Lancement en Turquie d'une chaîne de télévision kurdophone fonctionnant 24 heures sur 24
Diyarbakir — La première chaîne en langue kurde à fonctionner 24 heures sur 24 a commencé à émettre en Turquie, où le gouvernement parle d'une nouvelle ère démocratique pour la minorité kurde, qui représente 12 millions de personnes, soit un sixième de la population du pays.
Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a même adressé ses meilleurs voeux en kurde, une langue naguère interdite. Certains hommes politiques kurdes ont cependant dénoncé, à travers le lancement de la chaîne nationale TRT-6, une manoeuvre du parti au pouvoir pour attirer à lui des électeurs à l'approche des élections locales du mois de mars.
La langue kurde a été interdite après le putsch militaire de 1980, et ce jusqu'en 1991. Sous la pression de l'Union européenne, TRT a commencé en 2004 à diffuser des documentaires et des informations en langue kurde, mais seulement pendant une demi-heure par semaine. TRT-6, elle, diffusera tout le temps en kurde.
On pourra regarder sur cette chaîne aussi bien des informations que des films, des séries, des talk shows et des clips vidéo d'artistes kurdes.
Erdogan, dont la formation AKP (Parti de la justice et du développement) espère progresser sensiblement dans le sud-est, kurde, de la Turquie, aux élections de mars, a déclaré que cette chaîne de télévision aiderait les Kurdes à se sentir davantage intégrés dans la Turquie.
«C'est une mesure qui renforcera notre démocratie», a-t-il dit dans un message pré-enregistré, dans lequel il prononçait aussi: «TRT ses bi xer be» [Meilleurs voeux à TRT-6] en kurde.
Pour Selahattin Demirtas, député membre du DTP (Parti de la société démocratique), la plus grande formation politique kurde, la chaîne TRT-6 vise à servir des objectifs politiques.
«Même les chanteurs invités à la cérémonie d'inauguration avaient été sélectionnés parce qu'ils s'opposent au DTP», a dit Demirtas.
Malgré certains progrès, la langue kurde demeure interdite au Parlement et dans les campagnes électorales.
Selon certaines informations des médias, les députés du DTP élaborent actuellement un projet de loi visant à autoriser l'utilisation du w, du q et du x - trois lettres utilisées en kurde mais inexistantes en turc - dans les correspondances officielles, initiative qui risque de déclencher la colère des milieux nationalistes turcs.
Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a même adressé ses meilleurs voeux en kurde, une langue naguère interdite. Certains hommes politiques kurdes ont cependant dénoncé, à travers le lancement de la chaîne nationale TRT-6, une manoeuvre du parti au pouvoir pour attirer à lui des électeurs à l'approche des élections locales du mois de mars.
La langue kurde a été interdite après le putsch militaire de 1980, et ce jusqu'en 1991. Sous la pression de l'Union européenne, TRT a commencé en 2004 à diffuser des documentaires et des informations en langue kurde, mais seulement pendant une demi-heure par semaine. TRT-6, elle, diffusera tout le temps en kurde.
On pourra regarder sur cette chaîne aussi bien des informations que des films, des séries, des talk shows et des clips vidéo d'artistes kurdes.
Erdogan, dont la formation AKP (Parti de la justice et du développement) espère progresser sensiblement dans le sud-est, kurde, de la Turquie, aux élections de mars, a déclaré que cette chaîne de télévision aiderait les Kurdes à se sentir davantage intégrés dans la Turquie.
«C'est une mesure qui renforcera notre démocratie», a-t-il dit dans un message pré-enregistré, dans lequel il prononçait aussi: «TRT ses bi xer be» [Meilleurs voeux à TRT-6] en kurde.
Pour Selahattin Demirtas, député membre du DTP (Parti de la société démocratique), la plus grande formation politique kurde, la chaîne TRT-6 vise à servir des objectifs politiques.
«Même les chanteurs invités à la cérémonie d'inauguration avaient été sélectionnés parce qu'ils s'opposent au DTP», a dit Demirtas.
Malgré certains progrès, la langue kurde demeure interdite au Parlement et dans les campagnes électorales.
Selon certaines informations des médias, les députés du DTP élaborent actuellement un projet de loi visant à autoriser l'utilisation du w, du q et du x - trois lettres utilisées en kurde mais inexistantes en turc - dans les correspondances officielles, initiative qui risque de déclencher la colère des milieux nationalistes turcs.
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