Blix exprime sa tristesse
20 mars 2003
Actualités internationales
New York — Le chef des experts en armements de l'ONU, Hans Blix, a présenté hier son ultime rapport au Conseil de sécurité en se disant déçu que le processus d'inspections ait capoté après trois mois et demi.
Au lendemain du départ des 134 inspecteurs qui travaillaient en Irak depuis le mois de novembre, Hans Blix a admis que Bagdad avait offert une bien mauvaise collaboration. Il aurait souhaité qu'on lui donne plus de temps pour accomplir sa mission.
«J'éprouve naturellement de la tristesse devant le fait que le travail mené durant trois mois et demi en Irak n'ait pas fourni les garanties requises quant à l'absence d'armes de destruction massive ou d'autres pièces interdites en Irak, qu'il n'y ait plus de temps accordé aux inspections et que l'action armée semble à présent imminente», a-t-il déclaré au Conseil de sécurité.
L'Irak a coopéré à l'évacuation des inspecteurs, mais beaucoup moins à la remise d'une grande partie des documents réclamés sur ses armes illicites, a souligné M. Blix. «La valeur des informations ainsi collectées doit être évaluée avec modération. Nos experts ont constaté jusqu'ici qu'en matière de contenu, seuls des renseignements limités avaient été fournis pour ce qui est d'élucider les questions pendantes», a-t-il reconnu.
M. Blix juge peu probable que l'Irak ait recours à des armes chimiques ou biologiques contre les forces américano-britanniques, même en dernier recours. «À mon avis, ils ne le feront pas.»
Le nouveau rapport de Blix est une version abrégée d'un document plus détaillé distribué la semaine dernière au Conseil de sécurité et portant sur 12 tâches que doit accomplir l'Irak pour être en règle avec l'ONU. Le chef des inspecteurs a mis en question l'affirmation de l'Irak selon laquelle il aurait détruit 21 000 litres d'agents biologiques militaires, et notamment de bacille du charbon, il y a 12 ans.
Les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de l'Allemagne et de la France ont enfin réaffirmé le rôle futur de l'ONU en matière d'inspection d'armes.
Au lendemain du départ des 134 inspecteurs qui travaillaient en Irak depuis le mois de novembre, Hans Blix a admis que Bagdad avait offert une bien mauvaise collaboration. Il aurait souhaité qu'on lui donne plus de temps pour accomplir sa mission.
«J'éprouve naturellement de la tristesse devant le fait que le travail mené durant trois mois et demi en Irak n'ait pas fourni les garanties requises quant à l'absence d'armes de destruction massive ou d'autres pièces interdites en Irak, qu'il n'y ait plus de temps accordé aux inspections et que l'action armée semble à présent imminente», a-t-il déclaré au Conseil de sécurité.
L'Irak a coopéré à l'évacuation des inspecteurs, mais beaucoup moins à la remise d'une grande partie des documents réclamés sur ses armes illicites, a souligné M. Blix. «La valeur des informations ainsi collectées doit être évaluée avec modération. Nos experts ont constaté jusqu'ici qu'en matière de contenu, seuls des renseignements limités avaient été fournis pour ce qui est d'élucider les questions pendantes», a-t-il reconnu.
M. Blix juge peu probable que l'Irak ait recours à des armes chimiques ou biologiques contre les forces américano-britanniques, même en dernier recours. «À mon avis, ils ne le feront pas.»
Le nouveau rapport de Blix est une version abrégée d'un document plus détaillé distribué la semaine dernière au Conseil de sécurité et portant sur 12 tâches que doit accomplir l'Irak pour être en règle avec l'ONU. Le chef des inspecteurs a mis en question l'affirmation de l'Irak selon laquelle il aurait détruit 21 000 litres d'agents biologiques militaires, et notamment de bacille du charbon, il y a 12 ans.
Les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de l'Allemagne et de la France ont enfin réaffirmé le rôle futur de l'ONU en matière d'inspection d'armes.
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