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Le plan Obama - L'emploi ou l'impôt

Lorsque Barack Obama a décliné son plan économique, il a insisté deux fois plutôt qu'une sur la variable temps. D'après lui, la masse des revers économiques est si imposante qu'elle commande une adoption très rapide de ce plan par le Congrès. Son défi? Combattre le scepticisme de certains démocrates et le fanatisme fiscal des républicains.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    12 janvier 2009 03 h 49
    Obama et la clémence médiatique
    Obama réagira-t-il avec promptitude?
    À huit jours de sa prise du pouvoir, comment donc Obama semble réagir?

    Obama est-il un républicain?
    Va-t-il continuer la méthode républicaine avec la seule différence que les médias souligneront, cette fois-ci que sa relance sert les intérêts de la classe dominante, oligarchique des ÉU? C'est-à-dire, va-t-il servir les intérêts des puissants financiers, comme Bush le faisait (sans qu'on le souligne trop) ?

    Que devrait faire Obama?
    Quelqu'un veut prendre sa place?

    Encore huit jours avant qu'il ait le volant entre les mains. Lorsque je dis "volant", je veux dire gouvernail, parce que Obama prendra la barre d'un gros bateau plutôt que le volant d'une voiture sport. L'énorme différence c'est qu'une voiture sport réagit promptement lorsque l'on donne le moindre coup de volant, tandis qu'un bateau, surtout s'il est gros, ne change pas de cap au moindre mouvement du gouvernail, il faut un certain temps avant que l'on sente que le mastodonte réagisse à un soudain coup de barre.

    Obama, n'est vraiment pas un magicien, en plus il est un «américain» élevé à la capitaliste comme tout dirigeant US doit être pour réussir à se faire élire, alors, il ne faut pas capoter sur les coups de barre de Obama. Ce n'est pas un socialiste qui va encourager les petits prêts sans intérêts aux petits entrepreneurs ou encore nationaliser pour créer de l'emploi et des revenus à l'État pour ensuite améliorer les services sociaux.

    Bush pouvait donner des coups de barre improvisés servant à faire plaisir aux gros financiers, on appuyait alors sans grandes réserves le plan Paulson, on disait que Bush n'avait pas le choix et se devait d'agir. Maintenant que Obama arrive, on devient plus critique sur les décisions du président.

    C'est bien d'être critique sur les impacts réels qu'aura la politique économique d'Obama, mais pourquoi donc tant d'empressement?

    En début d'année, je disais:
    « Plusieurs défis attendent Obama. Malgré l'espoir qu'il suscite, il n'est évidemment pas un magicien. On ne se privera pas de nous le rappeler, ou plutôt, on ne se privera pas de nous beurrer la déception "réelle" et surtout «fabriquée» que le nouveau président va engendrer. Ce président "apparemment" trop honnête, trop sincère, presque trop humain, sera systématiquement démoli au moindre faux pas.
    Incroyable tout de même de voir qu'un président menteur et assassin (Bush) a toujours été ménagé et même absout par les médias !
    Obama ne jouira pas de cette "clémence". »
    http://www.ledevoir.com/2009/01/05/commentaires/09

    Obama qui n'est pas magicien, ne pourra rien faire si le peuple US (contrôlé par les médias) ne le supporte pas. On peut démolir systématiquement, un à un, tous les espoirs qu'il suscite.

    Obama n'aura pas la clémence médiatique dont jouissait Monsieur le Président Bush.


    Serge Charbonneau
    Québec
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