Les GIs meurent de plus en plus en Afghanistan
Le bilan s'allège en Irak
3 janvier 2009
Actualités internationales
Washington — L'année 2008 a été la plus meurtrière pour les troupes américaines en Afghanistan depuis le début en 2001 de la guerre contre les talibans, tandis que les pertes des États-Unis ont atteint un plus bas en Irak en six ans, grâce à une relative amélioration de la sécurité.
Sur l'ensemble de l'année dernière, le nombre combiné de soldats américains tués en Irak et en Afghanistan est au plus bas depuis le début du conflit en Irak en 2003, avec 469 morts, selon le décompte du site indépendant icasualties.org, qui recense les pertes militaires sur ces deux fronts.
En Afghanistan, 155 Américains ont péri en 2008, contre 117 en 2007, soit un bilan annuel record, alors que la rébellion menée par les talibans a gagné du terrain ces deux dernières années.
En huit ans, les États-Unis ont perdu 630 hommes en Afghanistan.
Ces chiffres pourraient bien continuer d'augmenter, reconnaissent à demi-mot certains hauts gradés, alors que Washington s'apprête à quasiment doubler sa présence en envoyant jusqu'à
30 000 soldats supplémentaires d'ici l'été, en sus des quelque 70 000 militaires étrangers déjà déployés dans le pays sous bannière américaine ou de l'Otan.
Le nombre de morts est aussi à la hausse parmi les forces étrangères en Afghanistan, hors Américains: 138 tués l'an dernier contre 115 en 2007.
Illustration du regain de violence en cours dans le pays, le nombre d'attaques à la bombe artisanale a doublé en un an, à environ 2.000, selon l'ambassade américaine à Kaboul.
Ces engins (Improvised Explosive Device, IED) sont désormais la première cause de mortalité des soldats américains en Afghanistan, indiquait mi-décembre le général américain Thomas Metz, directeur de l'Organisation de lutte contre les bombes artisanales.
À l'inverse, en Irak, où sont stationnés 146 000 soldats américains, le nombre de pertes militaires a chuté de deux tiers l'an dernier, confirmant la baisse des violences constatée depuis la fin 2007.
Selon icasualties.org, 314 GI's ont été tués en Irak en 2008 contre 904 l'année précédente, ce qui constituait le bilan annuel le plus lourd pour les forces américaines depuis l'invasion du pays en mars 2003.
Au total, 4221 soldats américains ont trouvé la mort dans ce conflit.
Le nombre de victimes irakiennes a également fortement baissé l'an dernier. Quelque 6772 Irakiens ont été tués en 2008 contre 17 430 en 2007, selon un bilan établi par l'AFP à partir des chiffres des ministères.
Outre l'envoi d'importants renforts américains en 2007, cette amélioration est la conséquence de la mobilisation de miliciens sunnites contre al-Qaïda et de la cessation des hostilités par la puissante milice chiite de Moqtada Sadr, l'Armée du Mahdi.
Dans ce contexte relativement stable, bien qu'encore marqué par des attentats et des exécutions quasi-quotidiennes, l'Irak est depuis le 1er janvier un peu plus maître de sa souveraineté avec la fin du mandat de l'ONU sur la présence étrangère dans le pays.
Conformément à l'accord signé en novembre entre Bagdad et Washington, les autorités irakiennes ont désormais un contrôle accru de leur sécurité, tandis que les Etats-Unis se sont engagés à un retrait total de leurs forces armées d'ici la fin 2011. Les troupes américaines doivent désormais demander la permission aux Irakiens pour toute opération militaire, et obtenir le mandat d'un juge pour arrêter un suspect.
Attentat en Irak
Au moins 23 Irakiens ont péri et 72 ont été blessés dans un attentat suicide commis hier au cours d'une réunion de chefs de tribus au sud de Bagdad au lendemain de l'entrée en vigueur de l'accord qui donne aux Irakiens le contrôle des opérations de sécurité dans le pays.
Le kamikaze, muni d'une ceinture d'explosifs, a actionné son dispositif au milieu d'un repas réunissant des chefs de tribus à al-Youssoufiyah, une petite ville située à 25 km au sud de Bagdad, a indiqué le général Qassem Atta, porte-parole des opérations de sécurité pour la province de Bagdad.
«Le kamikaze appartenait à la même tribu [que le cheikh qui invitait] et était un proche du chef de tribu», a souligné le porte-parole militaire irakien, précisant que le kamikaze était entré «par la porte de derrière».
Les membres de la tribu se réunissaient pour discuter des candidats aux élections provinciales qui doivent avoir lieu le 31 janvier.
Sur l'ensemble de l'année dernière, le nombre combiné de soldats américains tués en Irak et en Afghanistan est au plus bas depuis le début du conflit en Irak en 2003, avec 469 morts, selon le décompte du site indépendant icasualties.org, qui recense les pertes militaires sur ces deux fronts.
En Afghanistan, 155 Américains ont péri en 2008, contre 117 en 2007, soit un bilan annuel record, alors que la rébellion menée par les talibans a gagné du terrain ces deux dernières années.
En huit ans, les États-Unis ont perdu 630 hommes en Afghanistan.
Ces chiffres pourraient bien continuer d'augmenter, reconnaissent à demi-mot certains hauts gradés, alors que Washington s'apprête à quasiment doubler sa présence en envoyant jusqu'à
30 000 soldats supplémentaires d'ici l'été, en sus des quelque 70 000 militaires étrangers déjà déployés dans le pays sous bannière américaine ou de l'Otan.
Le nombre de morts est aussi à la hausse parmi les forces étrangères en Afghanistan, hors Américains: 138 tués l'an dernier contre 115 en 2007.
Illustration du regain de violence en cours dans le pays, le nombre d'attaques à la bombe artisanale a doublé en un an, à environ 2.000, selon l'ambassade américaine à Kaboul.
Ces engins (Improvised Explosive Device, IED) sont désormais la première cause de mortalité des soldats américains en Afghanistan, indiquait mi-décembre le général américain Thomas Metz, directeur de l'Organisation de lutte contre les bombes artisanales.
À l'inverse, en Irak, où sont stationnés 146 000 soldats américains, le nombre de pertes militaires a chuté de deux tiers l'an dernier, confirmant la baisse des violences constatée depuis la fin 2007.
Selon icasualties.org, 314 GI's ont été tués en Irak en 2008 contre 904 l'année précédente, ce qui constituait le bilan annuel le plus lourd pour les forces américaines depuis l'invasion du pays en mars 2003.
Au total, 4221 soldats américains ont trouvé la mort dans ce conflit.
Le nombre de victimes irakiennes a également fortement baissé l'an dernier. Quelque 6772 Irakiens ont été tués en 2008 contre 17 430 en 2007, selon un bilan établi par l'AFP à partir des chiffres des ministères.
Outre l'envoi d'importants renforts américains en 2007, cette amélioration est la conséquence de la mobilisation de miliciens sunnites contre al-Qaïda et de la cessation des hostilités par la puissante milice chiite de Moqtada Sadr, l'Armée du Mahdi.
Dans ce contexte relativement stable, bien qu'encore marqué par des attentats et des exécutions quasi-quotidiennes, l'Irak est depuis le 1er janvier un peu plus maître de sa souveraineté avec la fin du mandat de l'ONU sur la présence étrangère dans le pays.
Conformément à l'accord signé en novembre entre Bagdad et Washington, les autorités irakiennes ont désormais un contrôle accru de leur sécurité, tandis que les Etats-Unis se sont engagés à un retrait total de leurs forces armées d'ici la fin 2011. Les troupes américaines doivent désormais demander la permission aux Irakiens pour toute opération militaire, et obtenir le mandat d'un juge pour arrêter un suspect.
Attentat en Irak
Au moins 23 Irakiens ont péri et 72 ont été blessés dans un attentat suicide commis hier au cours d'une réunion de chefs de tribus au sud de Bagdad au lendemain de l'entrée en vigueur de l'accord qui donne aux Irakiens le contrôle des opérations de sécurité dans le pays.
Le kamikaze, muni d'une ceinture d'explosifs, a actionné son dispositif au milieu d'un repas réunissant des chefs de tribus à al-Youssoufiyah, une petite ville située à 25 km au sud de Bagdad, a indiqué le général Qassem Atta, porte-parole des opérations de sécurité pour la province de Bagdad.
«Le kamikaze appartenait à la même tribu [que le cheikh qui invitait] et était un proche du chef de tribu», a souligné le porte-parole militaire irakien, précisant que le kamikaze était entré «par la porte de derrière».
Les membres de la tribu se réunissaient pour discuter des candidats aux élections provinciales qui doivent avoir lieu le 31 janvier.
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