L'exode a commencé sur les routes du Kurdistan irakien
18 mars 2003
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
En route vers les montagnes.
Chamchamal — Alors qu'une guerre contre l'Irak semblait plus imminente que jamais, les routes du Kurdistan irakien offraient hier le spectacle d'un exode massif.
De nombreux habitants de Chamchamal, ville située près de la ligne de démarcation qui sépare le Kurdistan irakien «autonome» du reste de l'Irak, se préparaient à partir en quête de zones plus sûres.
Tout au long de la matinée, la route menant de Chamchamal à Souleimaniyah, plus à l'est, a vu défiler taxis, tracteurs et camions bourrés de familles fuyant avec leurs effets personnels, a constaté un correspondant de l'AFP.
«La guerre est très proche, alors nous voulons nous éloigner des positions irakiennes avant que n'arrivent les avions» américains, explique Abdallah Qasri, s'affairant avant de quitter son domicile avec sa femme, ses trois enfants et d'autres membres de sa famille.
«J'étais là en 1991 [lors de la guerre du Golfe] et j'ai perdu ma mère et mon beau-frère. Je ne tiens pas à revivre cela», ajoute-t-il.
Depuis la fin de la guerre du Golfe, une grande partie du Kurdistan irakien échappe au contrôle du régime de Saddam Hussein.
Mais Chamchamal ne se trouve qu'à un petit kilomètre des premières positions irakiennes, sur la route de Kirkouk (40 km au sud).
La ville, habituellement très animée, était étrangement calme hier. De nombreuses boutiques sont restées fermées.
Les quelques voyageurs arrivés à Chamchamal en provenance de Kirkouk affirment que l'armée irakienne a bloqué les issues de ce grand centre pétrolier situé dans la zone contrôlée par le régime, pour empêcher l'exode massif d'une population paniquée vers les régions autonomes.
Leur témoignage a été confirmé par les soldats de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), qui gouverne le Kurdistan «autonome» avec le Parti démocratique du Kurdistan (PDK).
Selon les passagers d'un autocar venant de Kirkouk et qui a pu passer la ligne de démarcation, les forces de sécurité irakiennes tentaient d'enrôler les jeunes pour la défense de la ville.
Mohammad, un étudiant, raconte que ceux qui ont pu franchir les postes de l'armée irakienne y ont parfois été dépouillés de tous leurs biens et qu'il avait dû lui-même verser de multiples pots-de-vin pour être autorisé à poursuivre son chemin.
Dans le nord du Kurdistan irakien également, des familles kurdes ont commencé dans la matinée à quitter les villes à bord de véhicules lourdement chargés, pour trouver refuge dans des villages moins exposés, selon une journaliste de l'AFP.
Sur la route entre Dohouk, proche de la ligne de démarcation, et Erbil (à quelque 80 km au sud-est), des familles fuyaient à bord de camionnettes ou sur des remorques de tracteurs où elles s'entassaient au milieu de sacs, de tapis, de couvertures et de bonbonnes de gaz.
Des habitants de Salaheddine, fief du PDK, à 20 km au nord d'Erbil, ont également commencé à fuir dans la crainte de voir leur ville transformée en quartier général de l'armée américaine, en cas d'ouverture d'un front nord contre le régime de Bagdad.
Même à Erbil, «des familles ont commencé à mettre leurs enfants dans un endroit sûr, loin des villes», affirme Sabir Fakeyani, responsable du Parti social-démocrate du Kurdistan, joint au téléphone à partir de Dohouk.
C'est la première fois depuis le début de la crise irakienne que de tels mouvements de population sont observés. Pour la première fois aussi, des files d'une dizaine de voitures se sont formées devant les stations-service, à la sortie de Dohouk, où les clients faisaient des stocks dans des barils.
Les Kurdes redoutent que le régime de Bagdad ne se venge sur eux d'une attaque américaine. Nombreux sont ceux qui ont depuis des semaines constitué des réserves de nourriture, d'eau et d'essence.
De nombreux habitants de Chamchamal, ville située près de la ligne de démarcation qui sépare le Kurdistan irakien «autonome» du reste de l'Irak, se préparaient à partir en quête de zones plus sûres.
Tout au long de la matinée, la route menant de Chamchamal à Souleimaniyah, plus à l'est, a vu défiler taxis, tracteurs et camions bourrés de familles fuyant avec leurs effets personnels, a constaté un correspondant de l'AFP.
«La guerre est très proche, alors nous voulons nous éloigner des positions irakiennes avant que n'arrivent les avions» américains, explique Abdallah Qasri, s'affairant avant de quitter son domicile avec sa femme, ses trois enfants et d'autres membres de sa famille.
«J'étais là en 1991 [lors de la guerre du Golfe] et j'ai perdu ma mère et mon beau-frère. Je ne tiens pas à revivre cela», ajoute-t-il.
Depuis la fin de la guerre du Golfe, une grande partie du Kurdistan irakien échappe au contrôle du régime de Saddam Hussein.
Mais Chamchamal ne se trouve qu'à un petit kilomètre des premières positions irakiennes, sur la route de Kirkouk (40 km au sud).
La ville, habituellement très animée, était étrangement calme hier. De nombreuses boutiques sont restées fermées.
Les quelques voyageurs arrivés à Chamchamal en provenance de Kirkouk affirment que l'armée irakienne a bloqué les issues de ce grand centre pétrolier situé dans la zone contrôlée par le régime, pour empêcher l'exode massif d'une population paniquée vers les régions autonomes.
Leur témoignage a été confirmé par les soldats de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), qui gouverne le Kurdistan «autonome» avec le Parti démocratique du Kurdistan (PDK).
Selon les passagers d'un autocar venant de Kirkouk et qui a pu passer la ligne de démarcation, les forces de sécurité irakiennes tentaient d'enrôler les jeunes pour la défense de la ville.
Mohammad, un étudiant, raconte que ceux qui ont pu franchir les postes de l'armée irakienne y ont parfois été dépouillés de tous leurs biens et qu'il avait dû lui-même verser de multiples pots-de-vin pour être autorisé à poursuivre son chemin.
Dans le nord du Kurdistan irakien également, des familles kurdes ont commencé dans la matinée à quitter les villes à bord de véhicules lourdement chargés, pour trouver refuge dans des villages moins exposés, selon une journaliste de l'AFP.
Sur la route entre Dohouk, proche de la ligne de démarcation, et Erbil (à quelque 80 km au sud-est), des familles fuyaient à bord de camionnettes ou sur des remorques de tracteurs où elles s'entassaient au milieu de sacs, de tapis, de couvertures et de bonbonnes de gaz.
Des habitants de Salaheddine, fief du PDK, à 20 km au nord d'Erbil, ont également commencé à fuir dans la crainte de voir leur ville transformée en quartier général de l'armée américaine, en cas d'ouverture d'un front nord contre le régime de Bagdad.
Même à Erbil, «des familles ont commencé à mettre leurs enfants dans un endroit sûr, loin des villes», affirme Sabir Fakeyani, responsable du Parti social-démocrate du Kurdistan, joint au téléphone à partir de Dohouk.
C'est la première fois depuis le début de la crise irakienne que de tels mouvements de population sont observés. Pour la première fois aussi, des files d'une dizaine de voitures se sont formées devant les stations-service, à la sortie de Dohouk, où les clients faisaient des stocks dans des barils.
Les Kurdes redoutent que le régime de Bagdad ne se venge sur eux d'une attaque américaine. Nombreux sont ceux qui ont depuis des semaines constitué des réserves de nourriture, d'eau et d'essence.
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