Les agences humanitaires manquent déjà de fonds
20 mars 2003
Actualités internationales
Des représentants de la Croix-Rouge à Bagdad et à Ottawa se sont dits très inquiets hier à l'approche du déclenchement d'une guerre avec l'Irak. Ils demandent aux Canadiens de faire des dons en argent pour répondre aux immenses besoins qui ne manqueront pas de survenir. La directrice nationale, Susan Johnson, affirme que la Croix-Rouge aura besoin de millions de dollars pour répondre aux situations d'urgence.
Depuis Bagdad, des représentants du Comité international de la Croix-Rouge ont décrit l'ambiance sombre qui régnait dans la capitale. Le délégué à l'information, Roland Huguenin, a indiqué que les hôpitaux sont en mauvais état, qu'il manque de personnel infirmier et que si des bombardements font un nombre élevé de blessés, une situation de crise éclatera rapidement.
Même son de cloche du côté des agences humanitaires de l'ONU, qui mettaient hier la dernière main à leurs préparatifs en dépit d'un manque de fonds, de l'évacuation de leur personnel expatrié et des incertitudes au sujet de l'attitude des pays frontaliers.
Des combats et l'interruption du programme «Pétrole contre nourriture», dont 60 % de la population irakienne dépend, pourraient entraîner de vastes déplacements de population — jusqu'à trois millions à l'intérieur de l'Irak — et l'exode de centaines de milliers de personnes vers les pays voisins. Les agences de l'ONU n'ont reçu que 42 millions de dollars sur les 123,5 millions demandés pour trois mois, a souligné l'Office de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
Depuis Bagdad, des représentants du Comité international de la Croix-Rouge ont décrit l'ambiance sombre qui régnait dans la capitale. Le délégué à l'information, Roland Huguenin, a indiqué que les hôpitaux sont en mauvais état, qu'il manque de personnel infirmier et que si des bombardements font un nombre élevé de blessés, une situation de crise éclatera rapidement.
Même son de cloche du côté des agences humanitaires de l'ONU, qui mettaient hier la dernière main à leurs préparatifs en dépit d'un manque de fonds, de l'évacuation de leur personnel expatrié et des incertitudes au sujet de l'attitude des pays frontaliers.
Des combats et l'interruption du programme «Pétrole contre nourriture», dont 60 % de la population irakienne dépend, pourraient entraîner de vastes déplacements de population — jusqu'à trois millions à l'intérieur de l'Irak — et l'exode de centaines de milliers de personnes vers les pays voisins. Les agences de l'ONU n'ont reçu que 42 millions de dollars sur les 123,5 millions demandés pour trois mois, a souligné l'Office de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
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