Le Zimbabwe accuse le Botswana d'entraîner des insurgés
Harare — Le ministre de la Justice du Zimbabwe, Patrick Chinamasa, a accusé le Botswana d'entraîner des insurgés issus de l'opposition pour renverser le président, Robert Mugabe, rapporte hier le journal officiel Herald.
Le ministère botswanais des Affaires étrangères a réagi en affirmant qu'Harare n'avait apporté aucun élément tangible à l'appui de telles accusations. L'opposition zimbabwéenne a également jugé que les propos du ministre de la Justice ne reposaient sur rien.
Nelson Chamisa, porte-parole de l'opposition, a rejeté les accusations du ministre en y dénonçant une manoeuvre de diversion et un projet de répression. «Comment peut-on renverser un gouvernement inexistant? Ils créent les conditions d'un assaut sans précédent contre l'opposition», a-t-il dit. Ce nouvel épisode aggrave les tensions entre les deux pays voisins et renforce les doutes concernant un accord de partage du pouvoir au Zimbabwe.
Le président botswanais, Ian Khama, l'un des rares dirigeants africains à critiquer ouvertement Robert Mugabe, réclame de nouvelles élections au Zimbabwe devant le blocage des pourparlers avec l'opposant Morgan Tsvangirai sur les attributions de postes dans un éventuel gouvernement d'union.
Selon Patrick Chinamasa, Harare aurait la preuve que le Botswana fournit un entraînement militaire à des membres du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Tsvangirai dans la perspective d'un coup d'État.
Une épidémie de choléra a fait, selon les derniers chiffres des Nations unies, 978 morts au Zimbabwe dans un contexte d'effondrement économique et sanitaire.
Le ministère botswanais des Affaires étrangères a réagi en affirmant qu'Harare n'avait apporté aucun élément tangible à l'appui de telles accusations. L'opposition zimbabwéenne a également jugé que les propos du ministre de la Justice ne reposaient sur rien.
Nelson Chamisa, porte-parole de l'opposition, a rejeté les accusations du ministre en y dénonçant une manoeuvre de diversion et un projet de répression. «Comment peut-on renverser un gouvernement inexistant? Ils créent les conditions d'un assaut sans précédent contre l'opposition», a-t-il dit. Ce nouvel épisode aggrave les tensions entre les deux pays voisins et renforce les doutes concernant un accord de partage du pouvoir au Zimbabwe.
Le président botswanais, Ian Khama, l'un des rares dirigeants africains à critiquer ouvertement Robert Mugabe, réclame de nouvelles élections au Zimbabwe devant le blocage des pourparlers avec l'opposant Morgan Tsvangirai sur les attributions de postes dans un éventuel gouvernement d'union.
Selon Patrick Chinamasa, Harare aurait la preuve que le Botswana fournit un entraînement militaire à des membres du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Tsvangirai dans la perspective d'un coup d'État.
Une épidémie de choléra a fait, selon les derniers chiffres des Nations unies, 978 morts au Zimbabwe dans un contexte d'effondrement économique et sanitaire.
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