Israël - Musée sur un cimetière: indignation de la communauté musulmane
31 octobre 2008
Actualités internationales
Jérusalem — Les autorités musulmanes ont exprimé hier leur indignation après la décision de la Cour suprême d'Israël d'autoriser la construction d'un Musée de la tolérance entre les peuples sur le site d'un cimetière musulman à Jérusalem-Ouest.
Le mufti palestinien de Jérusalem, cheikh Mohammad Hussein, a dénoncé dans un communiqué «une décision grave» de la Cour suprême israélienne, qui «porte atteinte aux lieux saints musulmans».
Il a affirmé que cette décision s'inscrivait dans le cadre d'un plan israélien visant à «judaïser Jérusalem et à estomper son caractère arabe et musulman», s'étonnant que les promoteurs du projet aient baptisé Musée de la tolérance un ouvrage «dont la construction constitue un acte d'agression».
La Cour suprême d'Israël, saisie par des organisations musulmanes, a décidé mercredi d'autoriser la poursuite des travaux sur le site après avoir ordonné leur gel en 2006 pour examiner leurs recours.
Le musée, qui doit être conçu par le grand architecte américain Frank O. Gehry, auteur notamment du musée Guggenheim de Bilbao, en Espagne, ouvert en 1997, est censé «promouvoir la tolérance entre les peuples».
«Il s'agit d'une décision injuste de la Cour suprême. Nous appelons tous les Arabes de Jérusalem et les descendants des morts à continuer de se recueillir sur leurs tombes. Nous allons nous activer auprès du monde arabe et musulman afin qu'il fasse pression pour obtenir l'arrêt du projet», a pour sa part déclaré le chef du Mouvement islamique en Israel, cheikh Raëd Salah.
Ce mouvement est une organisation menant campagne notamment pour la préservation des lieux saints musulmans de Jérusalem.
Le député communiste arabe israélien Mohammad Barakeh a lui aussi dénoncé une tentative israélienne d'«effacer le caractère arabe et musulman de Jérusalem».
«Malheureusement, ce n'est pas la première fois que la Cour suprême donne blanc-seing à des décisions politiques injustes», a-t-il dit à l'AFP.
Lors de fouilles effectuées sur le site il y a quelques années par le département israélien des Antiquités, plus de 200 squelettes ont été exhumés pour être placés ailleurs.
Les avocats des promoteurs du musée, appuyés par la mairie de Jérusalem, s'opposent à toute modification des plans mais se sont déclarés prêts à transférer les tombes dans une partie du cimetière qui ne sera pas touchée par les travaux.
Cette option est catégoriquement écartée par les représentants de la population musulmane.
Le complexe géant, de 21 600 m2, en pierre de Jérusalem, en verre et en titane bleu, officiellement appelé «Centre pour la dignité humaine - Musée de la tolérance», devrait s'élever dans le centre-ville moderne de Jérusalem-Ouest. Le projet, dont le coût est estimé à 150 millions de dollars, est financé par le Centre Simon Wiesenthal, qui a édifié un musée du même nom à Los Angeles.
Le mufti palestinien de Jérusalem, cheikh Mohammad Hussein, a dénoncé dans un communiqué «une décision grave» de la Cour suprême israélienne, qui «porte atteinte aux lieux saints musulmans».
Il a affirmé que cette décision s'inscrivait dans le cadre d'un plan israélien visant à «judaïser Jérusalem et à estomper son caractère arabe et musulman», s'étonnant que les promoteurs du projet aient baptisé Musée de la tolérance un ouvrage «dont la construction constitue un acte d'agression».
La Cour suprême d'Israël, saisie par des organisations musulmanes, a décidé mercredi d'autoriser la poursuite des travaux sur le site après avoir ordonné leur gel en 2006 pour examiner leurs recours.
Le musée, qui doit être conçu par le grand architecte américain Frank O. Gehry, auteur notamment du musée Guggenheim de Bilbao, en Espagne, ouvert en 1997, est censé «promouvoir la tolérance entre les peuples».
«Il s'agit d'une décision injuste de la Cour suprême. Nous appelons tous les Arabes de Jérusalem et les descendants des morts à continuer de se recueillir sur leurs tombes. Nous allons nous activer auprès du monde arabe et musulman afin qu'il fasse pression pour obtenir l'arrêt du projet», a pour sa part déclaré le chef du Mouvement islamique en Israel, cheikh Raëd Salah.
Ce mouvement est une organisation menant campagne notamment pour la préservation des lieux saints musulmans de Jérusalem.
Le député communiste arabe israélien Mohammad Barakeh a lui aussi dénoncé une tentative israélienne d'«effacer le caractère arabe et musulman de Jérusalem».
«Malheureusement, ce n'est pas la première fois que la Cour suprême donne blanc-seing à des décisions politiques injustes», a-t-il dit à l'AFP.
Lors de fouilles effectuées sur le site il y a quelques années par le département israélien des Antiquités, plus de 200 squelettes ont été exhumés pour être placés ailleurs.
Les avocats des promoteurs du musée, appuyés par la mairie de Jérusalem, s'opposent à toute modification des plans mais se sont déclarés prêts à transférer les tombes dans une partie du cimetière qui ne sera pas touchée par les travaux.
Cette option est catégoriquement écartée par les représentants de la population musulmane.
Le complexe géant, de 21 600 m2, en pierre de Jérusalem, en verre et en titane bleu, officiellement appelé «Centre pour la dignité humaine - Musée de la tolérance», devrait s'élever dans le centre-ville moderne de Jérusalem-Ouest. Le projet, dont le coût est estimé à 150 millions de dollars, est financé par le Centre Simon Wiesenthal, qui a édifié un musée du même nom à Los Angeles.
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