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L'Iran, trente ans plus tard - La dérive iranienne

Il y a 30 ans ces jours-ci, l'ayatollah Khomeyni prenait le pouvoir et s'attelait aussitôt à la rédaction d'une constitution consacrant la nature théocratique du régime qu'une majorité d'Iraniens adoptaient par référendum onze mois plus tard. Aujourd'hui, de tous les faits sociologiques, de toutes les variables politiques, on retient la... jeunesse! Une jeunesse confrontée non pas à un, mais bien à plusieurs désastres économiques.

Des 70 millions d'individus que compte l'Iran, près de la moitié n'a jamais connu l'époque du Shah ou, plus précisément, n'a jamais vécu à cette époque. Le pays présente donc le visage de la jeunesse, mais pas de l'enthousiasme et de l'optimisme que l'on prête en général à cette réalité démographique. Au contraire. Si l'on se fie aux informations ayant trait à la consommation de drogues, des douces aux dures, les adultes de demain seraient en proie au spleen. Bref, les punks anglais n'auraient pas crié No future que les gamins iraniens en auraient fait leur slogan.

Parmi la batterie de données permettant d'établir un lien entre la jeunesse et l'énorme défi économique qui se pose au royaume perse, on a retenu qu'à peine les filles atteignaient-elles la puberté que des parents concluaient des mariages au plus vite. La raison majeure? Une adolescente mariée, c'est une bouche à nourrir en moins. Des centaines de milliers de pauvres troquent donc l'avenir de leur fille contre une bouchée de pain.

Il est vrai que s'alimenter au quotidien à Téhéran ou à Ispahan a pris sous la présidence de l'inénarrable Mahmoud Ahmadinejad les allures d'un parcours du combattant. Entre la stupidité, il n'y a pas d'autre mot, des gestionnaires de l'économie ou prétendus tels et la bêtise qui a distingué l'administration de la rente pétrolière, sans oublier une politique agricole empruntant les stigmates qui ont ravagé la plaine russe à l'époque de Staline, l'Iran importe riz, tomates, viandes et autres de l'étranger. Parfois proche, donc abordable, parfois lointain, donc coûteux.

En un mot et quelques autres, l'horizon économique de l'Iran est le suivant: l'inflation avoisine 30 %, le prix des aliments a augmenté de 40 % en 2008; le taux de chômage étant officiellement de 15 %, il flirte en vérité avec les 20 %. La cagnotte, ou fonds de réserve, dans laquelle avait été déposée une portion de la rente pétrolière a été vidée au cours des années Ahmadinejad. Bon. Rappelons que c'est depuis son élection en 2005 que le baril de pétrole a grimpé en flèche avant de frôler les 150 $ en juillet dernier. Autrement dit, ce chef d'État qui affirme préparer la venue de l'imam caché qu'attendent les chiites a eu droit à une divine surprise financière par or noir interposé. Qu'a-t-il fait? Du bâclage. En gros comme en détail. Or, il se trouve que les revenus inhérents à l'exploitation du pétrole comptent pour 50 % des revenus de l'État.

La décrépitude économique de l'Iran qui exaspère tant d'Iraniens, et surtout les jeunes plus frappés par le chômage est à mettre sur le compte d'un étrange attelage. Celui formé par les ayatollahs d'un côté, les ingénieurs et les docteurs de l'autre. Avant de poursuivre, précisons que les sociétés publiques ont accaparé 85 % de l'activité économique. Cela rappelé, cette alliance a comme socle idéologique et politique celui instauré dans les premières heures du régime Khomeyni à quelques nuances près.

Toujours est-il que l'attelage en question estime encore et toujours que l'islam est l'horizon indépassable. Que la démocratie est en fait un piège tendu par un Occident dont l'objectif ultime est de dominer la nation perse. En face, il y a le camp des ayatollahs réformateurs associés aux économistes, aux technocrates, aux intellectuels et aux diplomates. S'il est vrai que seulement 15 % de la population soutient le camp des conservateurs, des ayatollahs, celui dit des réalistes devrait emporter l'élection de juin prochain. Leur handicap? Ils n'ont pas la maîtrise des corps policiers qui, eux, continuent encore et toujours d'emprisonner et d'exécuter ceux et celles qu'ils qualifient de... déviants! Comme Staline en son temps.
 
 
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  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    lundi 16 février 2009 07h13
    1953: Le cauis causan de la situation actuelle.
    Pour comprendre la game il faut reculer a 1953. L'Iran d"alors etait le premier pays de la region a devenir une démocratie avec l'élection du gouvernement socialiste et laic de Mosadegh. Il a eu la mauvaise idée de reprendre le contrôle de ses richesse pétrolières pour les mettre au service de son peuple.Il fut renverser par un coup d'État formente par les anglo américains qui ont installe leur marionnette au pouvoir. La dictature du Shah a forcer les opposants a se réfugier dans l'Église (islam) et de la on arrive a la situation actuelle.

    La dernière chose au monde que anglo américain veulent voir apparaitre c'est la démocratie (on l a vu avec le Hamas), surtout dans cette région; car il se ferai bouter dehors de partout. En fait la vaste majorité des 50 dictateurs dans le monde tiennent en place grâce au américains.Cette empire a bombarder plus de 20 pays différents depuis la dernière Grande guerre au nom toujours de de la démocratie !

    Ils devraient commencer par l'installer chez eu; il vivent son le regime du parti unique qui porte deux noms pour donner justement l illusion de cette démocratie.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 16 février 2009 07h38
    Pa sérieux...
    Remarquez que la totalité des français d'aujourd'hui n'ont pas connu la Révolution française de 1789 ni 14/18 et ça n'empêche pas de vivre en république avec pour fondement constitutionnel, les Droits de l'Homme.

    "(...)No future que les gamins iraniens en auraient fait leur slogan." Impossible pour cette civilisation perse islamisée, la première à avoir un collège de prélats digne de l'église Catholique romaine. Impossible au regard du Coran et de l'Islam qui n'a pas de prêtres ni de papes consacrés. L'Islam politique en Iran est un anachronisme (CF à Bernard Lewis, le plus intéressant spécialiste de l'Islam). Il ne peut y avoir de slogan " No futur" car la notion de temps à venir au sens chrétien du terme n'existe pas dans les structures de la civilisation du Coran.

    « Parmi la batterie de données permettant d'établir un lien entre la jeunesse et l'énorme défi économique qui se pose au royaume perse, on a retenu qu'à peine les filles atteignaient-elles la puberté que des parents concluaient des mariages au plus vite. La raison majeure? Une adolescente mariée, c'est une bouche à nourrir en moins. Des centaines de milliers de pauvres troquent donc l'avenir de leur fille contre une bouchée de pain. » Ce n'est pas vrai ce que vous dites car la majorité des étudiants à l'université en Iran est composée de filles. Elles sont majoritaires et non mariées. Elles se font remarquées par leurs foulards TRÈS colorées et leurs attitudes de fierté indépendantes. Oui, elles sont « canalisées » mais elles participent à une culture vivante. (Voir entre autre le film Metropolis et cet article de L'express, « La coiffeuse qui aimait les livres »:
    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orie

    Le régime Khomeiny, ce n'est pas seulement ce que vous nous répétez de Wikipedia, c'est une tentative de faire vivre le Coran en terme de civilisation moderne. C'est un problème très complexe qui dure depuis bien avant Khomeiny, cela date du 14/15ième siècle.

    Autre amalgame stupide, c'est votre « Comme Staline en son temps. » Il n'y a aucun rapport avec Staline, vraiment aucun. Tout sépare l'Iran moderne du soviétisme. Tout. Une religion en comparaison avec une idéologie. Il n'y a pas eu de tentative « de rupture » conne le disent les philosophes de chez nous en Iran comme en Occident, résultat du christianisme institutionnalisé (à ce propos, vous avez « La légende du grand inquisiteur » de Dostoïevski et les réflexions de Léontiev, Soloviev, Rozanov, Boulgakov, Berdiaev, Frank à ce sujet). Staline était très doué comme chef de bande et en attaques de banques. C'est la raison pour laquelle Lénine le choisira pour ses qualités de gangsters. Grosse erreur de la part de Lénine.

    Moralité, on découpant votre article, en voit bien encore que vous ne connaissez pas votre sujet et que vos rapprochements douteux démontrent le peu de discernement que vous pouvez avoir en culture, politique et Histoire. Pourtant votre métier devrait vous poussez à une véritable exigence, une déontologie journalistique démontrant votre souci à bien informer. Le danger, c'est d'entrainer avec vos amalgames les citoyens « ordinaires » à se faire des opinions mal fondées. Pur l'aspect économique, on pourrait aussi dire beaucoup de choses. Oui, l'Iran a des difficultés mais elles ne sont pas nécessairement celles que vous soulevez. Alors, laissez-donc tomber Wikipedia.

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    lundi 16 février 2009 09h25
    Quel manque de culture internationale !
    Il y a environ un an, je déplorais les réactions très négatives à la plupart de vos éditoriaux. Mais plus je vous lis, plus je vous trouve déficient au plan de l'analyse de certains pays fort complexes, du Moyen-Orient entre autres. Vous devriez lire et méditer le dernier livre de jean-Claude Guillebaud, Le commencement d'un monde, au Seuil. Il devrait éclairer votre lanterne sur les dessous très diversifiés des autres grandes civilisations mondiales que nous de l'Occident avons tendance à toujours considérer comme immobiles et monolithiques. Vous verriez que l'Iran n'échappe pas à l'évolution des jeunes vers justement l'inverse de ce que vos piètres informations vous font augurer pour demain. No future ? Si j'étais méchant, c'est à vous que j'appliquerais ce terme. Mais je m'en garde bien. Faites donc un peu plus attention avant de poser des jugements péremptoires sur des sujets qui vous échappent.

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 16 février 2009 10h34
    Merci M. Pomerleau et M. Brun
    Le commentaire de M. Pomerleau est très pertinent.

    La chose qui m'étonne quotidiennement, c'est que ces faits historiques répertoriés, analysés, étudiés, connus et sus semblent totalement inconnus des grands analystes bonzes des médias officiels.

    M. Truffaut ne semble pas avoir entendu parler de Mosadegh. Il semble totalement ignare de l'histoire de l'Iran, comme il semble ignare de l'Histoire du monde entier.

    Nos médias ne semblent pas connaître ce qu'est la dictature. Ils nous beurrent du Chávez président à vie et ne disent mots sur les Moubarak ou Compaoré du monde entier.

    Est-ce de l'ignorance ou de la malhonnêteté intellectuelle?
    Est-ce un manque flagrant de culture politique ou un manque flagrant de professionnalisme?
    C'est un mystère.

    Par contre, les analyses simplistes sont monnaies courantes.
    On nous beurre du méchant et on nous fait vivre à la Walt Disney.

    L'islam est la folie religieuse qui gèle la société dans la mentalité des années 1000 et le discours économique d'aujourd'hui est la folie du présent.

    On nous beurre de l'inflation et de la mauvaise gestion, comme si la divinité économique était l'unique salut de la vie de ce bas monde.

    Lorsqu'on veut dénigrer un pays, c'est toujours la même recette, on parle d'inflation galopante, de mauvaise gestion et de manque d'investissement. Une vraie farce. Ça fait dix ans qu'on utilise ce discours contre le Venezuela et qui donc est dans la merde actuellement ? Les génies de l'occident qui doivent débusquer des milliers de milliards pour sauver leurs prédateurs économiques. Combien de nouveaux chômeurs aux ÉU la semaine dernière ? Et au Canada ? Ce n'est pas l'Iran le Canada, notre ayatollah s'appelle Harper !

    Une vraie farce cette brillante analyse de la situation iranienne. Sans Histoire, sans culture, sans sociologie, sans intelligence et sans lien avec les intérêts mondiaux.

    On nous sert du Walt Disney all the way !

    «La décrépitude économique de l'Iran qui exaspère tant d'Iraniens....»
    Une vraie farce.
    Que pense-t-on de Enron, de Madoff, de AIG, de... Ouf, il y en a des tonnes et des tonnes de copies...
    La décrépitude de l'Iran... ça nous tire la larme de l'oeil, mon cher Monsieur Truffaut !

    Monsieur Brun a bien raison de dire que M. Truffaut maîtrise très mal son sujet d'éditorial. Il utilise la rumeur et les préjugés comme outils pour étayer son analyse simpliste. M. Truffaut se spécialise non pas à bien informer, mais à faire briller le lustre des méchants désignés.



    Serge Charbonneau
    Québec

  • Alain Pérusse
    Inscrit
    lundi 16 février 2009 10h35
    Quelle alternative, dans ce contexte?
    On se demande bien à la lecture de votre analyse (âprement critiquée précédemment) quel pourrait être l'alternative à la grande nation iranienne, face à l'enlisement de sa théocratie face à la gestion quotidienne. Actuellement, ce qui es à craindre, c'est de retrouver ce pays au ban des nations, comme a tenté de faire l'administration Bush pendant près de huit ans. Pour le bien de la population iranienne et pour le nôtre, dans un contexte où une fuite en avant guerrière de l'Iran est à craindre, il faut maintenir à tout prix les liens diplomatique avec le pays et souhaiter qu'il passe à une transition démocratique, comme nous l'avons vu dans les dictatures militaires d'Amérique du Sud.

  • Louise Poulin
    Abonnée
    lundi 16 février 2009 10h40
    Monsieur Bernard.
    Je remarque que Monsieur Brun Bernard donne souvent son opinion. En soi c`est très bien de donner son opinion, mais car il y a un mais il est toujours anti...contre le journaliste. Bizarre. Hier à l`émission Kiosque que monsieur écoute surement, je crois que c`est la journaliste Turc qui disait que l`Iran avait une économie forte....Une chose est plustôt certaine, les iraniens à travers l`Iran dans la capitale ou bien ailleurs ne semble pas riche. Bien sûr ily a beaucoup de jeunes à l`Université, leurs parents font d`énorme sacrifice pour cela. En boservant sur le terrain j`y étais ily a 4 ans...je n`ai pas vu beaucoup de richesse, excepté dans la banlieu nord de Téhéran.
    Monsieur Bernafrd vous aussi vous faites des racourcis. Je crois que le peuple perse fera ce quìl faut en temps opportun. Ils sont très nationalistes et veulent faire les choses à leur façon, vous serez en accord avec ceci j`espère.

  • André Loiselet
    Abonné
    lundi 16 février 2009 10h50
    L'information selon certains exégètes.
    À en juger par les commentaires de certains lecteurs, M.Truffault serait constamment nul en tant que journaliste de la scène internationale. Bien que n'étant pas expert,il offre quand même une certaine analyse marquée d'un bel esprit de vulgarisation qui nous incite à en appprendre plus,
    non pas à son sujet mais à propos des causes attaquées ou défendues par lui.
    L'apport de lecteurs informés n'est jamais négligable.
    Il serait bien que M. Truffault, reconnaisse parfois l'aide et les lumières de ces bénévoles qui n'ont pas l'estampille du Devoir.

  • André Loiselet
    Abonné
    lundi 16 février 2009 10h59
    @ M. Charbonneau
    Belle ironie et joli complément d'information, encore, M. Charbonneau. J'espère que M. Truffault n'en sera pas trop frustré. Il devrait vous lire de temps à autre, pour la fraîcheur du discours. Il semble tellement à court d'arguments qu'il serait bien qu'il vous réponde parfois afin de nous convaincre de son honnête compétence.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 16 février 2009 12h06
    @Poulin Louise
    Je suis d'accord avec vos propos. On ne peut tout de même pas réécrire l'article de Truffaut d'où les raccourcis. Je donne mon opinion avec mes limites. Non, je n'écoute pas la radio et je ne connais pas cette émission dont vous parlez. Oui, on peut être systématiquement négatif quant aux médias car ils manipulent l'opinion. Alors, le cynisme, l'ironie, sont un bien beau petit jeu qui oblige à ne pas se prendre au sérieux. Ce que dit M Pomerleau, vous conviendrez que historiquement c'est vrai mais au regard de l'Histoire de l'Islam, ce n'est pas comme ça qu'il faut l'envisager. M Charbonneau n'en sait rien et applaudi face à un fait dont il ignore le contenu. C'est en ayant des références (qui prennent du temps car il nous faut les connaître et les étudier) qu'on peut se permettre de comprendre ce qui se passe et par la suite, j'ai cette chance, dans la encontre de personnes intéressantes, politisées, cultivées, de Perse donc d'Iran et là, on peut à peine comprendre ce qui s'y passe en Iran et par la suite tout comme vous, des voyages. Quel pays sublime, l'Iran et quel peuple, et quelles fêtes nocturnes ne font-ils pas. Les iraniennes sont vraiment très très belles et les Koresh, miam...merci et bonne journée.

  • Jean-Paul Gosselin
    Inscrit
    lundi 16 février 2009 12h10
    Suite à votre éditorial...
    Il serait très intéressant d'avoir des commentaires d'Iraniens qui ont récemment quitté leur pays et qui vivent maintenant au Québec. Il doit certainement y en avoir quelques-uns...

  • karim boujrada
    Inscrit
    lundi 16 février 2009 12h55
    Le même schéma...
    et cadre d'analyse de la part de Truffaut -comme d'habitude- quand il vient temps de traiter du monde non-européen:

    Le relent condescendant et paternaliste empeste à plein nez.

    C'est toujours la même rengaine qui est affirmé de manière implicite mais claire: "si seulement les "autres" feraient comme nous, ils n'auraient pas de problèmes."

    Et bien, la Turquie a fait comme "nous autres" et puis elle ne va pas tellement mieux, elle qui profite de relations privilégiés avec les E-U et l'U.E.

    Imaginez l'économie turque ou canadienne ou chinoise sans les centaines de milliards en importations des É-U...

    Et rappelez-vous une chose : l'Iran est sous embargo depuis 1979 et la politique officielle des É-U à son égard est : "regime change".

    Peu importe ce que l'Iran fait, elle est piégée.

    Le prédécesseur de Ahmadinejad, Khatami, a tendu la main aux É-U et à l'Europe avec sa politique de "dialogue des civilisations" et Clinton et Bush ont crachés dessus.

    L'Europe a suivi le pas des É-U et les Iraniens ont donc votés pour quelqu'un qui ne tendait pas gentillement la main comme Khatami mais répondait à l'exclusion dans "l'axe du mal".

    Si l'Iran est si méchante, pourquoi n'a-t-elle pas agressé aucun de ses voisins depuis des siècles?

    Enfin, comparer le régime iranien avec l'URSS stalienne est vraiment de pure mauvaise foi, c'est juste une excuse pour taper sur l'Islam comme mr. Truffaut et nombre "d'intellectuels" médiatiques aiment si bien faire.

    Pas que l'Iran n'ait pas de véritables problèmes, loin de là, mais les remontrances condescendantes et paternalistes de Truffaut et d'une majorité substantielle de l'intellegentsia occidentale ne font qu'obscurcir la compréhension de soi et des autres en réiférant le schéma supémaciste en vogue dans la civilisation européenne depuis les derniers siècles:

    "un Occident supérieur, éclairé et sources de progrès et de solutions vs un Orient inférieur, obscur et sources d'attardement et de problèmes".

    À bon entendeur, salut.

  • Jean-Charles Morin
    Inscrit
    lundi 16 février 2009 16h47
    L'Iran et nous.
    Loin de moi l'idée de critiquer à outrance l'éditorialiste du Devoir pour son soi-disant manque d'ouverture ou de perspective concernant la réalité iranienne. Réalité que moi-même je connaît bien mal, je l'avoue. Nous sommes toujours tentés de jauger les autres suivant nos soi-disant valeurs et nos grilles d'analyse qui sont parfois de bien peu d'utilité pour percer les arcanes d'une culture et d'une mentalité qui semblent bien lointaines des nôtres malgré le fait que ce peuple, faisant partie de la grande famille indo-européenne, est quelque part notre lointain parent.

    Dans ce contexte d'incompréhension mutuelle, on a souvent tendance à s'arrêter à ce qui conforte nos préjugés: les turbans bouffants, les barbes folkloriques, les coutumes bizarres, une culture pour une grande part totalement inconnue et indéchiffrable, une religion aux relents duplessistes, etc... etc...

    Pourtant, au hasard des actualités, il nous arrive parfois de découvrir des facettes plus modernes de cette réalité supposément obscurantiste et moyenâgeuse: comme par exemple le fait que cette nation que plusieurs apparentent ici avec mépris à un tiers-monde d'une époque "passé date", vient de s'abonner à l'énergie nucléaire et d'envoyer avec succès un premier satellite dans l'espace, et ce par ses propres moyens et sa propre technologie. Si je comprend bien, ce pays tente de s'affranchir de la tutelle que veulent lui imposer les grandes puissances par organismes internationaux interposés et s'assurer une véritable indépendance.

    Tout un contraste avec le Québec de Jean Charest qui, fidèle à son habitude, a décidé de disparaître dans les craques du plancher et de se laisser façonner par les autres.

  • Claude Tremblay
    Abonné
    mercredi 18 février 2009 13h04
    @ Jean-Claude Pomerleau
    Il s'en trouve dans ce forum pour vous jeter des fleurs à propos de votre réaction à l'article de M. Truffaut. Faisons abstraction des nombreuses fautes de français qui rendent le texte presque incompréhensible par endroits, et interrogeons-nous sur le sens même de votre titre : "Le cauis causan de la situation actuelle". Veuillez excuser mon ignorance, mais que veut dire "Cauis causan"?

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