Mugabe menace de se retirer des pourparlers au Zimbabwe
19 janvier 2009
Actualités internationales
Harare — Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, a menacé de se retirer des pourparlers avec l'opposition prévus aujourd'hui à Harare si son rival Morgan Tsvangirai refuse un accord, l'opposition, elle, ayant décidé de se concerter avant la reprise de ces négociations cruciales pour le pays.
«Soit Tsvangirai accepte, soit c'est la rupture», a déclaré M. Mugabe au journal pro-gouvernemental Sunday Mail. «Nous sommes déjà passés par des négociations, et toutes les concessions qui devaient être faites l'ont été», a-t-il ajouté.
De nouveaux pourparlers doivent avoir lieu aujourd'hui à Harare, sous l'égide du président sud-africain Kgalema Motlanthe, afin de relancer l'application d'un accord sur le partage du pouvoir péniblement conclu après l'élection controversée de Mugabe en 2008.
Rentré samedi au Zimbabwe après deux mois d'absence, M. Tsvangirai a déclaré qu'il espérait que la réunion apporterait «une solution à la crise», tout en soulignant que son parti «ne sera pas forcé à un accord qui ne correspond pas aux aspirations du peuple du Zimbabwe».
Hier, il a réuni son parti, le Mouvement démocratique pour le changement (MDC) à Harare. Le porte-parole du MDC, Nelson Chamisa, a déclaré que la direction du parti devait «adopter une position sur le processus de dialogue avant la rencontre de demain».
«Il doit y avoir une finalité au processus de dialogue, qu'il échoue ou qu'il réussisse. On ne peut pas continuer [indéfiniment] avec le dialogue», a déclaré M. Chamisa. Dans son éditorial, le Sunday Mail a averti que M. Mugabe pourrait former un gouvernement uniquement avec son parti, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), si aucun accord n'était trouvé.
Le 15 septembre 2008, MM. Tsvangirai et Mugabe avaient conclu un accord censé mettre fin à la paralysie née de la victoire historique de l'opposition aux élections générales fin mars, et de la réélection controversée de M. Mugabe fin juin. Le texte prévoit un partage du pouvoir entre M. Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, qui conserve la présidence et M. Tsvangirai, 56 ans, qui devient premier ministre. Cet accord est resté jusqu'à présent lettre morte.
Le pays, où 5 millions de personnes dépendent d'une aide alimentaire, s'est enfoncé dans une crise plus profonde avec une épidémie meurtrière de choléra et une économie en déliquescence.
«Soit Tsvangirai accepte, soit c'est la rupture», a déclaré M. Mugabe au journal pro-gouvernemental Sunday Mail. «Nous sommes déjà passés par des négociations, et toutes les concessions qui devaient être faites l'ont été», a-t-il ajouté.
De nouveaux pourparlers doivent avoir lieu aujourd'hui à Harare, sous l'égide du président sud-africain Kgalema Motlanthe, afin de relancer l'application d'un accord sur le partage du pouvoir péniblement conclu après l'élection controversée de Mugabe en 2008.
Rentré samedi au Zimbabwe après deux mois d'absence, M. Tsvangirai a déclaré qu'il espérait que la réunion apporterait «une solution à la crise», tout en soulignant que son parti «ne sera pas forcé à un accord qui ne correspond pas aux aspirations du peuple du Zimbabwe».
Hier, il a réuni son parti, le Mouvement démocratique pour le changement (MDC) à Harare. Le porte-parole du MDC, Nelson Chamisa, a déclaré que la direction du parti devait «adopter une position sur le processus de dialogue avant la rencontre de demain».
«Il doit y avoir une finalité au processus de dialogue, qu'il échoue ou qu'il réussisse. On ne peut pas continuer [indéfiniment] avec le dialogue», a déclaré M. Chamisa. Dans son éditorial, le Sunday Mail a averti que M. Mugabe pourrait former un gouvernement uniquement avec son parti, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), si aucun accord n'était trouvé.
Le 15 septembre 2008, MM. Tsvangirai et Mugabe avaient conclu un accord censé mettre fin à la paralysie née de la victoire historique de l'opposition aux élections générales fin mars, et de la réélection controversée de M. Mugabe fin juin. Le texte prévoit un partage du pouvoir entre M. Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, qui conserve la présidence et M. Tsvangirai, 56 ans, qui devient premier ministre. Cet accord est resté jusqu'à présent lettre morte.
Le pays, où 5 millions de personnes dépendent d'une aide alimentaire, s'est enfoncé dans une crise plus profonde avec une épidémie meurtrière de choléra et une économie en déliquescence.
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