doit partir des provinces du Sindh et du Balouchistan pour atteindre le Pendjab demain. Les participants comptent entamer lundi prochain un sit-in devant le parlement d'Islamabad.
«Le gouvernement semble déterminé à stopper la longue marche», a noté Tariq Mehmud, avocat comptant parmi les organisateurs de la manifestation. «Notre projet est intact. Nous verrons ce qui arrivera.»
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