Israël libère 227 prisonniers palestiniens dans un geste de soutien à Abbas
16 décembre 2008
Actualités internationales
Photo : Agence France-Presse
Un prisonnier palestinien qui vient d’être libéré retrouve ses fils.
Ramallah, Cisjordanie — Israël a libéré hier 227 prisonniers palestiniens dans un geste de soutien au président Mahmoud Abbas qui les a accueillis en «héros» dans son quartier général à Ramallah.
Les prisonniers, dont 210 sont originaires de Cisjordanie et 17 de la bande de Gaza, ont été relâchés au barrage de Beitounya à l'entrée de Ramallah, en Cisjordanie occupée, après avoir été rassemblés dans le camp militaire israélien proche d'Ofer.
Les libérations ont pu avoir lieu après le rejet par la Cour suprême israélienne des recours les contestant et qui avaient été présentés par deux organisations israéliennes.
Arrivés à bord de bus à Beitounya, où ils ont été accueillis par des dizaines de parents et de proches, les prisonniers libérés se sont immédiatement rendus à la Mouqataa, le quartier général de l'Autorité palestinienne à Ramallah.
Après s'être recueillis sur la tombe du chef historique des Palestiniens, Yasser Arafat, ils ont été salués par M. Abbas qui les a embrassés l'un après l'autre.
«Notre joie ne sera pas complète avant la libération de l'ensemble des 11 000 prisonniers» détenus par Israël, a affirmé M. Abbas dans une allocution devant des centaines de personnes rassemblées dans la cour de son quartier général.
«Je vous promets que d'autres groupes comme celui d'aujourd'hui vont suivre, jusqu'à ce qu'on mette fin à la souffrance de tous nos détenus», a-t-il ajouté.
Blocus israélien
«Certains prisonniers libérés vont regagner Gaza. J'espère qu'ils n'iront pas d'une prison vers une autre», a-t-il poursuivi, faisant allusion au blocus israélien imposé à la bande de Gaza contrôlé par les islamistes du Hamas.
La plupart des prisonniers libérés appartiennent au Fatah, le parti de M. Abbas, mais aucun au Hamas, qui a délogé ce mouvement de la bande de Gaza en juin 2007.
Ironiquement, alors que les prisonniers libérés arrivaient à Beitounya, un ancien ministre issu du Hamas, Omar Abdelrazzek, faisait le chemin inverse vers le camp israélien d'Ofer.
Relâché en août après avoir passé 26 mois en prison, M. Abdelrazzek doit y retourner pour purger cinq autres mois, un tribunal militaire israélien ayant donné une suite favorable à un appel du parquet militaire contre sa remise en liberté.
«Quelle coïncidence de voir des jeunes sortir de prison alors que j'y entre, a-t-il dit à l'AFP. J'appelle nos dirigeants en Cisjordanie et à Gaza à libérer les prisonniers politiques car c'est absurde de fêter la libération de détenus par l'occupant israélien alors que nous avons des détenus politiques dans nos propres prisons.»
Dans un communiqué publié à Gaza, le Hamas a salué la libération des prisonniers, tout en exhortant l'Autorité palestinienne à ne pas renforcer en contrepartie «la grave coordination sécuritaire avec l'occupant sioniste».
Selon des statistiques officielles de l'Autorité palestinienne, 67 des prisonniers libérés devaient achever leur peine en 2009, 74 en 2010 et 42 en 2011. Les peines des autres détenus expirent entre 2012 et 2015.
Depuis l'arrivée de M. Abbas à la tête de l'Autorité palestinienne en 2005, Israël a libéré au total 2 100 prisonniers en sept groupes, selon la même source.
Geste de soutien
Israël présente ces libérations comme un geste de soutien à M. Abbas face au Hamas, que l'État hébreu considère comme une «organisation terroriste».
«Nous voulons une seule patrie. Nous n'accepterons pas qu'une partie de cette patrie [Gaza] se transforme en un émirat comme si c'était un pays différent», a déclaré à la Mouqataa un porte-parole des prisonniers libérés, Nabil Abou Qabita.
Une commission spéciale du gouvernement israélien avait approuvé la libération de ces Palestiniens, dont aucun n'est impliqué dans des attaques meurtrières contre des Israéliens.
Les prisonniers, dont 210 sont originaires de Cisjordanie et 17 de la bande de Gaza, ont été relâchés au barrage de Beitounya à l'entrée de Ramallah, en Cisjordanie occupée, après avoir été rassemblés dans le camp militaire israélien proche d'Ofer.
Les libérations ont pu avoir lieu après le rejet par la Cour suprême israélienne des recours les contestant et qui avaient été présentés par deux organisations israéliennes.
Arrivés à bord de bus à Beitounya, où ils ont été accueillis par des dizaines de parents et de proches, les prisonniers libérés se sont immédiatement rendus à la Mouqataa, le quartier général de l'Autorité palestinienne à Ramallah.
Après s'être recueillis sur la tombe du chef historique des Palestiniens, Yasser Arafat, ils ont été salués par M. Abbas qui les a embrassés l'un après l'autre.
«Notre joie ne sera pas complète avant la libération de l'ensemble des 11 000 prisonniers» détenus par Israël, a affirmé M. Abbas dans une allocution devant des centaines de personnes rassemblées dans la cour de son quartier général.
«Je vous promets que d'autres groupes comme celui d'aujourd'hui vont suivre, jusqu'à ce qu'on mette fin à la souffrance de tous nos détenus», a-t-il ajouté.
Blocus israélien
«Certains prisonniers libérés vont regagner Gaza. J'espère qu'ils n'iront pas d'une prison vers une autre», a-t-il poursuivi, faisant allusion au blocus israélien imposé à la bande de Gaza contrôlé par les islamistes du Hamas.
La plupart des prisonniers libérés appartiennent au Fatah, le parti de M. Abbas, mais aucun au Hamas, qui a délogé ce mouvement de la bande de Gaza en juin 2007.
Ironiquement, alors que les prisonniers libérés arrivaient à Beitounya, un ancien ministre issu du Hamas, Omar Abdelrazzek, faisait le chemin inverse vers le camp israélien d'Ofer.
Relâché en août après avoir passé 26 mois en prison, M. Abdelrazzek doit y retourner pour purger cinq autres mois, un tribunal militaire israélien ayant donné une suite favorable à un appel du parquet militaire contre sa remise en liberté.
«Quelle coïncidence de voir des jeunes sortir de prison alors que j'y entre, a-t-il dit à l'AFP. J'appelle nos dirigeants en Cisjordanie et à Gaza à libérer les prisonniers politiques car c'est absurde de fêter la libération de détenus par l'occupant israélien alors que nous avons des détenus politiques dans nos propres prisons.»
Dans un communiqué publié à Gaza, le Hamas a salué la libération des prisonniers, tout en exhortant l'Autorité palestinienne à ne pas renforcer en contrepartie «la grave coordination sécuritaire avec l'occupant sioniste».
Selon des statistiques officielles de l'Autorité palestinienne, 67 des prisonniers libérés devaient achever leur peine en 2009, 74 en 2010 et 42 en 2011. Les peines des autres détenus expirent entre 2012 et 2015.
Depuis l'arrivée de M. Abbas à la tête de l'Autorité palestinienne en 2005, Israël a libéré au total 2 100 prisonniers en sept groupes, selon la même source.
Geste de soutien
Israël présente ces libérations comme un geste de soutien à M. Abbas face au Hamas, que l'État hébreu considère comme une «organisation terroriste».
«Nous voulons une seule patrie. Nous n'accepterons pas qu'une partie de cette patrie [Gaza] se transforme en un émirat comme si c'était un pays différent», a déclaré à la Mouqataa un porte-parole des prisonniers libérés, Nabil Abou Qabita.
Une commission spéciale du gouvernement israélien avait approuvé la libération de ces Palestiniens, dont aucun n'est impliqué dans des attaques meurtrières contre des Israéliens.
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