Turquie - Pas de voile à l'université, dit la Cour constitutionnelle
Ankara — La levée d'interdiction du port du foulard islamique à l'université est contraire la constitution laïque, a estimé hier la plus haute juridiction du pays, enterrant cette réforme défendue par le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir.
Appelé à se prononcer sur la légalité de cette réforme, le Conseil constitutionnel a estimé, bien que le port du voile relève «d'un choix et de la liberté individuels», que la levée de son interdiction dans les facultés était «ouvertement contraire aux principes de la laïcité» sur lesquels Mustafa Kemal s'est appuyé pour fonder la Turquie moderne.
Le Conseil avait déjà rejeté en juin dernier l'amendement constitutionnel soutenu par l'AKP, parti issu de la mouvance islamique, mais n'a rendu sa décision finale publique qu'hier.
L'AKP, qui dément vouloir instaurer la loi islamique comme l'en accusent ses opposants laïques, a affirmé qu'il respecterait la constitution.
«Nous n'avons aucune intention de remettre en cause les principes essentiels de la République», a déclaré le ministre de la Justice, Mehmet Ali Sahin.
Le port du foulard est une des questions les plus sensibles en Turquie, pays majoritairement musulman dont la constitution est d'inspiration laïque, et demeure un obstacle politique à la candidature turque à l'entrée dans l'Union européenne.
L'AKP juge que le port du voile relève de la liberté de culte, alors que les défenseurs de laïcité — magistrats, généraux et recteurs d'universités — le perçoivent comme une manifestation de la volonté gouvernementale d'imposer la charia par des moyens détournés.
Ce sujet a cristallisé le débat sur les aspirations de l'AKP, menacé d'être dissous pour atteintes aux principes de laïcité et finalement condamné, en juillet, à des sanctions financières par le Conseil constitutionnel.
Appelé à se prononcer sur la légalité de cette réforme, le Conseil constitutionnel a estimé, bien que le port du voile relève «d'un choix et de la liberté individuels», que la levée de son interdiction dans les facultés était «ouvertement contraire aux principes de la laïcité» sur lesquels Mustafa Kemal s'est appuyé pour fonder la Turquie moderne.
Le Conseil avait déjà rejeté en juin dernier l'amendement constitutionnel soutenu par l'AKP, parti issu de la mouvance islamique, mais n'a rendu sa décision finale publique qu'hier.
L'AKP, qui dément vouloir instaurer la loi islamique comme l'en accusent ses opposants laïques, a affirmé qu'il respecterait la constitution.
«Nous n'avons aucune intention de remettre en cause les principes essentiels de la République», a déclaré le ministre de la Justice, Mehmet Ali Sahin.
Le port du foulard est une des questions les plus sensibles en Turquie, pays majoritairement musulman dont la constitution est d'inspiration laïque, et demeure un obstacle politique à la candidature turque à l'entrée dans l'Union européenne.
L'AKP juge que le port du voile relève de la liberté de culte, alors que les défenseurs de laïcité — magistrats, généraux et recteurs d'universités — le perçoivent comme une manifestation de la volonté gouvernementale d'imposer la charia par des moyens détournés.
Ce sujet a cristallisé le débat sur les aspirations de l'AKP, menacé d'être dissous pour atteintes aux principes de laïcité et finalement condamné, en juillet, à des sanctions financières par le Conseil constitutionnel.
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