Irak - Les non-alignés ne veulent pas d'une guerre américaine
Le MNA regroupe les deux tiers des pays membres de l'ONU
Photo : Agence Reuters
Pour Saddam et pour la paix: une manifestation antiguerre a rassemblé 100 000 personnes hier à Kuala Lumpur où se déroule le sommet du Mouvement des non-alignés.
Kuala Lumpur — Les ministres des Affaires étrangères des 114 pays du Mouvement des non-alignés (MNA) ont adopté hier à Kuala Lumpur le principe d'une résolution rejetant une intervention militaire unilatérale des États-Unis contre l'Irak et réaffirmant le «rôle central» de l'ONU pour résoudre la crise.
Ce projet de résolution doit être soumis au sommet des non-alignés qui se déroulera aujourd'hui et demain dans la capitale malaysienne en présence d'une soixantaine de chefs d'État et de gouvernement.
Représentant les deux tiers des pays membres des Nations unies, les chefs de la diplomatie du MNA demandent à l'Irak, membre des non alignés, de «continuer à se conformer activement à la résolution 1441» du Conseil de sécurité qui lui enjoint de coopérer «complètement» avec les inspecteurs en désarmement.
Sur Israël, le MNA a adopté un texte condamnant fermement Tel-Aviv pour les «crimes de guerre» et les «violations systématiques des droits de l'homme» dans les territoires occupés et demandant que leurs auteurs soient traduits devant le Tribunal pénal international.
Le projet sur l'Irak souligne qu'une guerre contre Bagdad serait «un facteur de déstabilisation dans toute la région et qu'elle aurait des conséquences humanitaires, économiques et politiques immenses pour tous les pays dans le monde».
Cette déclaration est en retrait par rapport au projet présenté par le bloc arabe au sein des non-alignés, jugé trop favorable à l'Irak.
Sur la Corée du Nord, autre pays membre du mouvement au centre d'une crise avec les États-Unis, le MNA a repoussé la tentative de Pyongyang de faire porter sur Washington la responsabilité de la crise nucléaire créée à la suite de la réactivation de sa centrale atomique de Yongbyon.
En revanche, le sommet du MNA doit condamner sans appel l'expression «axe du mal» rendue célèbre par le président Bush pour désigner trois pays membres du mouvement, l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord. Le projet de résolution souligne que les non-alignés «rejettent totalement l'expression "axe du mal" utilisée par un certain pays prenant pour cible d'autres pays sous le prétexte de combattre le terrorisme».
Hier soir, au cours d'une manifestation de plus de 100 000 personnes contre la guerre en Irak, le premier ministre malaysien Mahathir Mohamad a enfoncé le clou.
Il a accusé les puissances occidentales d'utiliser le terrorisme comme prétexte pour conquérir le monde. Selon lui, les États-Unis s'attaqueront, après l'Irak, à l'Iran puis à la Corée du Nord.
Ce projet de résolution doit être soumis au sommet des non-alignés qui se déroulera aujourd'hui et demain dans la capitale malaysienne en présence d'une soixantaine de chefs d'État et de gouvernement.
Représentant les deux tiers des pays membres des Nations unies, les chefs de la diplomatie du MNA demandent à l'Irak, membre des non alignés, de «continuer à se conformer activement à la résolution 1441» du Conseil de sécurité qui lui enjoint de coopérer «complètement» avec les inspecteurs en désarmement.
Sur Israël, le MNA a adopté un texte condamnant fermement Tel-Aviv pour les «crimes de guerre» et les «violations systématiques des droits de l'homme» dans les territoires occupés et demandant que leurs auteurs soient traduits devant le Tribunal pénal international.
Le projet sur l'Irak souligne qu'une guerre contre Bagdad serait «un facteur de déstabilisation dans toute la région et qu'elle aurait des conséquences humanitaires, économiques et politiques immenses pour tous les pays dans le monde».
Cette déclaration est en retrait par rapport au projet présenté par le bloc arabe au sein des non-alignés, jugé trop favorable à l'Irak.
Sur la Corée du Nord, autre pays membre du mouvement au centre d'une crise avec les États-Unis, le MNA a repoussé la tentative de Pyongyang de faire porter sur Washington la responsabilité de la crise nucléaire créée à la suite de la réactivation de sa centrale atomique de Yongbyon.
En revanche, le sommet du MNA doit condamner sans appel l'expression «axe du mal» rendue célèbre par le président Bush pour désigner trois pays membres du mouvement, l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord. Le projet de résolution souligne que les non-alignés «rejettent totalement l'expression "axe du mal" utilisée par un certain pays prenant pour cible d'autres pays sous le prétexte de combattre le terrorisme».
Hier soir, au cours d'une manifestation de plus de 100 000 personnes contre la guerre en Irak, le premier ministre malaysien Mahathir Mohamad a enfoncé le clou.
Il a accusé les puissances occidentales d'utiliser le terrorisme comme prétexte pour conquérir le monde. Selon lui, les États-Unis s'attaqueront, après l'Irak, à l'Iran puis à la Corée du Nord.
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