Le déploiement américain se poursuit
Des milliers de membres des forces spéciales ont déjà commencé la guerre en Irak, affirment des journaux britanniques
Photo : Agence Reuters
Un B-52 américain atterrissant à la base de Gloucestershire, en Grande-Bretagne
Londres — Plusieurs milliers d'hommes des forces spéciales, dont 300 Britanniques, opèrent déjà en territoire irakien, a rapporté hier le Daily Telegraph. Le déploiement de ces troupes indique que la guerre a déjà commencé même si les États-Unis et la Grande-Bretagne tentent encore d'obtenir l'approbation par le Conseil de sécurité d'une nouvelle résolution permettant d'utiliser la force contre le régime du président Saddam Hussein, ajoute le quotidien britannique.
Ces troupes font partie d'opérations combinées comprenant plus de 4000 Américains et Australiens des forces spéciales, dont le centre de commandement se trouve au Qatar et les bases en Jordanie, au Koweït et en Turquie, selon le journal.
Des sources militaires britanniques ont indiqué au Daily Telegraph que quelque 240 hommes, de deux escadrons des forces d'élite des SAS (Special Air Service), et plus d'une centaine de troupes de soutien sont engagés dans différentes partie de l'Irak.
L'ampleur des opérations dans le sud et l'ouest du pays sont sans précédent, indique le quotidien, puisque lors de la guerre du Golfe en 1991, les SAS n'avaient pas pénétré en Irak tant que l'intervention terrestre n'avait pas commencé.
Les forces spéciales entrent et sortent comme elles veulent du territoire irakien. Leur mission: surveiller les puits de pétrole, à l'ouest de Bagdad et dans le nord, qui seraient susceptibles d'être mis à feu par les Irakiens en cas d'attaque des alliés, poursuit le Telegraph.
La priorité des SAS a été de localiser les positions des troupes irakiennes et de confirmer sur le terrain que les cibles, prises par photos satellites, ne sont pas des leurres, ajoute encore le quotidien.
Les actions des forces spéciales à l'intérieur de l'Irak coïncident avec l'intensification des raids aériens de ces jours-ci, indique toujours le quotidien.
Pour sa part, le Times souligne un net renforcement du nombre des appareils britanniques engagés au-dessus de l'Irak.
Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies sont de plus en plus nombreux à soutenir le projet de résolution ouvrant la voie à un recours à la force contre l'Irak, a assuré hier l'administration Bush. «En cas de vote, nous sommes de plus en plus optimistes sur notre capacité à persuader la plupart des membres du Conseil de voter en faveur de la résolution», a dit le secrétaire d'État américain Colin Powell, interrogé sur France 2.
Le projet de résolution que Washington, Londres et Madrid ont déposé au Conseil de sécurité avec l'appui de la Bulgarie se heurte néanmoins à un front de refus, mené par la France et la Russie, qui ne semble pas devoir baisser sa garde.
À Oran, où il a achevé sa visite d'État en Algérie, Jacques Chirac a dénoncé les tenants du «choc des civilisations» et a mis en garde contre une guerre qui renforcerait «le camp de la haine et de l'obscurantisme», tandis qu'à Londres, où il a été reçu par son homologue Jack Straw, le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov agitait de nouveau la menace d'un veto russe.
«L'abstention est une position qui ne peut être de mise. La Russie n'est pas indifférente à l'avenir de l'Irak. La Russie ne s'abstiendra pas. Elle prendra une position spécifique», a-t-il déclaré lors d'un entretien avec BBC World Service.
L'Élysée a par la suite fait savoir que Jacques Chirac et le président russe Vladimir Poutine, qui se sont entretenus hier par téléphone, conservaient la même approche de la crise irakienne et avaient réaffirmé leur attachement à un désarmement pacifique de l'Irak.
Déconvenues
La position défendue par Paris, Moscou et Berlin en faveur d'une poursuite des inspections semble aujourd'hui largement dominante au sein du Conseil de sécurité, en dépit des affirmations américaines.
Le Cameroun, qui comptait parmi les six membres non permanents à ranger parmi les indécis, s'est dit favorable à la poursuite des inspections, par la voix d'un conseiller du ministère des Affaires étrangères.
Cela, ajouté au fait que le Parlement turc se soit opposé samedi à un déploiement américain sur le territoire national, n'a pourtant pas empêché Washington de donner l'ordre à 60 000 soldats de partir pour le Golfe.
Toujours au chapitre des déconvenues américaines, l'Irak a procédé hier à la destruction de trois nouveaux missiles al-Samoud 2.
Saddam Hussein a néanmoins fait preuve de défiance à l'égard des États-Unis, prévoyant leur défaite en cas de guerre et qualifiant le président George W. Bush de «despote du siècle».
Depuis samedi, les Irakiens ont procédé à la destruction de 19 de leurs 120 missiles al-Samoud 2, qui dépassent de quelques kilomètres la portée tolérée par les Nations unies. Hans Blix et Mohamed el-Baradeï, chefs des inspecteurs de l'ONU, doivent rendre vendredi un nouveau rapport sur le travail de leurs experts.
À la suite de l'ordre donné par le Pentagone, l'effectif total des forces anglo-américaines massées dans le Golfe devrait dépasser dans les prochains jours les 300 000 hommes. Compte tenu de l'appareillage lundi soir du Nimitz à San Diego, Londres et Washington pourront par ailleurs bientôt compter sur le soutien de sept porte-avions.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Yasar Yakis, s'est contenté d'indiquer hier que le gouvernement examinait la possibilité de présenter à l'approbation du Parlement une nouvelle motion sur le déploiement de troupes américaines.
Aujourd'hui, les pays membres de l'Organisation de la conférence islamique tenteront, au Qatar, de se mettre d'accord sur une position commune dans cette crise.
Ces troupes font partie d'opérations combinées comprenant plus de 4000 Américains et Australiens des forces spéciales, dont le centre de commandement se trouve au Qatar et les bases en Jordanie, au Koweït et en Turquie, selon le journal.
Des sources militaires britanniques ont indiqué au Daily Telegraph que quelque 240 hommes, de deux escadrons des forces d'élite des SAS (Special Air Service), et plus d'une centaine de troupes de soutien sont engagés dans différentes partie de l'Irak.
L'ampleur des opérations dans le sud et l'ouest du pays sont sans précédent, indique le quotidien, puisque lors de la guerre du Golfe en 1991, les SAS n'avaient pas pénétré en Irak tant que l'intervention terrestre n'avait pas commencé.
Les forces spéciales entrent et sortent comme elles veulent du territoire irakien. Leur mission: surveiller les puits de pétrole, à l'ouest de Bagdad et dans le nord, qui seraient susceptibles d'être mis à feu par les Irakiens en cas d'attaque des alliés, poursuit le Telegraph.
La priorité des SAS a été de localiser les positions des troupes irakiennes et de confirmer sur le terrain que les cibles, prises par photos satellites, ne sont pas des leurres, ajoute encore le quotidien.
Les actions des forces spéciales à l'intérieur de l'Irak coïncident avec l'intensification des raids aériens de ces jours-ci, indique toujours le quotidien.
Pour sa part, le Times souligne un net renforcement du nombre des appareils britanniques engagés au-dessus de l'Irak.
Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies sont de plus en plus nombreux à soutenir le projet de résolution ouvrant la voie à un recours à la force contre l'Irak, a assuré hier l'administration Bush. «En cas de vote, nous sommes de plus en plus optimistes sur notre capacité à persuader la plupart des membres du Conseil de voter en faveur de la résolution», a dit le secrétaire d'État américain Colin Powell, interrogé sur France 2.
Le projet de résolution que Washington, Londres et Madrid ont déposé au Conseil de sécurité avec l'appui de la Bulgarie se heurte néanmoins à un front de refus, mené par la France et la Russie, qui ne semble pas devoir baisser sa garde.
À Oran, où il a achevé sa visite d'État en Algérie, Jacques Chirac a dénoncé les tenants du «choc des civilisations» et a mis en garde contre une guerre qui renforcerait «le camp de la haine et de l'obscurantisme», tandis qu'à Londres, où il a été reçu par son homologue Jack Straw, le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov agitait de nouveau la menace d'un veto russe.
«L'abstention est une position qui ne peut être de mise. La Russie n'est pas indifférente à l'avenir de l'Irak. La Russie ne s'abstiendra pas. Elle prendra une position spécifique», a-t-il déclaré lors d'un entretien avec BBC World Service.
L'Élysée a par la suite fait savoir que Jacques Chirac et le président russe Vladimir Poutine, qui se sont entretenus hier par téléphone, conservaient la même approche de la crise irakienne et avaient réaffirmé leur attachement à un désarmement pacifique de l'Irak.
Déconvenues
La position défendue par Paris, Moscou et Berlin en faveur d'une poursuite des inspections semble aujourd'hui largement dominante au sein du Conseil de sécurité, en dépit des affirmations américaines.
Le Cameroun, qui comptait parmi les six membres non permanents à ranger parmi les indécis, s'est dit favorable à la poursuite des inspections, par la voix d'un conseiller du ministère des Affaires étrangères.
Cela, ajouté au fait que le Parlement turc se soit opposé samedi à un déploiement américain sur le territoire national, n'a pourtant pas empêché Washington de donner l'ordre à 60 000 soldats de partir pour le Golfe.
Toujours au chapitre des déconvenues américaines, l'Irak a procédé hier à la destruction de trois nouveaux missiles al-Samoud 2.
Saddam Hussein a néanmoins fait preuve de défiance à l'égard des États-Unis, prévoyant leur défaite en cas de guerre et qualifiant le président George W. Bush de «despote du siècle».
Depuis samedi, les Irakiens ont procédé à la destruction de 19 de leurs 120 missiles al-Samoud 2, qui dépassent de quelques kilomètres la portée tolérée par les Nations unies. Hans Blix et Mohamed el-Baradeï, chefs des inspecteurs de l'ONU, doivent rendre vendredi un nouveau rapport sur le travail de leurs experts.
À la suite de l'ordre donné par le Pentagone, l'effectif total des forces anglo-américaines massées dans le Golfe devrait dépasser dans les prochains jours les 300 000 hommes. Compte tenu de l'appareillage lundi soir du Nimitz à San Diego, Londres et Washington pourront par ailleurs bientôt compter sur le soutien de sept porte-avions.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Yasar Yakis, s'est contenté d'indiquer hier que le gouvernement examinait la possibilité de présenter à l'approbation du Parlement une nouvelle motion sur le déploiement de troupes américaines.
Aujourd'hui, les pays membres de l'Organisation de la conférence islamique tenteront, au Qatar, de se mettre d'accord sur une position commune dans cette crise.
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