Crise irakienne - Bagdad et l'ONU voient des «signes positifs»
Bush continue d'exiger un «désarmement complet»
26 février 2003
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Hans Blix attend de Bagdad une réponse «officielle» sur les missiles.
Washington — George W. Bush a déclaré hier que seul un «désarmement complet» de l'Irak peut éviter la guerre alors que Bagdad a fait état de «percées» dans le processus de désarmement sans pour autant apporter de réponse claire à la demande de l'ONU de destruction des missiles irakiens prohibés.
Répondant au chef des inspecteurs Hans Blix, qui a constaté n'avoir toujours pas reçu de réponse officielle de Bagdad en ce qui concerne la destruction des missiles sol-sol al-Samoud 2, le général Amer al-Saadi, conseiller du président irakien Saddam Hussein, a estimé que l'Irak et les inspecteurs de l'ONU avaient fait «certaines percées» ces jours-ci.
Sur les missiles, il a indiqué que la question est à l'étude. «Notre position est toujours la même, comme nous l'avons dit hier [lundi] et comme l'a dit le vice-président [Taha Yassine Ramadan]. C'est toujours à l'étude», a déclaré le général al-Saadi.
«Nous attendons toujours. Nous n'avons pas reçu de réponse officielle de la part des Irakiens», avait indiqué M. Blix hier matin, peu avant l'ouverture d'une réunion du collège des commissaires de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection de l'ONU (COCOVINU). Hans Blix a exigé que Bagdad commence à détruire d'ici le 1er mars ses missiles, dont les experts de l'ONU ont établi qu'ils dépassent la portée autorisée.
Le porte-parole de l'ONU à Bagdad, Hiro Ueki, a pour sa part salué comme «un signe positif» la coopération entre les experts de l'ONU et les Irakiens pour tenter d'établir si l'Irak a bien détruit des tonnes d'armes et d'agents biologiques en 1991.
Au lendemain du dépôt d'une nouvelle résolution à l'ONU par Londres, Washington et Madrid, affirmant que «l'Irak n'a pas saisi la dernière possibilité qui lui était offerte par la résolution 1441», M. Bush a déclaré que seul un «désarmement complet» de l'Irak pourrait éviter la guerre et que l'adoption d'une nouvelle résolution sur l'Irak serait «utile» mais pas indispensable.
«Comme je l'ai dit depuis le début, [une résolution] aiderait et serait utile, mais je ne crois pas que nous ayons besoin d'une deuxième résolution», a dit M. Bush à l'issue d'une réunion avec son conseil économique national. Alors que le sous-secrétaire d'État américain au contrôle des armements et à la sécurité nationale John Bolton a reconnu avoir échoué à infléchir la position de la Russie, qui reste opposée à une intervention militaire en Irak, le chancelier allemand Gerhard Schröder doit rencontrer aujourd'hui à Moscou le président russe Vladimir Poutine.
Une nouvelle réunion du Conseil de sécurité, toujours à huis clos, a été annoncée pour demain par l'ambassadeur d'Allemagne, Guenter Pleuger.
En Turquie, le gouvernement va demander au Parlement d'approuver le déploiement de quelque 62 000 soldats américains en Turquie pour une durée de six mois en prévision d'une guerre contre l'Irak, a annoncé hier le vice-premier ministre turc Mehmet Ali Sahin.
Répondant au chef des inspecteurs Hans Blix, qui a constaté n'avoir toujours pas reçu de réponse officielle de Bagdad en ce qui concerne la destruction des missiles sol-sol al-Samoud 2, le général Amer al-Saadi, conseiller du président irakien Saddam Hussein, a estimé que l'Irak et les inspecteurs de l'ONU avaient fait «certaines percées» ces jours-ci.
Sur les missiles, il a indiqué que la question est à l'étude. «Notre position est toujours la même, comme nous l'avons dit hier [lundi] et comme l'a dit le vice-président [Taha Yassine Ramadan]. C'est toujours à l'étude», a déclaré le général al-Saadi.
«Nous attendons toujours. Nous n'avons pas reçu de réponse officielle de la part des Irakiens», avait indiqué M. Blix hier matin, peu avant l'ouverture d'une réunion du collège des commissaires de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection de l'ONU (COCOVINU). Hans Blix a exigé que Bagdad commence à détruire d'ici le 1er mars ses missiles, dont les experts de l'ONU ont établi qu'ils dépassent la portée autorisée.
Le porte-parole de l'ONU à Bagdad, Hiro Ueki, a pour sa part salué comme «un signe positif» la coopération entre les experts de l'ONU et les Irakiens pour tenter d'établir si l'Irak a bien détruit des tonnes d'armes et d'agents biologiques en 1991.
Au lendemain du dépôt d'une nouvelle résolution à l'ONU par Londres, Washington et Madrid, affirmant que «l'Irak n'a pas saisi la dernière possibilité qui lui était offerte par la résolution 1441», M. Bush a déclaré que seul un «désarmement complet» de l'Irak pourrait éviter la guerre et que l'adoption d'une nouvelle résolution sur l'Irak serait «utile» mais pas indispensable.
«Comme je l'ai dit depuis le début, [une résolution] aiderait et serait utile, mais je ne crois pas que nous ayons besoin d'une deuxième résolution», a dit M. Bush à l'issue d'une réunion avec son conseil économique national. Alors que le sous-secrétaire d'État américain au contrôle des armements et à la sécurité nationale John Bolton a reconnu avoir échoué à infléchir la position de la Russie, qui reste opposée à une intervention militaire en Irak, le chancelier allemand Gerhard Schröder doit rencontrer aujourd'hui à Moscou le président russe Vladimir Poutine.
Une nouvelle réunion du Conseil de sécurité, toujours à huis clos, a été annoncée pour demain par l'ambassadeur d'Allemagne, Guenter Pleuger.
En Turquie, le gouvernement va demander au Parlement d'approuver le déploiement de quelque 62 000 soldats américains en Turquie pour une durée de six mois en prévision d'une guerre contre l'Irak, a annoncé hier le vice-premier ministre turc Mehmet Ali Sahin.
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