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Sarkozy choisit l'unité canadienne

Le président de la France veut aussi refonder le capitalisme

Le président français lors de son discours historique hier au salon bleu de l’Assemblée nationale.
Photo : Jacques Nadeau
Le président français lors de son discours historique hier au salon bleu de l’Assemblée nationale.
Québec — «Le monde n'a pas besoin de division, mais besoin d'unité», a déclaré Nicolas Sarkozy hier à Québec, au début d'une journée hyperactive où le président français a participé au Sommet Canada-Union européenne, prononcé un discours historique à l'Assemblée nationale, signé une entente sur la mobilité de la main-d'oeuvre avec le Québec, inauguré le Centre de la francophonie des Amériques et ouvert le Sommet de la Francophonie.

Rompant avec la politique datant des années 1970 selon laquelle «quel que soit le choix du Québec, la France l'accompagnera», le président français a plutôt choisi de favoriser une option hier, l'unité canadienne. «S'il y a quelqu'un qui vient me dire que le monde aujourd'hui a besoin d'une division supplémentaire, c'est qu'on n'a pas la même lecture du monde», a-t-il lancé au cours de la conférence de presse qui a suivi le Sommet Canada-Union européenne. Vantant le Canada, M. Sarkozy a soutenu que «ce pays grand comme un continent» a, «par son fédéralisme [...] décliné aussi un message de diversité et d'ouverture». Il estime que c'est là le devoir de son pays: «Peut-être que l'idée que je me fais de la France, c'est un pays qui rassemble et non pas qui divise.»

M. Sarkozy a tenu, dans toutes ses interventions de la journée, à doubler ce rejet d'une «division supplémentaire» d'une nouvelle formule, inspiré d'un commentaire du maire de Bordeaux, Alain Juppé, consacrant le caractère particulier et privilégié des relations entre le Québec et la France. Déjà, lors de la remise d'une décoration à la chanteuse Céline Dion, M. Sarkozy avait souligné que les Québécois étaient à ses yeux «des frères» et les Canadiens, «des amis». Ainsi, dans son discours à l'Assemblée nationale, en après-midi hier, M. Sarkozy a déclaré: «Ce que la France sait au fond d'elle-même, c'est qu'au sein du grand peuple canadien il y a la nation québécoise, avec laquelle elle entretient une relation d'affection comme il en existe entre les membres d'une même famille.»

Plus tôt, il avait déclaré: «Moi, je suis pour plus plus, pas moins moins. Je sais parfaitement qu'au Québec il y a des francophones qui font partie de notre famille. Ça, je le sais. Mais les francophones de ma famille ne me demandent pas de ne pas considérer le Canada, grand continent en vérité, comme des amis.» D'ailleurs, M. Sarkozy a répété deux fois qu'il reviendra au Canada l'an prochain, «dans un autre contexte». Il dit vouloir «visiter une autre partie du Canada». Ainsi, a-t-il insisté, «tout le Canada [verra] en toute la France un ami, un partenaire, un allié, sur cette terre d'Amérique du Nord où vous avez su tellement bien faire le mélange de ce qu'il y a de mieux aux États-Unis, de ce qu'il y a de mieux en Europe, pour en faire quelque chose de très original, qui s'appelle le Canada, un facteur de stabilité de paix dans le monde».

La prise de position de M. Sarkozy a ravi le premier ministre Stephen Harper — que le président venait de tutoyer et d'appeler par son prénom. «C'est difficile pour moi d'être en désaccord avec ça. Je peux dire seulement que le président a dit clairement la vérité historique: le Canada et la France sont des alliés, des partenaires, des amis, c'est une reconnaissance claire de notre relation.» Le premier ministre canadien a tenu à souligner que les Canadiens anglophones comprennent la «nature spéciale» de la relation entre la France et le Québec.

Sommet Canada-Union européenne

Plus tôt, le président Sarkozy, le premier ministre Harper et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont tenu le Sommet Canada-Union européenne, à la citadelle de Québec. Ils ont été accueillis — sous les bruits d'hélicoptères policiers — selon le protocole canadien par la locataire des lieux, la gouverneure générale Michaëlle Jean, ainsi que par une haie d'honneur d'une quarantaine de soldats du XXe Régiment en costume d'apparat rouge.

Le sujet de la crise financière a quelque peu bousculé l'ordre du jour, qui devait principalement porter sur le projet de libre-échange Canada-Union européenne. Un des plus ardents défenseurs de ce projet, Jean Charest, qui en a fait depuis des mois la pierre d'assise de son «nouvel espace économique», soutenait encore mercredi que les négociations pourraient être lancées hier. Or, dans le communiqué final, on annonçait plutôt que l'Europe et le Canada «avaient convenu de s'efforcer de conclure un accord économique qui soit exhaustif et historique». Ainsi, des «mandats officiels» seront définis dans les prochains mois «en vue d'entamer des négociations dès que possible en 2009 pour établir un partenariat économique».

Discours de Jean Charest

Vers 15h, le premier ministre du Québec, Jean Charest, avait accueilli le président français devant le parlement de Québec. Plus tard, au salon bleu, en présence de nombreux dignitaires dont trois anciens premiers ministres, Bernard Landry, Lucien Bouchard et Pierre Marc Johnson, et le magnat Paul Desmarais, M. Charest a prononcé un discours cérémonieux et chargé d'histoire: «Nous sommes unis par le temps, par le coeur et par le sang», a-t-il dit de la France et du Québec. Il a décrit la langue française comme «le sang qui coule dans nos veines». M. Charest, non sans un certain lyrisme, a rappelé la lutte que les Québécois ont menée pour sauvegarder la langue française. Il a soutenu que l'architecte Taché, qui avait conçu le parlement, y avait gravé la devise «faisant ainsi allusion aux deux héritages français et britannique qui constituent le Québec». Se penchant sur les liens qui unissent la France et le Québec, il a rappelé que «trois siècles après que des fils de France eurent posé le pied au cap Diamant, des fils du Québec faisaient à deux reprises le chemin à rebours aux côtés des alliés pour libérer la France». Avant de céder la parole au président français, il lui a lancé: «Aujourd'hui et en ces lieux, c'est vous qui avez un accent.»

Dans son discours, Nicolas Sarkozy s'est fait moins catégorique que lors de son point de presse en matinée. Il a d'ailleurs retranché de son texte quelques passages, tels que: «Je me souviens des conférences de Québec: celle de 1864, qui a débouché sur la fédération canadienne.» Au reste, il a soutenu que «le mot "identité" n'est pas un gros mot. Car s'il n'y avait pas d'identité, il n'y aurait pas de diversité». Il a insisté pour dire qu'il souhaitait rompre avec une certaine nostalgie qui a empreint les relations entre le Québec et la France. «Mais être fidèle aux anniversaires et aux commémorations, c'est regarder l'avenir, pas simplement le passé. Et ce que nous avons à faire ensemble, c'est l'avenir.» Une des manières de le faire, à ses yeux, est de conclure une entente sur la mobilité de la main-d'oeuvre comme celle qu'il a signée au salon rouge après son discours. «C'est une étape historique. À quoi sert-il de dire qu'on s'aime si le diplôme qu'on a dans un endroit où on s'aime amène suffisamment d'amour, mais pas assez de droits?»

Refonder le capitalisme

M. Sarkozy a par ailleurs consacré une partie de son discours à la crise financière. Reprenant en l'amplifiant le discours qu'il avait récemment prononcé à Bruxelles, il a déclaré: «Oui, mesdames et messieurs, le monde va mal» et a répété qu'il fallait par conséquent «refonder un capitalisme plus respectueux de l'homme».

À ses yeux, il faut «en finir avec un capitalisme financier obsédé par la recherche effrénée du profit à court terme, un capitalisme assis sur la spéculation et sur la rente. Il faut réintroduire dans l'économie une éthique, des principes de justice, une responsabilité morale et sociale. Il faut refonder un capitalisme sous peine de voir le système le plus efficace que l'on ait inventé être contesté et vaciller sur ses bases». Ainsi, les institutions de Bretton Woods devraient être réinventées, notamment lors d'un G8 élargi avant la fin de novembre. Selon lui, il n'y avait pas «meilleur endroit» pour «appeler à cette refondation que cette Assemblée, au Québec». Car l'histoire de la nation québécoise «témoigne de l'attachement aux valeurs de l'humanisme, de la diversité, de l'ouverture, de la démocratie et de la tolérance».

Au moment d'écrire ces lignes, M. Sarkozy reprenait l'essentiel de ce message devant les quelque 40 chefs d'État réunis à Québec pour le Sommet de la Francophonie.
 
 
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  • Michèle Bourgon - Inscrite
    17 octobre 2008 22 h 53
    Au nom de qui?
    Au nom de qui Sarkozy choisit-il l'unité canadienne ?
    Au nom de quoi?

    Éclairez-moi.
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  • Yvan Honorat - Inscrit
    17 octobre 2008 23 h 59
    Donner des lecons aux autres
    Il est incroyable de lire ce genre de chose, comment un President, de surcroit francais, se permet il de faire des commentaires d ela sorte....l'autosuffisance de cet homme lui en fait oublié la séparation qu'il y au sein même de son pays avec la Corse et les corses eux mêmes...Pourquoi n,est il pas arriver à faire une France unie en y incluant la corse ? ..Trop pas perdre, ou trop peur que sa maison ne finisse en cendre ? Comment un personnage aussi megalomane se permet il de nous donner des lecons ? Et nous, ne nous ressenblons nous pas à des moutons... ne pas répondre à ce genre de propos..qui sommes nous ? N,avons nous plus de fierté ? Arrêtons de nous gargariser avec un hypothétique Québec indépendant et notre différence culturelle ...bougeons nous le cul et arrêtons de nous le faire botter par un pseudo-président républicain qui préfére rejoindre son ami de toujours Georges W Bush pluTôt que d'assister à la conférence sur la perte de la langue francaise dans le spays francophones.
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  • Hubert Larocque - Abonné
    18 octobre 2008 01 h 05
    Sarkozy, un autre "fédéraliste".
    Le président Sarkozy vient de montrer qu'il est un bien petit personnage, politiquement semi-inculte et superficiel. Il a balayé du revers de la main la politique de ses grands prédécesseurs, il a platement épousé le discours d'Ottawa et bafoué la plus profonde et la plus naturelle aspiration des Québécois. Surtout, il a démontré une ignorance profonde de l'histoire du Québec et des Canadiens français. S'il avait un peu lu au lieu de proférer avec effronterie des sottises sur la confédération canadienne, il saurait que notre peuple, aujourd'hui comme hier, doit combattre pour sa survie. La Confédération canadienne a longtemps bafoué nos droits et nous les a cyniquement supprimés. Ce n'est pas un bilinguisme de façade ni de trompeuses déclarations d'amour, alors que le Canada nous tient à genoux, qui peuvent réparer l'érosion de notre identité, l'assimilation galopante de nos minorités et les méfaits de la clause Canada qui annulent la loi 101 sur le territoire même du Québec.
    Monsieur Sarkozy, il faut vous accuser d'ingérence dans les affaires du Québec. Vous n'avez aucun droit à décider pour nous de ce que pouvons devenir, ni à condamner pour nous une « division » qui nous sauverait d'une « unité » qui nous a été si néfaste et à laquelle nous devons notre déclin.
    Nous souhaitons que le meilleur de la France vous rappelle à vos devoirs et vous indique clairement comment on peut servir les intérêts de la francophonie. Votre premier devoir en tant que chef de la France consiste à ne rien dire et à ne rien faire qui nuise au fait français là où il est encore vivant, et là où il aspire à l'appui d'un État autonome, -seul capable d'assurer sa survie et sa vitalité dans l'histoire. Vous pourriez utilement relire le Général de Gaulle et y puiser une
    l'inspiration d'une grande politique. En attendant, rentrez vos leçons de « morale » politique. Le Québec aspire à autre chose que des conseils de démission et de dépendance de la part de ceux qui devraient parler à la hauteur de la France.
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    18 octobre 2008 01 h 53
    Desmarais et son copain Sarko
    En entendant le discours qu'à fait le président Sarkozy à Québec (un baume pour Harper après les résultats électoraux décevants qu'il a connus au Québec mardi) on voit bien qu'il a été influencé par son copain Desmarais.

    De toute manière, je ne suis même pas sûr que cette question des relations France-Québec-Canada l'intéresse-t-elle vraiment. La rencontre qu'il doit avoir avec Bush lui apparaît beaucoup plus importante.

    Heureusement que ce politicien - de plus en plus critiqué par ses compatriotes - ne sera pas toujours le président de la France !
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  • Belanger Marc - Inscrit
    18 octobre 2008 05 h 58
    Désespérant
    Non, non, je ne parle pas des propos de Sarkozy mais de l'article.

    Ce que les Québécois peuvent tout à fait faire (élections, référendum, etc.) sous une forme légale respectant la démocratie et les lois internationales... mais qu'ils ne font pas, vous l'exigez absoluement de la France et de son représentant sous des formes illégales ne respectant pas la démocratie et les lois internationales.

    Ne vous étonnez pas ensuite de désespérer l'exécutif et les gouvernants français.

    Pensez-vous que si de Gaulle était toujours là, venant à Québec il pourrait déclarer à nouveau (après deux référendums négatifs) "vive le Québec libre" ? Bien sûr que non.
    Sauf à être ridicule devant la communauté internationale ou à considérer que les électeurs québécois sont incapables intellectuellement de comprendre ce qu'il y a d'écrit sur les bulletins de vote qu'ils choisissent.

    La différence entre de Gaulle et Sarko est là : les deux référendums. Pas ailleurs.

    La France est membre fondateur de l'Union Européenne, elle en est l'un des moteurs (sans la France, l'Union cesse d'exister), Sarkozy est l'actuel président du Conseil européen.
    L'Union se méfie comme de la peste de l'éclatement du continent européen... et vous voudriez que la France en particulier et l'Europe en général déclarent ouvertement (même si elles peuvent le penser) que les autres continents ont vocation à se diviser.
    Quelle serait la crédibilité d'une telle politique ? Aucune.

    La France est contre les divisions supplémentaires... mais est-elle contre le fait que Bruxelles et la Wallonie se rattachent à la France. Sûrement pas !

    Le Canada est un ami, le Québec est un frère... même chose en Belgique où la Flandre est un ami et Bruxelles-Wallonie est un frère.
    Ca ne vous fait pas réfléchir ?

    Où est donc fondamentalement la différence entre Sarko (contre la division mais faisant une distinction acceptant le déplacement de frontière via le rattachement) et de Gaulle pour qui un Québec indépendant avait naturellement vocation à être lié à la France ?
    Ben en fait, il n'y en a pas.
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  • Sylvain Deschênes - Abonné
    18 octobre 2008 06 h 36
    Je me souviens, point
    La devise du Québec n'a jamais été un hommage à deux origines comme le fantasment les Anglais, confortés ici par le sbire de Paul Desmarais.


    Notre devise est Je me souviens tout simplement
    http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Quebec_-_
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  • Lapirog - Abonné
    18 octobre 2008 06 h 47
    La question qui tue: le capitalisme est-il réformable?
    Le capitalisme a à une époque a fait évoluer les pays qui furent pionniers dans le développement économique,comme les USA,le Canada, l'Europe de l'Ouest etc.Nous sommes aujourd'hui confrontés à une crise majeure du système non seulement financier mais également économique contrairement à ce que laissent entendre faussement les ténors qui défendent le système sans se poser la question fondamentale: est il réformable ce système et à quel prix pour les populations dites de classe moyenne.Un autre élément qui s'ajoute au débat qui ne se fait pas est le suivant; où en sommes-nous avec le degré réel de pollution de notre mère-terre?Les changements climatiques très présents nous signalent tous les jours du degré alarmant de ce développement anarchique qui feint d'ignorer les ravages causés par un tel comportement.Posons nous la seule et urgente question fondamentale: est il temps de faire enfin un vrai constat de notre système économico-financier et d'en tirer les bonnes conclusions.Faudrait peut être commencer par le début,c'est à dire inviter d'autres spécialistes dans nos médias qui ne sont pas de simples courroies de transmission de l'idéologie dominante.
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  • Francine Ouellet - Inscrite
    18 octobre 2008 07 h 42
    l'agité du bocal
    c'est un digne fils de Desmarais,ce dernier acharné à rapetisser le Québec.
    Pierre Bonenfant, heimatlos
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  • Marc A. Vallée - Abonné
    18 octobre 2008 08 h 36
    Une mission pour le Québec
    Dans son discours du 17 octobre 2008 à l'Assemblée Nationale, le président Sarkozy a fait évolué la relation entre le Québec et la France des 40 dernières années. Il y a 40 ans, c'était les retrouvailles, alors que la France pansait ses plaies de la guerre d'Algérie et se préparait à Mai 68, pendant que le complexe industrialo militaire américain se développait sur un fond de guerre froide, et pendant que le Québec s'ouvrait au monde avec le dernier premier ministre canadien unilingue anglais. Aujourd'hui, le monde a changé. La France se découvre un rôle dans une Europe à 27. La langue n'est plus seulement porteuse de vision, elle est aussi porteuse de civilisation.

    « Votre mission, si vous l'acceptez, ... » La mission que le président Sarkozy confie aux Québécois, ils s'y sont déjà engagé en votant en majorité pour le Bloc Québécois à la chambre des Communes, au risque de faire reculer le français dans la fonction publique canadienne, mais comptant sur le réseau francophile canadien pour veiller au grain, ne mentionnons que Graham Fraser, commissariat aux langues officielles. C'est qu'il ne s'agit plus simplement de sauver la tribu, mais de jouer un rôle dans le monde, de défendre les valeurs québécoises face au reste du Canada et aux Etats-Unis. Le président Sarkozy rappelle que les valeurs québécoises sont au fond des valeurs européennes, que les Québécois ont défendu d'instinct. Il nous encourage à les défendre dans un monde ravagé par la crise économique, environnementale, etc. Il voit le Québec comme un allié, non seulement de la France, mais surtout de l'Europe, dans ces changements planétaires.

    Est-ce que les souverainistes doivent être déçus? La tendance souverainiste est un moteur du dynamisme québécois avec lequel il faudra continuer à compter. Mais, le message du président français est que l'Europe, face aux Etats-Unis, a besoin d'un Canada fort allié à l'Europe. La France, comme partenaire important de l'Europe, confie au Québec comme mission de l'aider dans l'atteinte de cet objectif. Tous les Québécoises et les Québécois devraient être fiers de la confiance qu'on leur porte et des responsabilités qu'on leur confie.
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  • Gilles Delisle - Abonné
    18 octobre 2008 08 h 41
    Le Président français devrait se mêler de ses affaires.
    Quelques jours après que le Québec ait envoyé 50 députés souverainistes à Ottawa, et ce, pour une sixième élection consécutive, le Président s'est aventuré sur un terrain qu'il connaît mal. Un jour, le Québec sera un pays et la présidence française regrettera ces paroles. Le Québec vivra comme un pays normal ou s'éteindra! Si ce pays avait eu un premier ministre digne et fier, pas un poltron ou un incapable, il y aurait dû avoir une réplique immédiate au discours du Président pour apporter les nuances nécessaires. Le Québec n'avait pas le droit de laisser ce Monsieur, fortement influencé par son ami Desmarais, qui est loin d'être l'ami des Québécois, s'ingérer dans les affaires intérieures de notre pays.
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  • Zach Gebello - Inscrit
    18 octobre 2008 10 h 27
    New World Order
    L'humanisme relativiste des Sakozion Bush Rockefeller et compagnie, imposé dans nos écoles, ce ne s'applique pas à Israel, mais à tous les autres.

    Pour eux, Israel est même un pays Europeen !

    International Humanist and Ethical Union
    The world union of Humanist organizations
    http://www.iheu.org/taxonomy/term/402

    Ne leur envoyez pas un commentaire "tendencieux", ils ne le publieront pas. Seule leur partisannerie est "humaniste" ! :-)
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  • Fernand Trudel - Abonné
    18 octobre 2008 10 h 34
    Au nom du souvenir
    La devise du Québec est «JE ME SOUVIENS». Il semble que certains ont la mémoire courte. C'est vrai que la révolution tranquille a jeté l'eau du bain avec le bébé. On a tiré les curés dehors, la pratique religieuse et l'enseignement de l'histoire de notre pays. On a aussi enlevé le crucifix des écoles et fermé nos gymnases.

    Willianm Lyon Mackenzie king, le premier ministre du Canada a conscrit les canadiens pour sauver la France de l'envahisseur hitlérien. Et ca, au grand dam des québécois anti-conscription. On a même assisté à des mariages collectifs au Québec pour éviter la guerre. J'en suis un produit, je suis un babyboomer.

    Avez vous oublié Mme Bourgon les plages de Normandie où des dizaines de milliers de québécois sont morts pour sauver la France et au nom de la chère liberté démocratique dont nous jouissons tous au Canada? L'Afghanistan c'est de la p'tite bière à coté des sacrifices humains du Canada et du Québec consentis en 1914-1918 et en 1939-1945. D'ailleurs, on appelait nos soldats de la première guerre ainsi : « chair à canon». Et dire que leur drapeau était l'Union Jack anglais...

    Je présume que vous êtes, Mme Bourgon, de la génération où l'histoire n'était plus enseignée par nos profs souverainistes et athés. Pourtant ce sont des faits vérifiables...

    Il ne faut pas oublier que le Canada, une domination britannique (Dominion of Canada) a gagné par ces guerres son indépendance de la couronne et le droit de devenir un pays ayant un siège à l'ONU. Le drapeau du Canada est né après guerre tout comme celui du Québec.

    Au fait, vous lirez le billet de Richard Martineau aujourd'hui «Dessine-moi un drapeau...», Vous y apprendrez que notre identité prend le bord surtout avec les chasses aux sorcières pour être accueillant envers les immigrants. Saviez-vous que le drapeau du Québec a une croix qui signifie notre foi catholique ? Nos profs après avoir enlevé les crucufix dans les écoles, vont-ils pousser l'audace juisqu'à l'enlever du drapeau ??? Au nom de qui efface t'on notre passé ???

    C'est vrai qu'à force d'enlever les symboles témoins de notre histoire, on fini par se poser des questions existentielles comme Mme Bourgon...

    Quant à moi, Sarkosy a eu un discours d'avenir. À l'heure ou l'économie mondiale est chancelante, il est temps de redéfinir une économie plus ouverte, plus humaine. Une économie de partage des richesses et du savoir tout en respectant notre environnement. Les crises mondiales font rage dans tous les pays et les chefs d'état devront s'unir et non se confronter.

    La thèse souverainiste est dépassée et relève du colonialisme et de son esprit. La perspicacité et l'entêtement d'un peuple à survivre suscite l'admiration du monde. Il ne faut pas pour autant se refermer sur nous même et nourrir des sentiments de haine envers nos voisins. Au contraire, il faut s'ouvrir sur le monde et apprendre à tirer notre épingle du jeu. On est rendu loin des querelles Ottawa-Québec sur la présence internationale du Québec, le sommet de la francophonie le démontre très bien et on n'a pas vu Harper remettre tout en cause quand la France et le Québec ont signé cette entente de réciprocité sur la mobilité de la main-d'oeuvre...

    En conclusion cette phrase choc de Sarkosy que j'ai adorée: «C'est une étape historique. À quoi sert-il de dire qu'on s'aime si le diplôme qu'on a dans un endroit où on s'aime amène suffisamment d'amour, mais pas assez de droits?»
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  • Claude Stordeur - Abonné
    18 octobre 2008 10 h 57
    Sarko devrait s'adresser aux partis «fédéraliste»
    Il est impensable que depuis 1976 ces grands partis qui veulent l'unité du pays, n'aient pas trouvés une solution qui satisfassent touts les partis.

    Le séparatisme n'existe que si le gouvernement fédéral est trop centralisateur et ne laisse pas aux provinces assez de pouvoir pour représenter leurs différences au sein de la nation.

    Il est temps que les spéculateurs monétaires et gouvernementaux soient mit au pas... Mais que peut faire un premier ministre qui réfléchis en pronvincial aux niveaux fédéral?
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  • Claude Archambault - Inscrit
    18 octobre 2008 10 h 59
    Merci aux Ouellet,Deschênes, Bélanger, Gervais, Larocque, Honorat, Bourgon et tous les autres qui suivront avec des inepties semblables.
    Merci à vous tous, vous démontrez encore une fois l'intolérance des souverainistes. C'est le crois ou meure. M. Bourgon se demande au nom de qui? Mais oui demandons à l'ignoble DeGaule au nom de qui il parlait quand il a dit son Vve le Québec Libre. M. Sarkozy parle au nom des plus de 60% de la population qui sont contre le Québec pays. Donc il parle pour la majorité.

    Mais je suis ravis de voir comment tous et chacun vilipendez ceux qui ne sont pas du même avis, et surtout ceux qui avec l'exérience et une nuvelle connaissance des choses change d'avis et maintenant ne vois plus la souveraineté comme étant un but ou même une nécéssité.
    Une chance que la nouvelle Merci à vous tous, vous démontrez encore une fois l'intolérance des souverainistes. C'est le crois ou meure. M. Bourgon se demande au nom de qui ? Mais oui ! Allons donc demandez cet ignoble DeGaule au nom de qui il parlait quand il a dit son Vive le Québec Libre. Le premier ministre du Canada aurait du demander son expulsion manu militari du pays. DeGaule cet ingrat avait il oublié le millier de Canadien qui on donnés leur vies pour aider la France et l'Europe durant les 2 guerre mondiale ? M. Sarkozy parle au nom des plus de 60% de la population qui est contre le Québec pays. Donc il parle pour la majorité. Certain pousse l'audace de dire que Sarkozi viens se m^ler des affaire interne, celle-là est la plus drôle ou étaient ces gens lors du passage du méprisable DeGaule

    Mais je suis ravis de voir comment tous et chacun vilipendez ceux qui ne sont pas du même avis, et surtout ceux qui avec l'expérience et une nouvelle connaissance des choses change d'avis et maintenant ne vois plus la souveraineté comme étant un but ou même une nécessité.
    Une chance que la nouvelle génération est plus ouverte et que les dinosaures de la souveraineté est une espèce en voie de disparition.

    Merci M. Sarkozi par vos paroles pleines de sens et de bon sens vous allez, je l'espère, créer un climat gênant pour souverainiste et un terre infertile à cette idée en France pour vos successeurs, qui pourront voir les avantage de votre paris. Je vous souhaite une très longue présidence
    génération est plus ouverte et que les dinnosaures de la souveraineté est une espèce en voie de disparission.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    18 octobre 2008 11 h 06
    @M. Delisle
    Oui il y a 50 députés du Bloc à Ottawa mais ils ne représentent que 22% de la population inscrite, plus de 60% de Québécois qui ont votés contre le Bloc. Et que dire de l'ignoble Degaule? Était il correcte pour lui de se prononcer ? La France a t elle l'obligation de supporter la souveraineté ? Moi je ne crois pas, surtout qu'elle n'a l'appui que de 30 à 40% des Québécois, ce qui montre que l'appui est mou.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    18 octobre 2008 11 h 34
    @ M. Gilles Délisle
    Où étiez vous quand DeGaule a prononcé son 'Vive le Québec libre'? Lui avez vous dit de se mêler de ses affaires?
    Paul Lafrance
    Québec
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  • Bernard Gervais - Abonné
    18 octobre 2008 11 h 49
    @ M. Archambault (bravo M. Delisle !)
    M. Archambault,

    Vous décrivez les souverainistes qui écrivent sur ce blogue comme des personnes intolérantes. Mais, en lisant votre texte, je me rends compte comme vous l'êtes tout autant avec ceux qui ne partagent pas votre opinion.

    Nous sommes en démocratie. Si vous êtes un ardent fédéraliste, c'est votre droit. Cependant, ceux qui ne partagent pas votre avis ont aussi le droit de s'exprimer !

    M. Delisle,

    Entièrement d'accord avec vous.
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  • Henri Huynh - Inscrit
    18 octobre 2008 12 h 20
    Le grand drame de la pensée unique
    Wowowow ! Voilà des commentaires excessifs de lecteurs radicaux qui oublient les référendums passés et les 40 ans qui séparent le Général et le Président.

    Cependant, la présence du Nicolas Sarkozy au sommet, la double-visite cette année du Premier Ministre Français, François Fillon, et les multiples interventions de la France à l'endroit du Canada montrent que le Québec sera toujours accompagné et soutenu dans ses choix, qui ne sont pas ceux de ses partis politiques, mais ceux du peuple québécois, n'en déplaise à certains critiques en bras de chemise.

    Deux référendums : plus on avance dans le temps, plus il sera difficile de mettre en avant l'indépendance du Québec, dont l'économie est de plus en plus intimement liée à celle du Canada. Je ne vais pas faire plaisir à quelques collègues du BQ, mais ça va prendre une sacrée campagne de sensibilisation sur ce sujet. Le BQ peut se satisfaire des 50 sièges remportés, mais il doit également se soucier en arrière-plan du soutien populaire qu'il reçoit à chaque élection, base et relais essentiels de sa mission première. Parce qu'un parti fort ne signifie pas l'acceptation intégrale de ses valeurs, dogmes et projets.

    Entre donner des leçons et donner son point de vue, il y a une différence que n'hésitent pas à éluder les lecteurs les plus durs du Devoir. Admettez que l'Est Canadien (dont l'Ontario) perd de son influence face à l'Ouest (notamment l'Alberta). Vous me rejoindrez alors sur ce point de vue qu'il faille remettre en question les stratégies de développement et d'ouverture sur ce monde qui change.

    Aujourd'hui, les gens se séparent quand ça va mal et n'osent plus communiquer pour tenter une résolution (par commodité ou par paresse). La Seconde Guerre Mondiale nous a pourtant montré à quel point de nouveaux horizons sont possibles, avec un esprit d'unité. Si je devais me souvenir du passé pour en vouloir aux gens, je serais misanthrope introverti. Je me souviens aussi des grands moments de l'histoire, avec ou sans H majuscule !

    Il faut cultiver son histoire et on peut trouver des similitudes entre le Québec et le Japon : deux pays avides de leur identité, mais dans quel but ? Pour mieux rentrer dans la mondialisation. C'est sur la deuxième partie de l'énoncé qu'il faut mettre l'accent car il y a une finalité à toute réflexion.

    La France, le Québec et l'Afrique sont les centres névralgiques de la francophonie, une philosophie alternative pour une nouvelle approche des questions d'actualités. Je suis vraiment heureux que ce sommet soit la révélation d'une francophonie renforcée : il n'y a jamais eu autant de participants (55 nations) à ce sommet, depuis le premier sommet à Versailles en 1986.

    Ce qui nous unit indubitablement, c'est notre langue. Ce qui est inhérent aux familles, ce sont ces divergences de point vue qui ne sont pas perpétuelles et qui, contrairement à la pensée unique, sont loin de rendre des discussions stériles. Le monde attend de nous d'être des exemples dans cette vision d'unité et que nous tentons d'expliquer, d'appliquer et de diffuser.
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  • camelot - Inscrit
    18 octobre 2008 12 h 32
    Sarko qui ?
    La position politique à l'égard du Québec du président français reflète son manque de jugement, sinon de culture. Depuis quand les Québécois ont-ils besoin d'entendre les positions de Paul Desmarais de la bouche de son ami ? Rien de plus comique que de l'entendre parler "d'unité canadienne". C'est de l'ingérence dans notre volonté d'affranchissement du colonialisme hypocrite. On se souvient très bien du grand général à la vision prophétique. On aura vite oublié, comme bien d'autres, celui qui s'est prêté au jeu des guignols d'Ottawa. Sarko qui ?
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  • Michèle Bourgon - Inscrite
    18 octobre 2008 12 h 42
    Houppelaye!
    Monsieur Archambault vient nous dire que Sarkozy parle au nom des 60% des Québécois qui ne veulent pas la souveraineté.
    Ah oui? Et qui l'a mandaté ? Un Français parlerait au nom des Québécois ? Ben là...Ca ne fait pas un tipeu colonisé ça là ?

    Les plages de Normandie... me rappelle monsieur Trudel. Une page d'Histoire bien triste, il est vrai. Mais...qu'est-ce que les plages viennent faire dans ce débat ? Le grain de sable dans l'engrenage ? Je ne saisis pas bien.
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  • Etienne Merven - Inscrit
    18 octobre 2008 12 h 42
    Réveillez-vous!
    Pas possible ce que je lis...
    M. Sarkozy a entièrement raison. Il est ici pour la forme et, d'ailleurs, il s'empresse d'aller voir Bush en nous faisant un pied-de-nez, et nous restons pris avec une bande de rigolos qui ont la main tendue... La francophonie, il s'en contrefout. Il veut que son pays et l'Europe marchent. Le reste n'est que de la litérature!
    Je l'ai déjà dit : la France s'en fout pas mal du Québec, de la souveraineté, de la francophonie, etc., etc. Les richesses de l'Afrique l'intéressent bien plus que les 2 X 4 du Québec. Par les temps qui courent, il est plus sûr d'aller sourire à Bush que de faire le loustic ici. Comment lui donner tort?
    Et quand je vois tous ces Québécois, et pas des moindres, qui passent leur temps à, excusez l'expression, « lécher le cul » de la France et des Français, je me demande bien ce qu'ils ont dans la tête. Il n'ont pas encore compris que la France les a lâchés depuis belle lurette. Ils vivent dans un rêve, s'accrochent aux paroles malheureuses du grand Charles, font des ronds de jambe pour amadouer un pays, qui leur manifeste carrément son désintéressement. Ils vivent dans le passé. mais quels dinausores?
    La Nouvelle-France a été colonisée par des Français, un point, c'est tout. C'était il y a très longtemps. C'est fini. La France ne s'intéresse pas plus aux Québécois qu'elle s'intéresse aux Mauriciens de souche française. les Québécois qui misent sur la France ont tout faux. Pourquoi regarder si loin, alors que le salut est au sein du Canada?
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    18 octobre 2008 12 h 58
    Archambeault le tireur de roches !
    Merci cher monsieur de nous prouver que l'on a raison de ne pas être de votre avis. Même les fédéralistes qui se respectent n'adhèrent pas à vos crachats.

    Moi j'aime bien cette astuce polémiste qui consiste à faire ce que l'on reproche aux autres pour en démontrer la laideur.

    Lâchez pas, vous en recevrez aussi des roches.

    ...
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    18 octobre 2008 12 h 58
    Sarkozy et ses amis haut placés
    Sarkozy est le nouveau Louis quinze de la France, il vend la France aux États-Unis et à la mondialisation anglicisante, trahit le Québec dans son droit à la sauvegarde de sa diversité et à une indépendance future. C'est un Président courtisan de ses mentors financiers dont l'ombrageux Paul Desmarais.

    La célébration d'une civilisation économique même réformée comme il le fait nie l'ensemble de ses distorsions dont l'une d'entres elles est l'héritage du colonialisme. Il nie que notre civilisation ne valorise pas tant "l'unité" que la fragmentation individuelle, la perte d'identité et de points de repères. Ce que la réalité du sentiment national permet de réduire les effets.

    Sarkozy est un imposteur, sa courte visite au Québec a ceci d'intéressante qu'elle est courte. Qu'il retourne en France communiquer son instabilité émotive aux Français.
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  • Francois Piazza - Inscrit
    18 octobre 2008 13 h 32
    SARKO ; Aucune importance, par F,Piazza
    En deux ans, ce fébrile égotiste verbo-moteur a tout dit, tout promis et son contraire. En ce moment il se voit roi de l'Europe, et qui sait ? au prochain G8 roi du monde financier. Si dans cette ratatouille d'Idées il en surgit quelques-unes de bonnes, il laisse le soin à sa valetaille et son majordome Fillion de trouver les moyens pour les mettre en oeuvre.
    Ce qui ne va pas sans maux !. Sur les 103 lois ( un record ! ) votées sous son règne - quelques fois sous le coup d'un épiphénomène actuel - 26 ont eu leurs décrets d'applications (En France, une loi ne peut être promulguée sans qu'on définisse les voies et moyens de ses applications et sa conformité à la Constitution ). Les autres sont sur les tablettes !
    Sans vouloir despérer M Charest - qu'en l'occasion j'approuve ! - ill va falloir du temps avant la mise en branle de l'excellent traité de parité. Espérons qu'en France les médecins ( qui ont fait déjà deux grèves et se préparent à une autre ) Les avocats (itou) appuyé par les juges, les centrales en colère pour la revitalisation du pouvoir d'achat ( une grève est prévue pour le 28 octobre ) sous le charme du neo-québecois sauce Desmarais, à savoir Nicolas Sarkozy, vont voter illico presto les parités pour faire plaisir à l'agité de L'Élysée.
    Au fait, quand va-ton reprendre <UBU ROI» ? Ce serait de circonstances !
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  • Plouffe Patrick - Inscrit
    18 octobre 2008 14 h 12
    les hyènes
    Lorsqu'un chef d'état dit Vive le Québec libre, les fédéralistes prétendent que personne n'a à intervenir dans la politique canadienne. Mais lorsqu'un autre chef d'état dit Vive le Canada uni, alors là, les fédéralistes le citent en exemple pour défendre leur thèse. Une chance qu'il n'est pas resté une semaine.
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  • marcel vinet - Inscrit
    18 octobre 2008 14 h 13
    plus on essaye de centraliser tout et plus....
    on est en train de créer un espece de monstre qu on appellera un jour ,peut etre encore un humain pareil a tout ces semblables et qui n aura qu a beugler comme une vache pour communiquer avec les autres...
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  • Normand Chaput - Abonné
    18 octobre 2008 14 h 29
    c'est bien son genre, tout régler dans la même journée
    Il l'a dit qu'il reviendrait au Canada dans d'autres circonstances. Quand cette gang de chiâleux et de piques-assiette de sommet francophone auront fini de lui faire perdre son temps. Alors-là, ils pourront prendre une belle photo entre amis, loin de cette smala répugnante.
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    18 octobre 2008 14 h 36
    La marionette de "BIG BROTHER"
    Le demi-frère de N. Sarkozy travail avec les Desmarais et voilà qu'il est président de la France et qu'en plus il représente actuellement l'union Européenne. Pesant la marionette mais heureusement votre règne achève. Il tient tellement à Kyoto pour montrer aux autres quoi faire quand on sait encore une fois que le père de Kyoto ami encore de ces gros financiers à frauder pour 10 milliards dans l'échange pétrôle contre nourriture, ami de Paul Martin ancien employé de Desmarais. Une maudite belle "gang" qui se retrouve dans les coulisses de l'ONU. Réveillons-nous. 70% des médias sous contrôle des Desmarais. Heureusement sa position n'est pas celle des français avertis.
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  • Francois Lamoureux - Inscrit
    18 octobre 2008 19 h 08
    Sarkozy choisit l'unité canadienne et accompagneras le Québec dans ces choix.
    Sarkosy pour un Canada uni, c'est ce qu'on pouvait lire dans la plupart des quotidiens vendredi et samedi. Excusez-moi, mais M. sarkosy dans son discours n'a même pas mentionné ces mots.Il me semble que la plupart des journalistes des quotidiens se sont empressés de copier la nouvelle venant de la presse canadienne. J'ai lu ce titre sur cyberpresse
    vendredi à 14:30 heures avant même le discours de M. Sarkosy.
    Manipulation fédéraliste?

    M. Sarkosy a mentionné dans son discours que le Québec n'est pas sectaire,une gifle pour ceux qui au Canada martèlent que le Québec est intolérant et fermé sur le monde.
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  • Linda Hart - Inscrite
    18 octobre 2008 19 h 25
    Sarkozy le pantin
    Sarkozy est un minable petit pantin hyperactif. Il n'a jamais été et ne sera jamais autre chose qu'un homme de droite au service de la grande entreprise. La droite québécoise ne représente quant à elle que 20 % de la population. Ces gens sont prêts à vendre leur âme pour un plat de lentilles bitumineuses, ils parlent bien fort, mais leur option n'a aucun avenir. La crise actuelle sera le tombeau de la droite et en attendant le mieux à faire est de les laisser braire. Sarkozy, le Reform et Harper passeront à l'histoire pour ce qu'ils sont, les derniers soubresauts d'une époque qui tire à sa fin.
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  • Pierre-Yves Pau - Inscrit
    18 octobre 2008 19 h 45
    Vivre dans la réalité
    Sarkozy est un pragmatiste qui sait fort bien qu'aucun homme ou femme politique crédible, aujourd'hui, ne dira en privé qu'il pense que la souveraineté du Québec est une possibilité sérieuse (sous peine de passer pour un innocent).

    Lui le dit tout haut, conformément à son style, c'est la seule différence. Prévisibles déchirements de chemise souverainistes bien entendu... eille les boyz-`n-girls, ça vous est jamais venu à l'idée qu'il est plus productif, dans la vie, de se fixer des objectifs qu'on a une petite chance de réaliser DE SON VIVANT?

    Pasque votre affaire là, ni vous, ni vos enfants, ni probablement vos petits enfants n'en verront la couleur, si ça arrive jamais. N'avez pas envie de vivre dans la réalité pour changer?
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    18 octobre 2008 19 h 47
    Francophonie
    Les unes webs des journaux français Libération et Le Monde à la date du 18 octobre ne font aucune mention du sommet de la francophonie.

    Tirez vos conclusions!
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  • Éric Boivin - Abonné
    18 octobre 2008 20 h 28
    Pas de place pour la division, selon Sarko...
    Il dit: «Le monde n'a pas besoin de division, mais besoin d'unité». Alors demandez-lui pourquoi il est depuis environ un an divorce? Il a pourtant l'air bien heureux depuis qu'il est avec Carla Bruni... Alors la division,c'est bon pour lui quand cela fait son affaire, mais c'est pas bon pour les autres. Je pense en avoir assez dit. Je vous laisse imaginer le reste. Au plaisir d'avoir pu apporter un peu plus d'intensite a vos lanternes.
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    18 octobre 2008 21 h 09
    Confusion
    Mêlons pas De Gaule avec Sarkozy. Sarkozy a des croûtes à manger pour arriver à la cheville de DeGaule.
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  • L'ex-Canard - Inscrit
    18 octobre 2008 21 h 52
    Le discours "d'unité" de "Caïn" Sarkosy
    Peut-être désirait-il mobiliser les Québécois aux barricades, déchirer les chemises, etc. Quel con quand même ou "creux" de la francophonie...
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  • Richard Vaillancourt - Inscrit
    18 octobre 2008 22 h 01
    Faut-il être con?
    Bonjour monsieur Sarkozy
    Il faut être con pour défendre l'unité canadienne sans savoir de quoi il en ressort. Pour en avoir une idée, il faut discuter un moment avec le Premier Harper.Vous lui avez serré la main lors de votre rencontre à Québec.Il n'avait rien à dire. Il n'a rien dit.Et, ce n'est pas seulement monsieur Harper.Ils sont tous pareils. LE Québec français,pour l'Ontario, le Manitoba ou l'Alberta, y a rien là!Monsieur Desmarais ne le sait pas. Une province comme les autres? Non, un pays français en Amérique.Faut se battre pour que ça dure.Pas besoin des francaiscomme vous!

    Richard Vaillancurt
    de Courville...
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  • marion maisand - Inscrite
    18 octobre 2008 22 h 39
    casses-toi pauv´ con!
    hahahahaha

    un pays qui rassemble, la France?
    c´est tout le contraire de sa politique, qui consiste à mettre les francais les uns contre les autres.
    le privé contre le publique
    les jeunes contre les vieux
    les francais de souche contre ceux de la 3e génération

    si c´est pour dire des conneries sur le fédéralisme, c´était pas la peine!!

    (p**** j´ai honte)
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  • Gérard Guay - Inscrit
    19 octobre 2008 01 h 19
    Quelques arpents de neige...
    Mais il est complètement givré ce type ! Trop bu de scotch avec Monsieur Desmarais...comme Charlebois d'ailleurs.
    Il ne faut s'étonner de rien et relativiser l'incident. Après tout, au dernier référendum (volé lui aussi), les Hell's avaient appuyé le camp du NON. Alors, il est en famille quoi !
    Voltaire a écrit que "...lorsque le feu est à la maison, on ne doit pas chercher à sauver les écuries". Alors, retourne vite chez toi mon garçon car il y a le feu et nous, comme à l'accoutumée, on s'occupera des écuries et de nos masochistes qui continuent de ramasser le crottin à la pelle et qui ne se lassent pas, année après année, d'effectuer 2 rapports d'impôt et de se faire vider, d'entretenir un sénat, une gouverneure générale, etc. etc. Amen !
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  • Gilles Delisle - Abonné
    19 octobre 2008 08 h 33
    A MM. Lafrance et Archambault.
    A M.Archambault, le statisticien, dîtes-moi, avec quel pourcentage du vote, votre premier ministre canadien va-t-il pouvoir diriger ce pays, avec quel pourcentage du vote, un illustre député comme Arthur va-t-il réprésenter son comté? Le système parlementaire canadien, de même que son mode de représentation, n'ont pas été décidé par les souverainistes. Quant à vous M. Lafrance, sachez que lors du passage du président De Gaulle (avec deux l, monsieur) en 1967, j'étais présent. Ce moment historique qu'a connu le Québec d'alors, ne se compare nullement avec la visite-éclair de cette soi-disant vedette de la politique française. De Gaulle avait un sens de l'histoire que le président actuel ne connaîtra jamais. Les discours percutants de ce président hors du commun, que ce soient en France, en Allemagne, en Algérie, au Québec ou ailleurs sont passés à l'histoire depuis longtemps. Quant le général de Gaulle a prononcé son fameux discours de l'hôtel de ville, il avait déjà une vision historique sur le Québec du futur, qui s'est presque concrétisée au dernier référendum. Ne vous en déplaise messieurs, vos commentaires n'arrêteront pas le cours de l'histoire.
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  • Henri Huynh - Inscrit
    19 octobre 2008 10 h 07
    Le tournant de l'Histoire
    Quel plus grand privilège de l'Histoire que celui de diffuser sa culture et ses valeurs ? A côté de cela, la domination coloniale, militaire ou économique n'ont plus de sens.

    La culture, c'est d'abord une langue. Quelle doit être la stratégie d'une nation qui souhaite conserver son identité, au sein d'un monde qui change et dont les frontières disparaissent progressivement ?

    Le Japon avait rompu avec sa politique de fermeture à toute intrusion étrangère pour conquérir le monde. Les Chinois qui ont fui le régime communiste de Mao ont fondé d'importantes communautés à New-York, San-Francisco, Montréal, Paris... La communauté d'Israël a subi puis s'est appuyée sur la diaspora pour gagner en influence.

    Une province francophone dans une fédération anglophone, c'est une chance d'y diffuser une vision du monde et de développer son influence autrement que par la voie de l'indépendance souveraine, où tant d'efforts ont été insufflés pour cela.

    Les réactions de Pauline Marois et de Gilles Duceppe ont été douées de sagesse, au contraire de certains lecteurs du Devoir. M. Duceppe souhaite gouverner en bonne intelligence avec Harper en lui rappelant le choix des électeurs québécois. Madame Marois veut faire confiance à M. Sarkozy, avec raison : l'unité commence au sein de sa propre famille. La francophonie est une locomotive dont chaque wagon est lié par un destin qui a été commun et que nous entrelaçons aujourd'hui.

    La finalité de toute cette histoire est une vision nouvelle du monde. Celle-ci est francophone, elle conçoit autrement la société, ses droits et ses devoirs, dans l'ouverture et le dialogue. Le Québec ne doit pas gâcher cette chance, pour affirmer son identité dans ce nouveau siècle. C'est par les idées qu'on gagne !
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  • Jacques Lafond - Abonné
    19 octobre 2008 10 h 12
    Sarkozy
    Bien, le voilà. C'est fait. C'est clair. Le plan de match de Paul Desmarais, et des fédéralistes: les Charest, Harper, Chrétien, Dion, Trudeau ; s'est réalisé.

    Le Canada est un pays, et le Québec est une province. C'est 100% confirmé. Même dans la Ville de Québec, même pendant le 400 ième anniversaire de Québec, le premier ministre du Canada est bien présent, avec ses gros pieds de cowboy de l'ouest, baragouinant tant bien que mal le français ...

    La cerise sur le sunday, tout ça est béni par le président Français, l'autre vendu de Paul Desmarais... Ce n'est pas rien !!! Ce n'est pas rien !!!

    Il faut leurs donner une chose aux fédéralistes. Ils ont travaillés très fort et investit massivement, et ils ont définitivement gagné. Gagné la bataille; pour sur. Gagné la guerre ? Peut-être. Probablement. Peut-être pas, on verra ...

    Mais, les forces souverainistes sont vraiment éclipsées, écrasées ...

    Petite question. Qui va protéger et promouvoir, réellement et efficacement, la langue française à Montréal et au Québec maintenant ?

    Le Canada? No way. Le Québec avec Jean Charest? Je ne pense pas. La France ? Ben non ...

    Il va peut-être y avoir de la casse ...
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  • Etienne Merven - Inscrit
    19 octobre 2008 10 h 26
    Faut pas toucher à ma chimère...
    Que de réactions exacerbées, de déchirages de chemise, de pleurs et de grincements de dents.
    Les souverainistes, les indépendantistes et les autres istes sont vraiment offusqués. Il y en a même qui tombent dans l'insulte, à leur bonne habitude. C'est comptéhensible, lorsqu'on n'a plus rien à dire, on insulte, on ninvective. Faut pas toucher à leur rêve chimérique. Les pauvres...
    Petite question : Quand le grand Charles a dit quelque choses du genre « Vive le Québec libre », est-ce ça venait vraiment de lui ou d'une bande de loustics qui lui ont soufflé ces mots?
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  • camelot - Inscrit
    19 octobre 2008 12 h 33
    Je n'ai fait que passer un beau jour dans ta vie...
    Monsieur Sarkosi a échangé notre droit à la souveraineté pour un plat de lentilles : les réacteurs atomiques en Ontario, et les sables bitumineux de l'Alberta via la société française Total et la canadienne Power Corporation de Paul Desmarais. Des "frères" marchands de tapis dans ce genre, on peux s'en passer.

    On comprend mieux maintenant pourquoi il a associé les discours aux Québécois et celui des Canadians : pour le profit.

    Jean-Marie Francoeur
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  • Pierre-E. Paradis - Inscrit
    19 octobre 2008 12 h 37
    Le monde n'a pas besoin d'autre divisions... sauf au Kosovo
    Sarko a en cette phrase résumé l'essentiel de la pensée atlantiste: l'Occident incarne le « bien », les autres pays sont barbares. Le monde occidental a besoin d'unité, ne serait-ce que pour mieux dépecer et réaménager les pays barbares à sa guise. Deux poids, deux mesures.
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  • Dorothée Binswanger - Abonné
    19 octobre 2008 17 h 34
    A Pierre-E. Paradis
    Vous avez une interprétation étonnante de l'incarnation du bien, auriez-vous décrété que l'Amérique du Sud (dont le Brésil et le Venezuela), l'Asie (dont l'Inde et la Chine), l'Océanie et l'Afrique (dont les représentants francophones ont applaudi le discours de M. Sarkozy lors du Sommet) font partie de l'Occident ? Hummm, ça a l'air que ça prendra un bon géographe pour détailler votre définition de l'axe du mal ! Voilà où nous mène cette vaine tentative de résumer le résumé d'une pensée : on perd du détail et du sens.

    Que ce fusse Bush, Kennedy ou Reagan, la France a toujours voulu le dialogue avec les Etats Unis. Ce n'est pas en leur tournant le dos qu'ils disparaîtront de la scène internationale, ce n'est pas sans leur implication qu'on pensera résoudre les futurs défis de notre temps : environnement, economie, recherches...

    Personne n'ignore que Lafayette est venu en Amérique et jouer un rôle dans la guerre d'indépendance. Personne n'ignore que des Américains sont venus avec des Canadiens et parmi eux, de nombreux Québécois, sauver l'Europe il y a plus de 60 ans. Il y a eu des désaccords à certains moments de l'Histoire, cela ne doit pas empêcher de continuer à dialoguer. Autrement, le Vietnam serait comme la Corée du Nord. La France n'aurait pas construit l'Europe aux côtés de l'Allemagne. Et enfin, nous serions encore dans la Guerre Froide !
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  • frederic_bujold@hotmail.com - Abonné
    19 octobre 2008 19 h 27
    Union et divisé
    Je ne me considère ni souverainiste ni fédéraliste. Je me considère à convaincre. Néanmoins, je ne considère pas la question de la souveraineté comme un recul du point de vue mondial. Ce qui motive les souverainistes n'est pas la séparation mais l'autodétermination. L'argumentation à la base du concept peut se résumé à obtenir quelque chose qui nous ressemble davantage. Le monde a peut-être besoin d'unité mais je ne vois pas en quoi la souveraineté du Québec fondée sur l'autodétermination pourrait nuire à cette unité. Si on regarde l'expérience Européenne, on peut constater que des pays souverains peuvent en arriver à s'unir et devenir une force importante.

    Les différences interculturelles et les visions différentes peuvent entraîner des divisions importantes au sein d'un pays. Il n'y a qu'à penser à la présence canadienne en Afganisthan ou à l'environnement. Tiens, parlons d'environnement. En tant que pays souverain, le Québec serait-il un nuisance à l'unité mondiale sur la question environnementale ? Serions nous opposé à la position europoéenne sur Kyoto ? Si je devais toujours vivre sous le même toit que quelqu'un avec qui je ne partage pas les valeurs, il y a beaucoup de chances que l'unité du foyer en souffrirait.

    Je ne suis pas convaincu que la souveraineté du Québec serait globalement une bonne chose mais je crois que monsieur Sarkozy erre quelque peu sur la question.

    Bonne soirée.
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  • Pierre-Yves Pau - Inscrit
    19 octobre 2008 21 h 07
    Bon, Jean-Michel Peuron
    Le droit de disposer de lui-même, le peuple québécois l'a exercé deux fois. Deux fois, ça été non. On remballe SVP. Ou y'a tu de quoi dans 'NON' que vous ne pigez pas? Quelle partie exactement?
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