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Une seconde vie à Haïti

Myriam Merlet a quitté le Québec pour sa mère patrie afin de mettre l'épaule à la roue d'un pays qui peine à trouver son souffle

Myriam Merlet est arrivée au Québec au milieu des années 1970. Après 11 ans passés en sol québécois, elle prenait le chemin de son pays natal, Haïti, poussée par une passion pour ce pays qu’elle connaissait à peine.
Myriam Merlet est arrivée au Québec au milieu des années 1970. Après 11 ans passés en sol québécois, elle prenait le chemin de son pays natal, Haïti, poussée par une passion pour ce pays qu’elle connaissait à peine.
Je ne mesurais absolument pas où j'allais rentrer.» Le 1er juillet 1987, après onze années passées au Québec, Myriam Merlet s'installe en Haïti pour y demeurer. Elle a 29 ans. Sa première image quand l'avion se pose à l'aéroport Toussaint-Louverture de Port-au-Prince, ce sont les militaires. «Quelle douche froide!»
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    27 décembre 2008 05 h 54
    Je m'ennuie du journalisme
    Dommage que Mme Merlet (ou plutôt Mme Durand avec l'aide de Mme Merlet, Mme Chancy, M. Mathieu) ne nous en apprenne pas plus sur les conditions sociales et politiques en Haïti.

    On semble vouloir à tout prix nous faire passer le message que l'ACDI a joué un rôle essentiel et exemplaire (peut-être pour compenser sa mauvaise image (faite par Radio Canada)) dans le retour au bercail de ces Haïtiennes et Haïtien qui sont rentrés au pays de leurs racines pour tenter, avec toute leur énergie, leur courage et leur savoir, d'aider à sortir ce pauvre pays (le plus pauvre d'Amérique) de son marasme.

    ( Reportage de Radio Canada (émission Enquête) sur l'ACDI
    http://www.radio-canada.ca/emissions/enquete/2008-

    http://www.radio-canada.ca/emissions/enquete/2008-
    )

    Comment ces Haïtiens voient-ils Aristide ?
    (Aristide, renversé par une junte militaire aidée de la CIA et du Vatican (il fallait enrayer l'expansion de la théologie de la libération)
    « Retour sur la chute du président haïtien »
    http://risal.collectifs.net/spip.php?article1172

    « Documentaire « Aristide and the endless revolution »
    http://www.aristidethefilm.com/


    « Comment Jean-Bertrand Aristide a été poussé par les États-Unis à quitter le pouvoir en Haïti »
    Article publié le 07 Mars 2004
    Par Jean-Michel Caroit
    Source : LE MONDE
    http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?o


    Comment voient-ils Préval ?
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Bush_et_Pr|#|


    Considèrent-ils le gouvernement honnête ou corrompu ?
    Haïti voit-il la lumière au bout du tunnel de sa misère ?

    Comment considèrent-ils l'aide internationale suite aux ouragans dévastateurs de l'été dernier ?

    De quel aide Haïti a-t-il besoin ?
    Quelle dette, Haïti doit-il rembourser à la banque mondiale et au FMI ?

    Serait-il possible d'annuler cette dette ?

    Voient-ils un problème de cartel de drogue en Haïti ?

    Quel levier économique Haïti a-t-il pour sortir de sa pauvreté ?

    Quelles sont les richesses d'Haïti ?

    Quels sont les besoins de ce pauvre pays ?


    Bien des questions (et sûrement plusieurs autres) qu'une bonne journaliste aurait pu poser à ces gens, ces Haïtiens qui ont à coeur leur pays.

    Tout ce que l'on nous offre:
    « ... le soutien de la Centrale de l'enseignement du Québec (devenue la Centrale des syndicats du Québec) et de ««l'ACDI»» (l'Agence canadienne de développement international) »
    « Monique Durand s'est rendu en Haïti avec le soutien de ««l'ACDI»» et des organismes CECI, Développement et Paix, Droits et Démocratie et Oxfam-Québec. »
    (Mme Durand a été payée par l'ACDI pour redorer l'image de la bonne Agence canadienne) (l'ACDI a à coeur le développement économique de NOS entreprises. L'ACDI veut «créer de la richesse» en Haïti pour nos compagnies canadiennes)
    (L'ACDI a un budget considérable pour maintenir son image. Mme Durand en profite et Le Devoir "jouit" d'une collaboration «spéciale» peu coûteuse)


    Mme Durand ne fait pas de journalisme, elle fait de la publicité pour l'ACDI.
    Et que fait l'ACDI ?
    Hummmm !
    Elle «"développe"» internationalement !

    Pourquoi donc Aristide est devenu soudainement un démon corrompu (!) et a-t-il été évincé du pouvoir ?

    Je m'ennuie du journalisme!
    Aie! Le Devoir, je vous offre mes services pour quelques collaborations "spéciales" !


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Dominic Pageau - Abonné
    27 décembre 2008 11 h 35
    Pour faire changement, les problemes d'Haiti ne sont pas vraiment soulevé
    On ne dit surtout pas qu'Aristide a rassemblé son peuple, qu'il a subi deux coups d'États, le second avec la complicité canadienne. On ne dit pas non plus que le fond monétaire international FMI et la banque mondiale BM wt les USA voulaient soumettre Haiti à leurs intérêts,ce qu'Aristide a refusé... C'est pourquoi qu'on a entrainé des rebelles en république dominicaine avec la complicité de la CIA et de l'élite haitienne dirigée par André Apaid et son groupe des 184 :

    "La CIA finance l'opposition haïtienne

    Dix ans plus tard, une violente crise politique conduit le président Aristide, qui avait échappé à une nouvelle tentative de coup d'Etat le 17 décembre 2001, vers la sortie. Par bien des points, cette crise est semblable à celle qui mine le Venezuela d'Hugo Chavez depuis avril 2002 [3] et à celle qui a abouti au départ d'Edouard Chevardnadze de la présidence de la Géorgie [4].

    Comme au Venezuela et en Georgie, « l'opposition populaire » est présentée comme un vaste rassemblement de la société civile... et dirigée par de grands patrons. Piloté par l'homme d'affaire André Apaid, le « Groupe des 184 », rassemble 184 organisations regroupant « treize secteurs d'activités définis par consensus » : dont le patronat, des syndicats et la presse [5]
    JPEG - 9.7 ko
    Roger Noriega
    Ambassadeur des États-Unis
    auprès de l'Organisation des
    États Américains et sous-
    secrétaire d'État.

    La 19 novembre 2002, la Brookings Institution [6]crée officiellement à Washington un think tank pour imposer « la démocratie » à Haïti : Haiti Democracy Project, confiée à James Morrell, ancien responsable du Center for International Policy. On y retrouve les anciens ambassadeurs états-uniens en Haïti, Ernest H. Preeg et Lawrence Pezzullo, le milliardaire Rudolph Boulos, Ira Lowenthal de l'Institut républicain international (IRI) et surtout Roger Noriega. Cette organisation soutient des groupes haïtiens chargés d'organiser l'opposition à Aristide. Par exemple la Fondation Nouvelle Haïti, dirigée par André Apaid, qui finance le fameux Groupe des 184.

    Le 18 décembre 2002 l'Institut républicain international(IRI), c'est-à-dire la CIA [7], payait le déplacement en avion d'une cinquantaine de conspirateurs en République dominicaine pour finaliser leur plan de déstabilisation. L'IRI va même jusqu'à créer une banche spéciale pour le pays : IRI-Haiti.

    Les leaders de la contestation anti-Aristide prennent pour exemple le coup d'État de velours réussi en Géorgie. Ainsi, le dirigeant de l'Initiative citoyenne (IC), Frandley Denis Julien, a déclaré que « la révolution des roses » en Géorgie était « un exemple à suivre ». Dans une déclaration à Radio Métropole le 24 novembre 2003, il a appelé le secteur des affaires à assumer ses responsabilités dans la lutte déclenchée pour obtenir la démission du président Jean-Bertrand Aristide. Il a aussi demandé aux « policiers honnêtes » de suivre l'exemple des militaires géorgiens qui se sont ralliés à l'opposition.
    Haïti, un Guantanamo bis ?

    Pendant la dictature Duvallier, « la CIA travaillait de concert avec les escadrons de la mort, les tortionnaires et les trafiquants de drogues. » Lors de l'intervention de 1994, « les militaires états-uniens ont confisqué environ 160 000 documents, cassettes vidéo et audio, contenant, entre autres, des images des séances de torture, et des photos de victimes mutilées, appartenant à des organisation haïtiennes militaires et paramilitaires [...] des dizaines d'années d'engagement de la CIA aux côtés des dictateurs haïtiens, des forces armées, des escadrons de la mort, des tortionnaires et des trafiquants de drogues donnent à Washington suffisamment de raison pour souhaiter que ces documents ne soient pas diffusés. » [8] Les États-Unis ne les rendront jamais.
    La chute des Duvallier a contraint les agents spéciaux de la CIA à se replier sur la base proche de Guantanamo. Ils s'y sentent aujourd'hui à l'étroit.
    Un scénario connu

    Le département d'État rejoue un scénario connu : le 7 janvier 2004, à Port-au-Prince, une manifestation de l'opposition a donné lieu à des violences attribuées par Washington aux milices du président Aristide. Le 9 janvier, un communiqué du secrétaire d'État sommait le gouvernement haïtien de rétablir l'État de droit. Le 13 janvier, le mandat des députés et de deux tiers des sénateurs a pris fin, mais le gouvernement n'était pas en mesure d'organiser des élections faute de représentants désignés par l'opposition au Conseil électoral. La délégation états-unienne au Sommet des Amériques, à Monterrey, a dénoncé l'absence de Parlement. Organisant immédiatement une conférence de presse en marge du Sommet, Jean-Bertrand Aristide s'est engagé à organiser des élections générales sous six mois. L'opposition dénonce internationalement une manoeuvre dilatoire alors, qu'en réalité, c'est elle qui empêche la tenue du scrutin. La situation est mûre pour un coup d'État de velours."

    http://www.voltairenet.org/article11918.html

    IRI ou International Republican Institute est la même organisation qui a provoqué les révolutions roses, oranges, de velours, etc.

    Il faut croire que ça fait longtemps que le journalisme est mort.

    Je plains les Haitiens, ont exportent nos féministes là bas.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    28 décembre 2008 10 h 16
    Merci à M. Dominic Pageau
    Merci à M. Dominic Pageau

    pour son excellent résumé de la situation haïtienne.

    Le Devoir fait preuve d'un cruel manque de journalistes compétents.
    Heureusement, que des gens compétents et bénévoles se donnent pour mission de tenter (sans moyen) de mieux informer les gens.

    Il est déplorable que l'éthique journalistique soit dégradée à ce point.

    Je pleure l'information.


    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Étant le porte-étendard (accordé par M. Lafond)
    http://www.ledevoir.com/2008/11/15/commentaires/08
    de l'homme le plus féminisé du Québec, je déplore la dernière phrase de M. Pageau concernant l'exportation de nos féministes en Haïti.
    La vie active ou le courage ou la stupidité ne peut être associé à aucun sexe en particulier.
    On aurait pu faire le portrait d'un valeureux téteux de l'ACDI et l'essence du publi-reportage n'aurait pas été différente.
    Donc, pour le sexisme...
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