Violences sexuelles en RDC - Des milliers de Congolaises dénoncent l'impunité
17 décembre 2008
Actualités internationales
Kinshasa — Des milliers de Congolaises ont défilé hier dans les rues de Kinshasa pour dénoncer «l'impunité envers les auteurs de violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants» en République démocratique du Congo (RDC).
Les manifestantes, estimées à 5000 par la police, ont arpenté la principale artère de la ville — le boulevard du 30 juin (date de l'indépendance de la RDC) — bloquant la circulation, avant d'arriver devant le ministère de la Justice.
Essentiellement des militantes des droits de la personne et des jeunes, ces femmes, vêtues de pagnes chatoyants et portant des foulards blancs, ont entonné des chants religieux et arboré des banderoles appelant au respect de la dignité de la femme.
Porteuses d'un message exhortant à «l'arrêt des violences sexuelles faites aux femmes et enfants utilisés comme armes de guerre» notamment dans la province du Nord-Kivu où s'affrontent depuis fin août armée congolaise et rebelles de Laurent Nkunda, les organisatrices de la marche ont remis au chef de la Mission de l'ONU en RDC, Alan Doss, un document résumant leurs préoccupations.
«Le message s'adresse à tous les hommes. À travers le Conseil de sécurité [de l'ONU], la communauté internationale a passé plusieurs résolutions [sur les violences sexuelles], mais il nous faut entreprendre des actions quotidiennes pour changer les mentalités», a déclaré M. Doss. «Le combat contre les violences sexuelles doit dépasser le cap politique.»
En tête du cortège, la ministre du Genre, de la Famille et de l'Enfant, Marie-Ange Lukiana, a soutenu que «les femmes et les hommes épris de paix [...] vont passer aux actions afin que l'utilisation des femmes et des enfants comme arme de guerre pour propager le sida prenne définitivement fin».
Depuis la reprise des combats dans l'est du pays, l'ensemble des acteurs se sont livrés à des exactions contre les civils, selon l'ONU et plusieurs organisations non-gouvernementales. Les principales victimes sont des femmes et des jeunes filles qui sont victimes de viols.
D'ailleurs, la Mission de l'ONU en RDC (MONUC) a déclaré hiuer que les exactions se poursuivaient dans des zones sous contrôle des rebelles de Laurent Nkunda.
«Il y a des kidnappés, des déplacements forcés de population par le CNDP, le prélèvement de taxes avec des barrages sur les routes et on utilise des civils pour réparer des routes», a déclaré le porte-parole militaire de la MONUC, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich.
Par ailleurs, des hommes de Nkunda ont récemment exercé des «pressions sur des déplacés regroupés près de Kiwanja près d'une base de l'ONU», a ajouté le porte-parole. Les rebelles, selon lui, «font cela pour montrer que la vie reprend dans les zones sous leur contrôle».
Les manifestantes, estimées à 5000 par la police, ont arpenté la principale artère de la ville — le boulevard du 30 juin (date de l'indépendance de la RDC) — bloquant la circulation, avant d'arriver devant le ministère de la Justice.
Essentiellement des militantes des droits de la personne et des jeunes, ces femmes, vêtues de pagnes chatoyants et portant des foulards blancs, ont entonné des chants religieux et arboré des banderoles appelant au respect de la dignité de la femme.
Porteuses d'un message exhortant à «l'arrêt des violences sexuelles faites aux femmes et enfants utilisés comme armes de guerre» notamment dans la province du Nord-Kivu où s'affrontent depuis fin août armée congolaise et rebelles de Laurent Nkunda, les organisatrices de la marche ont remis au chef de la Mission de l'ONU en RDC, Alan Doss, un document résumant leurs préoccupations.
«Le message s'adresse à tous les hommes. À travers le Conseil de sécurité [de l'ONU], la communauté internationale a passé plusieurs résolutions [sur les violences sexuelles], mais il nous faut entreprendre des actions quotidiennes pour changer les mentalités», a déclaré M. Doss. «Le combat contre les violences sexuelles doit dépasser le cap politique.»
En tête du cortège, la ministre du Genre, de la Famille et de l'Enfant, Marie-Ange Lukiana, a soutenu que «les femmes et les hommes épris de paix [...] vont passer aux actions afin que l'utilisation des femmes et des enfants comme arme de guerre pour propager le sida prenne définitivement fin».
Depuis la reprise des combats dans l'est du pays, l'ensemble des acteurs se sont livrés à des exactions contre les civils, selon l'ONU et plusieurs organisations non-gouvernementales. Les principales victimes sont des femmes et des jeunes filles qui sont victimes de viols.
D'ailleurs, la Mission de l'ONU en RDC (MONUC) a déclaré hiuer que les exactions se poursuivaient dans des zones sous contrôle des rebelles de Laurent Nkunda.
«Il y a des kidnappés, des déplacements forcés de population par le CNDP, le prélèvement de taxes avec des barrages sur les routes et on utilise des civils pour réparer des routes», a déclaré le porte-parole militaire de la MONUC, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich.
Par ailleurs, des hommes de Nkunda ont récemment exercé des «pressions sur des déplacés regroupés près de Kiwanja près d'une base de l'ONU», a ajouté le porte-parole. Les rebelles, selon lui, «font cela pour montrer que la vie reprend dans les zones sous leur contrôle».
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