Plus de 1000 Palestiniens sont morts dans l'offensive à Gaza
Le Hamas négocie au Caire les conditions d'un cessez-le-feu
Photo : Agence Reuters
Des Palestiniens examinaient hier les dégats d’une frappe aérienne de l’armée israélienne dans la ville de Gaza.
Gaza — Les discussions entamées en Égypte en vue d'un cessez-le-feu dans la bande de Gaza se sont intensifiées hier, tandis que les forces israéliennes poursuivaient une offensive dont le bilan, côté palestinien, dépasse désormais le millier de morts.
Le nombre de morts a atteint hier en soirée 1033 et celui des blessés plus de 4700, selon le bilan fourni en fin de journée par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein.
Au Caire, Salah al Bardaouil a indiqué au nom du Hamas que le mouvement avait présenté «un point de vue détaillé aux dirigeants égyptiens afin que [l'Égypte] puisse continuer à oeuvrer pour la fin de l'agression et l'arrêt de l'injustice qui est faite à notre peuple dans la bande de Gaza».
Le principal négociateur israélien, Amos Gilad, est attendu aujourd'hui au Caire.
Le Hamas ne demande pas «l'amendement des grandes lignes» du plan égyptien, mais a présenté sa vision «dans les détails» pour mettre fin à la guerre de Gaza, a déclaré Salah al-Bardaouil. Il a souligné que le Hamas «n'avait pas de divergences avec l'Égypte, qui agit comme médiateur» dans les discussions indirectes avec Israël.
Le représentant du Hamas au Liban et membre de sa direction, Oussama Hamdan, a pour sa part affirmé sur la chaîne d'information arabe Al-Jazira que des «points de divergences» demeuraient dans les discussions.
«Mon sentiment est que nous sommes tout près d'un cessez-le-feu. Ils sont très proches, mais il y a encore du travail», a jugé Miguel-Angel Moratinos, chef de la diplomatie espagnole et ancien émissaire de l'Union européenne au Proche-Orient. (Cisjordanie) qu'un accord de cessez-le-feu était «très proche». La Maison-Blanche a pour sa part exprimé son scepticisme sur l'acceptation par le Hamas du plan égyptien.
L'organisation islamiste, dit-on de source diplomatique arabe, rechigne à accepter un cessez-le-feu rapidement. Côté israélien, on s'oppose à une trêve qui permettrait au Hamas de rassembler ses forces.
Sur le terrain
A Gaza, le bilan s'est alourdi après la mort d'une trentaine de Palestiniens dans de nouvelles attaques et des combats,, selon des sources médicales. Selon le Centre palestinien pour les droits de l'homme, dont le siège se trouve à Gaza, 670 civils comptent parmi les 1033 morts palestiniens, dont 315 enfants. Treize morts, dont trois civils victimes de tirs de roquettes dans le sud de l'État juif, ont été recensés côté israélien.
L'aviation de Tsahal a poursuivi le pilonnage des tunnels creusés sous la frontière égypto-gazaouie. «Ils ont utilisé des bombes qui pénètrent profondément dans les tunnels et qui ébranlent tout le camp de réfugiés de Rafah. La terre tremble sous nos pieds», a rapporté un caméraman palestinien.
Le nord d'Israël a par ailleurs été frappé pour la seconde fois en une semaine par des tirs non revendiqués de roquettes , qui n'ont fait ni victimes ni dégâts et seraient le fait d'éléments palestiniens incontrôlés basés au Sud-Liban.
Tsahal a riposté par deux salves d'artillerie. La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a appelé toutes les parties à la retenue et Israël a souligné n'avoir aucune intention d'ouvrir «un second front».
L'ONU se réunit
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a entamé en Égypte une tournée régionale pour tenter d'obtenir l'arrêt des combats, a affirmé qu'il «n'y avait plus de temps à perdre» pour que cesse la guerre de Gaza.
L'Assemblée générale de l'ONU se réunit aujourd'hui d'urgence pour montrer que «la communauté internationale est pleinement en faveur d'un cessez-le-feu immédiat», a expliqué un porte-parole.
Un haut responsable du ministère israélien de la Défense a pour sa part indiqué qu'«Israël ne se sent pas sous pression pour mettre fin à l'opération à ce stade».
Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger, a jugé la situation humanitaire dans le territoire, où il s'était rendu mardi, dramatique alors que le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a qualifié d'inacceptable la mort de plus de 300 enfants. La très respectée revue médicale britannique The Lancet a pour sa part accusé les forces israéliennes d'«atrocités» à Gaza.
L'Arabie saoudite a appelé à la tenue aujourd'hui à Ryad d'un sommet d'urgence des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). La tenue d'un sommet arabe consacré à Gaza vendredi au Qatar reste elle incertaine, le quorum n'ayant pas encore été atteint.
Le nombre de morts a atteint hier en soirée 1033 et celui des blessés plus de 4700, selon le bilan fourni en fin de journée par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein.
Au Caire, Salah al Bardaouil a indiqué au nom du Hamas que le mouvement avait présenté «un point de vue détaillé aux dirigeants égyptiens afin que [l'Égypte] puisse continuer à oeuvrer pour la fin de l'agression et l'arrêt de l'injustice qui est faite à notre peuple dans la bande de Gaza».
Le principal négociateur israélien, Amos Gilad, est attendu aujourd'hui au Caire.
Le Hamas ne demande pas «l'amendement des grandes lignes» du plan égyptien, mais a présenté sa vision «dans les détails» pour mettre fin à la guerre de Gaza, a déclaré Salah al-Bardaouil. Il a souligné que le Hamas «n'avait pas de divergences avec l'Égypte, qui agit comme médiateur» dans les discussions indirectes avec Israël.
Le représentant du Hamas au Liban et membre de sa direction, Oussama Hamdan, a pour sa part affirmé sur la chaîne d'information arabe Al-Jazira que des «points de divergences» demeuraient dans les discussions.
«Mon sentiment est que nous sommes tout près d'un cessez-le-feu. Ils sont très proches, mais il y a encore du travail», a jugé Miguel-Angel Moratinos, chef de la diplomatie espagnole et ancien émissaire de l'Union européenne au Proche-Orient. (Cisjordanie) qu'un accord de cessez-le-feu était «très proche». La Maison-Blanche a pour sa part exprimé son scepticisme sur l'acceptation par le Hamas du plan égyptien.
L'organisation islamiste, dit-on de source diplomatique arabe, rechigne à accepter un cessez-le-feu rapidement. Côté israélien, on s'oppose à une trêve qui permettrait au Hamas de rassembler ses forces.
Sur le terrain
A Gaza, le bilan s'est alourdi après la mort d'une trentaine de Palestiniens dans de nouvelles attaques et des combats,, selon des sources médicales. Selon le Centre palestinien pour les droits de l'homme, dont le siège se trouve à Gaza, 670 civils comptent parmi les 1033 morts palestiniens, dont 315 enfants. Treize morts, dont trois civils victimes de tirs de roquettes dans le sud de l'État juif, ont été recensés côté israélien.
L'aviation de Tsahal a poursuivi le pilonnage des tunnels creusés sous la frontière égypto-gazaouie. «Ils ont utilisé des bombes qui pénètrent profondément dans les tunnels et qui ébranlent tout le camp de réfugiés de Rafah. La terre tremble sous nos pieds», a rapporté un caméraman palestinien.
Le nord d'Israël a par ailleurs été frappé pour la seconde fois en une semaine par des tirs non revendiqués de roquettes , qui n'ont fait ni victimes ni dégâts et seraient le fait d'éléments palestiniens incontrôlés basés au Sud-Liban.
Tsahal a riposté par deux salves d'artillerie. La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a appelé toutes les parties à la retenue et Israël a souligné n'avoir aucune intention d'ouvrir «un second front».
L'ONU se réunit
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a entamé en Égypte une tournée régionale pour tenter d'obtenir l'arrêt des combats, a affirmé qu'il «n'y avait plus de temps à perdre» pour que cesse la guerre de Gaza.
L'Assemblée générale de l'ONU se réunit aujourd'hui d'urgence pour montrer que «la communauté internationale est pleinement en faveur d'un cessez-le-feu immédiat», a expliqué un porte-parole.
Un haut responsable du ministère israélien de la Défense a pour sa part indiqué qu'«Israël ne se sent pas sous pression pour mettre fin à l'opération à ce stade».
Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger, a jugé la situation humanitaire dans le territoire, où il s'était rendu mardi, dramatique alors que le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a qualifié d'inacceptable la mort de plus de 300 enfants. La très respectée revue médicale britannique The Lancet a pour sa part accusé les forces israéliennes d'«atrocités» à Gaza.
L'Arabie saoudite a appelé à la tenue aujourd'hui à Ryad d'un sommet d'urgence des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). La tenue d'un sommet arabe consacré à Gaza vendredi au Qatar reste elle incertaine, le quorum n'ayant pas encore été atteint.
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