Conséquences du ralentissement économique? - Manifestations dans le nord-ouest de la Chine
Pékin ordonne à la police de rétablir l'ordre
Pékin — Soucieux de contenir les effets sociaux du ralentissement économique, le gouvernement chinois a ordonné à la police d'assurer l'ordre dans une région du Nord-Ouest où des milliers d'habitants ont participé à de violentes manifestations liées à un programme de relogement.
Après plusieurs décennies de croissance économique spectaculaire, la Chine fait face à une baisse de la demande qui affecte ses produits, entraînant fermetures d'usines et manifestations de mécontentement.
Des émeutes ont éclaté lundi soir à Wudu, dans la région de Longnan (province du Gansu) où 1,8 million de personnes ont perdu leurs foyers en conséquence du séisme survenu le 12 mai dernier au Sichuan. Les troubles ont repris mardi, des milliers de personnes ayant pillé du matériel dans des bâtiments publics et incendié des véhicules de police. Ces incidents semblaient toutefois dus à un litige local plus qu'à la situation économique générale.
Les événements de la région de Longnan font suite à une série de grèves des chauffeurs de taxi et à des manifestations dans les principales régions exportatrices du pays, où des milliers d'entreprises ont fermé ces derniers mois. Les autorités craignent que la crise mondiale ne provoque de nouveaux désordres.
La police «doit avoir une pleine conscience du défi que représente la crise financière internationale et faire de son mieux pour préserver la stabilité sociale», a dit le ministre de la Sécurité publique, Meng Jianzhu, cité par le China Daily.
Les médias officiels attribuent les émeutes à un projet de transfert du siège de l'administration dans un district voisin. Cette perspective, qui obligerait nombre d'habitants à déménager, inspire des craintes à certains quant à leurs perspectives de relogement et à leurs moyens d'existence.
Un calme précaire est revenu hier à Wudu, les autorités ayant décrété un couvre-feu, bouclé les principales rues et fait fermer des magasins, ont rapporté des habitants. «Il n'y a aucune émeute aujourd'hui, les rues sont bouclées. [...] On se fait arrêter si l'on sort après 22h, alors personne n'ose sortir», a dit un employé d'hôtel par téléphone à Reuters. «Il n'y avait que quelques milliers de pétitionnaires, mais la police a fait usage de gaz lacrymogènes, ce qui a rendu malade des femmes et des enfants et mis les autres en colère.»
La municipalité de Longnan a imputé mardi les émeutes à des «éléments criminels» ayant profité d'une plainte déposée par quelques dizaines d'habitants pour semer le chaos. Les autorités du Gansu ont déployé une force de sécurité spéciale pour rétablir l'ordre et demandé aux télévisions de «faire comprendre aux masses la véritable situation».
Lu Hao, chef du Parti communiste du Gansu, a ordonné aux autorités locales de frapper sans ménagement une «petite minorité animée d'arrière-pensées», tout en soulignant la nécessité de tirer les leçons des incidents à tous les niveaux, rapportait hier l'agence Chine nouvelle.
Après plusieurs décennies de croissance économique spectaculaire, la Chine fait face à une baisse de la demande qui affecte ses produits, entraînant fermetures d'usines et manifestations de mécontentement.
Des émeutes ont éclaté lundi soir à Wudu, dans la région de Longnan (province du Gansu) où 1,8 million de personnes ont perdu leurs foyers en conséquence du séisme survenu le 12 mai dernier au Sichuan. Les troubles ont repris mardi, des milliers de personnes ayant pillé du matériel dans des bâtiments publics et incendié des véhicules de police. Ces incidents semblaient toutefois dus à un litige local plus qu'à la situation économique générale.
Les événements de la région de Longnan font suite à une série de grèves des chauffeurs de taxi et à des manifestations dans les principales régions exportatrices du pays, où des milliers d'entreprises ont fermé ces derniers mois. Les autorités craignent que la crise mondiale ne provoque de nouveaux désordres.
La police «doit avoir une pleine conscience du défi que représente la crise financière internationale et faire de son mieux pour préserver la stabilité sociale», a dit le ministre de la Sécurité publique, Meng Jianzhu, cité par le China Daily.
Les médias officiels attribuent les émeutes à un projet de transfert du siège de l'administration dans un district voisin. Cette perspective, qui obligerait nombre d'habitants à déménager, inspire des craintes à certains quant à leurs perspectives de relogement et à leurs moyens d'existence.
Un calme précaire est revenu hier à Wudu, les autorités ayant décrété un couvre-feu, bouclé les principales rues et fait fermer des magasins, ont rapporté des habitants. «Il n'y a aucune émeute aujourd'hui, les rues sont bouclées. [...] On se fait arrêter si l'on sort après 22h, alors personne n'ose sortir», a dit un employé d'hôtel par téléphone à Reuters. «Il n'y avait que quelques milliers de pétitionnaires, mais la police a fait usage de gaz lacrymogènes, ce qui a rendu malade des femmes et des enfants et mis les autres en colère.»
La municipalité de Longnan a imputé mardi les émeutes à des «éléments criminels» ayant profité d'une plainte déposée par quelques dizaines d'habitants pour semer le chaos. Les autorités du Gansu ont déployé une force de sécurité spéciale pour rétablir l'ordre et demandé aux télévisions de «faire comprendre aux masses la véritable situation».
Lu Hao, chef du Parti communiste du Gansu, a ordonné aux autorités locales de frapper sans ménagement une «petite minorité animée d'arrière-pensées», tout en soulignant la nécessité de tirer les leçons des incidents à tous les niveaux, rapportait hier l'agence Chine nouvelle.
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