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Canada-France - Amitié indéfectible

La visite de Nicolas Sarkozy au Canada-Québec vendredi dernier aura été l'occasion de resserrer les liens de la France avec le Québec, mais aussi le Canada. Surtout avec le Canada pour qui le président français craque comme aucun de ses prédécesseurs depuis le général de Gaulle.
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  • Georges Paquet - Abonné
    21 octobre 2008 03 h 59
    Il y a bien plus que cela...
    Je trouve qu'il est un peu mesquin de déclarer, comme vous le faites dans votre dernière phrase, que dans le contexte de recherche de "business", M. Sarkosy se devait "sans doute de dire à Ottawa que l'amitié de la France serait désormais indéfectible."

    Vous n'avez sans doute pas bien entendu, ni bien compris, les nombreuses affirmations du Président français à l'effet qu'il suit depuis longtemps l'évolution politique et sociale du Canada. Vous devriez méditer cette phrase tirée de l'interview qu'il a accordée au National Post le 17 octobre. "J'aime beaucoup votre pays, c'est vrai. J'aime le Canada pour sa beauté, j'aime le Canada pour la chaleur et la générosité de ses habitants. J'ai aussi une très grande admiration pour votre pays, pour les valeurs qu'il porte, pour sa capacité à incarner la modernité et le changement, pour la manière dont il a fait de sa formidable diversité un atout. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le Canada est le seul pays mentionné dans la lettre de mission que j'ai adressée à tous les ministres du gouvernement après mon élection pour guider leur action, notamment dans le domaine de la réforme de l'Etat.

    Bien sûr, chaque pays a ses spécificités, son histoire, qui font que les réformes ne sont pas des produits d'exportation. Mais les valeurs qui les inspirent peuvent être les mêmes. Et c'est vrai que lorsque je parle d'"immigration choisie", ou lorsque je fais de la réhabilitation de la valeur travail le coeur de mon projet, je ne pense pas être très éloigné de ce qui se fait au Canada. Mais plus encore que dans le détail de telle ou telle réforme, c'est dans sa capacité à se remettre toujours en question, à refuser les tabous, à innover sans cesse que la société canadienne est, pour tous les réformateurs du monde, une source d'inspiration permanente."

    Si, après avoir bien compris cela, vous êtes toujours tenté par la mesquinerie, c'est qu'elle est indélogeable.
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  • Paule Savignac - Abonnée
    21 octobre 2008 07 h 05
    Pour Sarkozy, Bruxelles et Ottawa, même combat
    Je serais très curieux de savoir ce que dirait Monsieur Sarkozy, si la moitié des taxes et impôts français était perçue à Bruxelles, et les utilisations de ces sommes étaient fixées à Bruxelles pour le bien de la Communauté, avec des objectifs pan-européens concoctés, décidés et mis en place bien entendu par des élus de l'Atlantique à la Baltique. Très démocratique, on s'entend là-dessus.

    Pour mémoire, actuellement, le budget du 'centre' européen, la communauté européenne, fait un peu plus que 1% des PIB communs. Et Bruxelles perçoit environ ce même moins de 2% de chacun des pays.

    Au Canada c'est environ 25% du PIB commun qui est régi au 'centre', donc environ 25% nôtre qui est perçu à Ottawa. L'autre quart de notre PIB québécois va à Québec. Et Ottawa intervient partout, avec des objectifs définis par eux, où on y détient les grands pouvoirs, comme vient de dire Charest. Tout ça avec des élus, tout ce qu'il y a de plus démocratique... Heureusement qu'on a le Bloc, soit dit en passant.

    La moitié des taxes et impôts perçus à Bruxelles, les grandes décisions à Bruxelles... Allons donc ! Cela, pour le coup, créerait une révolution! Une ...division, dirions-nous.

    Les français ont rejeté avec 'Maastricht' le traité qui aurait permis de centraliser un peu plus la communauté, un tout petit peu. Rien de comparable à ce qu'on trouve au Canada, ça non!

    Et Sarkozy n'a pas, là non plus, complètement reconnu la chose... La nation française a tout de même parlé, souverainement.

    Marc.Bourdeau@polymtl.ca.
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  • Marc A. Vallée - Abonné
    21 octobre 2008 10 h 48
    Merci M. Paquet
    Très intéressant votre citation. Je m'empresse de consulter le National Post.
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  • Georges Paquet - Abonné
    21 octobre 2008 16 h 14
    À M Marc A. Vallée
    Si vous souhaitez obtenir tous les textes des discours et des interviews donnés par le Président français durant son séjour au Canada, je pourrais vous les faire parvenir à condition que vous me donniez votre adresse courriel.
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