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Le Hamas rejetterait le plan de paix égyptien - Tsahal poursuit son offensive en milieu urbain

L’armée israélienne a envoyé ses réservistes au combat hier à Gaza City.
Photo : Agence Reuters
L’armée israélienne a envoyé ses réservistes au combat hier à Gaza City.
Gaza et New York — L'armée israélienne a envoyé pour la première fois hier ses réservistes en renforts dans la bande de Gaza, où de violents combats ont opposé des chars aux combattants palestiniens, aux abords de la ville de Gaza. Des raids aériens ont aussi visé des tunnels dans le sud du territoire, le long de la frontière avec l'Égypte.

De son côté, le Hamas, par le voix du premier ministre (non reconnu par le communauté internationale), Ismaïl Haniyeh, a proclamé : «Gaza ne tombera pas», au 17e jour de l'offensive israélienne contre le territoire administré par le mouvement islamiste. Selon des sources libanaises citées hier par l'agence Reuters, ce dernier va rejeter le plan de paix égyptien visant à faire taire les armes dans la bande de Gaza.

Selon ces sources, les négociateurs du Hamas qui sont retournés hier soir au Caire après avoir consulté leurs chefs en exil à Damas (en Syrie) vont relayer le «non» de leur mouvement lors des discussions prévues aujourd'hui avec le responsable des services de renseignement égyptiens.

Le Hamas s'opposerait aux principaux points du plan élaboré la semaine dernière par l'Égypte et des diplomates internationaux. Ainsi, les islamistes palestiniens ne voudraient qu'une trêve de courte durée, concomitante au début d'un retrait militaire israélien, et non le cessez-le-feu prolongé qui a été proposé.

Des conditions

De son côté, le premier ministre israélien Éhoud Olmert a réitéré hier sa volonté de poursuivre l'opération «plomb durci» tant que les deux conditions suivantes n'auront pas été remplies: «la fin des tirs de roquettes et la fin du réarmement du Hamas». «Toute autre chose se heurtera à la main de fer du peuple israélien», a-t-il ajouté. Une trentaine de tirs de roquettes et d'obus par des activistes palestiniens ont encore été signalés hier.

De sources politiques, on indique de Tzipi Livni, présidente du parti Kadima et Éhoud Barak, chef du parti travailliste veulent un arrêt de l'opération au plus tôt. Mais, ajoute-t-on, le premier ministre Éhoud Olmert serait favorable à la poursuite de l'offensive.

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira ce matin pour discuter une nouvelle fois de la situation à Gaza. Une résolution du Conseil appelant à un cessez-le-feu et adoptée vendredi dernier, demeure sans effet.

D'aitre part, deux médecins norvégiens ont déclaré hier soupçonner l'armée israélienne d'utiliser une arme peu connue appelée DIME (Dense Inert Metal Explosive), qui produit une explosion très puissante sur un rayon limité. Mads Gilbert et son collègue Erik Fosse ont été envoyés dans la bande de Gaza le 31 décembre par l'association humanitaire NORWAC, une ONG sympathique à la cause palestinienne. L'armée israélienne avait déjà rejeté de précédentes accusations d'avoir utilisé des armes DIME au Liban et dans la bande de Gaza en 2006.

L'UE débat

Le président du Parlement européen a pour sa part plaidé hier en faveur du déploiement d'une force internationale afin de garantir un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Les députés européens doivent débattre demain de la situation dans le territoire palestinien et adopter le lendemain une résolution sur la question.

Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, a une fois de plus exigé hier qu'Israël et le Hamas mettent fin à leurs combats. «Au nom de l'humanité et du droit international, la résolution 1860 [...] doit être immédiatement respectée», a ajouté M. Ban, qui entamera demain au Caire une tournée au Proche Orient qui le mènera notamment en Israël, en Syrie et dans es territoires palestiniens occupés.

Le président américain George W. Bush, dans sa dernière conférence de presse, a réitéré son soutien à Israël et placé la balle dans le camp du Hamas.

Pendant la pause quotidienne de trois heures dans les combats, hier, 114 camions chargés de vivres et de fournitures médicales ont été autorisés par Israël à pénétrer dans le territoire, selon des responsables palestiniens.

Le dernier bilan de l'offensive s'élève à 909 morts et 3600 blessés côté palestinien dont 42 % seraient des femmes et des enfants, selon le ministre le la santé de la bande de Gaza, Bassem Naïm.
 
 
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