Avocat russe assassiné - Un meurtre idéologique
21 janvier 2009
Actualités internationales
Moscou — Le parquet russe a indiqué hier que l'avocat spécialiste des droits de la personne Stanislav Markelov, tué la veille à Moscou, avait sans doute été abattu en raison de son travail, tandis que des anonymes lui rendaient hommage en Russie ainsi qu'à la journaliste tombée à ses côtés.
«L'enquête suppose que le meurtre a été commis par un assassin professionnel ou un criminel isolé qui n'était pas d'accord avec les points de vue exprimés publiquement par Markelov dans le cadre de son activité en matière de défense des droits» de la personne, a indiqué le Comité d'enquête du parquet dans un communiqué.
L'avocat a été abattu lundi soir, ainsi qu'une jeune journaliste, Anastassia Babourova, qui l'accompagnait. Le parquet estime cependant que le tueur avait «pour cible principale» Me Markelov.
Le double meurtre a eu lieu en plein jour et dans une rue animée alors que Markelov venait de dénoncer à une conférence de presse la libération anticipée de l'ex-colonel russe Iouri Boudanov, condamné à 10 ans de prison en 2003 pour avoir étranglé trois ans plus tôt Elza Koungaïeva, une Tchétchène de 18 ans.
Il défendait les intérêts de la famille de la victime et avait déposé une plainte pour que l'ancien officier, devenu un symbole des mouvements ultranationalistes russes, purge jusqu'au bout sa peine de 10 ans de prison.
«L'enquête suppose que le meurtre a été commis par un assassin professionnel ou un criminel isolé qui n'était pas d'accord avec les points de vue exprimés publiquement par Markelov dans le cadre de son activité en matière de défense des droits» de la personne, a indiqué le Comité d'enquête du parquet dans un communiqué.
L'avocat a été abattu lundi soir, ainsi qu'une jeune journaliste, Anastassia Babourova, qui l'accompagnait. Le parquet estime cependant que le tueur avait «pour cible principale» Me Markelov.
Le double meurtre a eu lieu en plein jour et dans une rue animée alors que Markelov venait de dénoncer à une conférence de presse la libération anticipée de l'ex-colonel russe Iouri Boudanov, condamné à 10 ans de prison en 2003 pour avoir étranglé trois ans plus tôt Elza Koungaïeva, une Tchétchène de 18 ans.
Il défendait les intérêts de la famille de la victime et avait déposé une plainte pour que l'ancien officier, devenu un symbole des mouvements ultranationalistes russes, purge jusqu'au bout sa peine de 10 ans de prison.
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