L'usage du veto, une bombe atomique diplomatique
8 mars 2003
Actualités internationales
«En tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, la France ne laissera pas passer une résolution qui autoriserait le recours automatique à la force», a solennellement répété hier Dominique de Villepin à New York. Fidèle à lui même, le chef de la diplomatie n'a pas prononcé le mot de «veto» mais la menace est claire. Alors que se rapproche la perspective d'un vote crucial au Conseil de sécurité, la France a tout avantage à rendre la menace tangible. A-t-elle pour autant intérêt à passer l'acte si les États-Unis parvenaient à recueillir une majorité? L'usage du veto à l'encontre d'une résolution qui, aux yeux de Washington, touche à la sécurité nationale aurait en effet un impact considérable sur les relations internationales, comparable une bombe atomique diplomatique.
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