Selon le Daily Telegraph - Israël participe à des opérations secrètes en Iran
Londres — Israël est engagé en Iran dans des opérations de sabotage visant à ralentir les activités par lesquelles Téhéran espère se doter d'une arme nucléaire, rapportait hier le Daily Telegraph.
Selon le quotidien britannique, qui cite des spécialistes du renseignement et un ancien agent de la CIA non identifié, cette stratégie de «décapitation» prend pour cibles des responsables du programme atomique iranien dans l'espoir de tenir en échec les ambitions du pays en ce domaine sans recourir à la guerre.
L'an dernier, un représentant des milieux du renseignement moyen-orientaux avait déclaré qu'Israël comptait frapper des spécialistes du nucléaire iranien au moyen de colis piégés ou empoisonnés, et avait provoqué des explosions en Iran.
La guerre psychologique
Certains analystes notent que les informations faisant état d'opérations de cette nature peuvent s'inscrire dans une guerre psychologique ayant pour but de déstabiliser l'Iran. Israël, qui passe pour la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, se refuse à tout commentaire à ce sujet.
«Israël a lancé une guerre secrète contre l'Iran comme solution de rechange à des attaques militaires directes contre le programme nucléaire de Téhéran», écrit le Daily Telegraph. «Il recourt à des tueurs à gages, au sabotage, à des sociétés-écrans et à des agents doubles pour perturber le programme d'armements illégaux du régime, disent les experts.»
Meir Javendafar, expert iranien du groupe d'études Meepas, a déclaré que des informations faisaient état de la vente de matériels défectueux au secteur nucléaire iranien et de perturbations de l'alimentation en électricité de Natanz, centre d'enrichissement d'uranium situé en plein coeur du pays. «Je crois qu'une entreprise de sabotage est en cours. C'est une initiative logique, qui a du sens dans [...] la lutte internationale contre les ambitions nucléaires de l'Iran», a-t-il dit.
Mort suspecte
À titre d'exemple de la stratégie d'Israël, des observateurs citent des événements comme la mort d'Ardeshire Hassanpour, ingénieur nucléaire d'Ispahan mort chez lui en 2007, apparemment victime d'un gaz toxique.
Selon l'ex-agent de la CIA cité par le Telegraph, «les perturbations sont conçues pour ralentir le développement du programme de façon à ce qu'ils n'aient pas conscience de ce qui se passe. L'objectif est de retarder encore et encore, jusqu'à ce qu'on dispose d'une solution ou d'une approche différente.» «C'est une bonne politique si l'on veut éviter de s'attaquer à eux par la voie militaire, qui comporte sans doute des risques inacceptables», a-t-il ajouté.
Israël prend soin de n'exclure aucune possibilité d'action militaire, mais les analystes se demandent jusqu'où un nouveau gouvernement serait prêt à agir sans le soutien de Washington.
Selon Javendafar, divers signes font penser que plusieurs États cherchent à s'infiltrer en Iran pour saper les activités nucléaires. Il laisse toutefois aussi entendre qu'une partie des opérations clandestines évoquées relève de la guerre psychologique.
«Beaucoup de services de renseignement font leur maximum dans ce but. Outre Israël, il y a les Américains et de nombreux services d'espionnage européens, dit-il. Si c'est vrai, cela exerce une pression technique sur le programme iranien. Et même si ce n'est pas vrai, cela fait partie d'une guerre psychologique massive contre le programme nucléaire de l'Iran.»
Selon le quotidien britannique, qui cite des spécialistes du renseignement et un ancien agent de la CIA non identifié, cette stratégie de «décapitation» prend pour cibles des responsables du programme atomique iranien dans l'espoir de tenir en échec les ambitions du pays en ce domaine sans recourir à la guerre.
L'an dernier, un représentant des milieux du renseignement moyen-orientaux avait déclaré qu'Israël comptait frapper des spécialistes du nucléaire iranien au moyen de colis piégés ou empoisonnés, et avait provoqué des explosions en Iran.
La guerre psychologique
Certains analystes notent que les informations faisant état d'opérations de cette nature peuvent s'inscrire dans une guerre psychologique ayant pour but de déstabiliser l'Iran. Israël, qui passe pour la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, se refuse à tout commentaire à ce sujet.
«Israël a lancé une guerre secrète contre l'Iran comme solution de rechange à des attaques militaires directes contre le programme nucléaire de Téhéran», écrit le Daily Telegraph. «Il recourt à des tueurs à gages, au sabotage, à des sociétés-écrans et à des agents doubles pour perturber le programme d'armements illégaux du régime, disent les experts.»
Meir Javendafar, expert iranien du groupe d'études Meepas, a déclaré que des informations faisaient état de la vente de matériels défectueux au secteur nucléaire iranien et de perturbations de l'alimentation en électricité de Natanz, centre d'enrichissement d'uranium situé en plein coeur du pays. «Je crois qu'une entreprise de sabotage est en cours. C'est une initiative logique, qui a du sens dans [...] la lutte internationale contre les ambitions nucléaires de l'Iran», a-t-il dit.
Mort suspecte
À titre d'exemple de la stratégie d'Israël, des observateurs citent des événements comme la mort d'Ardeshire Hassanpour, ingénieur nucléaire d'Ispahan mort chez lui en 2007, apparemment victime d'un gaz toxique.
Selon l'ex-agent de la CIA cité par le Telegraph, «les perturbations sont conçues pour ralentir le développement du programme de façon à ce qu'ils n'aient pas conscience de ce qui se passe. L'objectif est de retarder encore et encore, jusqu'à ce qu'on dispose d'une solution ou d'une approche différente.» «C'est une bonne politique si l'on veut éviter de s'attaquer à eux par la voie militaire, qui comporte sans doute des risques inacceptables», a-t-il ajouté.
Israël prend soin de n'exclure aucune possibilité d'action militaire, mais les analystes se demandent jusqu'où un nouveau gouvernement serait prêt à agir sans le soutien de Washington.
Selon Javendafar, divers signes font penser que plusieurs États cherchent à s'infiltrer en Iran pour saper les activités nucléaires. Il laisse toutefois aussi entendre qu'une partie des opérations clandestines évoquées relève de la guerre psychologique.
«Beaucoup de services de renseignement font leur maximum dans ce but. Outre Israël, il y a les Américains et de nombreux services d'espionnage européens, dit-il. Si c'est vrai, cela exerce une pression technique sur le programme iranien. Et même si ce n'est pas vrai, cela fait partie d'une guerre psychologique massive contre le programme nucléaire de l'Iran.»
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