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L'ingérence et l'indifférence

Tout le monde convient que Nicolas Sarkozy est un homme très occupé et qu'il doit l'être plus encore en ces temps de crise. La presse française n'a cependant pas manquer de souligner avec quel enthousiasme le président français s'est lancé dans l'entreprise ambitieuse de «refonder le capitalisme», qui le forcera malheureusement à écourter sa présence au Sommet de la Francophonie.

Le hasard faisant bien les choses, la crise financière qui secoue la planète a coïncidé avec l'accession de la France à la présidence de l'Union européenne. M. Sarkozy a donc trouvé là un magnifique exutoire à l'hyperactivité qui le caractérise. Plutôt que de jouer un rôle d'arbitre, comme c'est souvent le cas, il pourra réellement agir.

En outre, la crise le justifie de prendre certaines libertés avec les règles qui régissent le système politique français, en s'inspirant de l'article 16 de la Constitution de la Ve République qui, face à des événements exceptionnels, permet au président de prendre des «mesures exigées par ces circonstances».

Bref, la crise offre à M. Sarkozy une occasion en or de redorer un quinquennat qui n'a pas été à la hauteur des attentes. Avec un tel enjeu à la clé, il semble que nous devrions nous estimer chanceux qu'il passe quelques heures à Québec plutôt que de «chipoter» sur la durée de son séjour.

Pour une fois que les chefs d'État et de gouvernement de la Francophonie ont jugé utile de s'interroger sur l'avenir du français, l'absence de M. Sarkozy est sans doute déplorable, mais le plus américanophile des présidents français n'allait tout de même pas manquer un rendez-vous à Camp David pour si peu. George W. Bush est peut-être un «canard boiteux», mais il porte des bottes de cow-boy.

***

Diplomatie oblige, Jean Charest ne pouvait que se montrer compréhensif. D'ailleurs, en professionnel de la politique, il sait très bien qu'il serait presque criminel de laisser passer une aussi belle occasion. Il a donc laissé sa ministre de la Culture, Christine St-Pierre, dire ce que pense le commun des mortels: «C'est un peu décevant.»

L'ancienne ministre péquiste des Relations internationales, Louise Beaudoin, a condamné la décision de M. Sarkozy d'écourter son séjour, mais ce qu'on pense vraiment du président dans les cercles péquistes serait tout simplement impubliable.

Bien avant son élection à la présidence, ceux qui avaient eu l'occasion de le rencontrer en étaient rapidement arrivé à la conclusion qu'il voyait la question québécoise à travers les yeux de la famille Desmarais et qu'il ne fallait pas espérer le faire changer d'idée.

Hier, M. Sarkozy n'a rien fait pour apaiser leurs craintes. Malgré l'accent qu'il a mis sur les liens fraternels entre la France et le Québec, il a clairement laissé paraître sa préférence pour un Canada uni.

Dans le point de presse qu'il a donné à la citadelle, en compagnie de Stephen Harper, il a déclaré que le monde actuel n'avait surtout pas besoin de divisions additionnelles. L'allusion était très claire.

Dans son discours à l'Assemblée nationale, il a loué le Québec pour son «refus du repliement sur soi» et a parlé d'une nation québécoise «au sein du grand peuple canadien», comme le disait la motion adoptée par la Chambre des communes. Assis dans les tribunes, M. Desmarais a certainement apprécié ses propos à leur juste valeur.

À Paris, on avait indiqué que la formule classique de la «non-ingérence, non-indifférence» traduisait mal la pensée de l'actuel président. En réalité, il semble voir les choses à l'opposé. À l'entendre hier, on avait plutôt une impression d'ingérence et d'indifférence.

***

Dans une des réponses publiées aux questions écrites que lui avait adressées La Presse, M. Sarkozy laisse clairement entendre que, dans son esprit, «l'époque des référendums sur la souveraineté au Québec» est révolue. Si la nature de la relation entre la France et le Québec demeure la même, «le contexte a changé», note-t-il.

Il est difficile de lui donner tort. Pourquoi la France entretiendrait-elle une querelle avec un vieil allié et un partenaire économique important comme le Canada alors qu'à deux reprises les Québécois eux-mêmes ont décidé de demeurer au sein de la fédération?

En réalité, les souverainistes devraient se réjouir que la présidence de M. Sarkozy coïncide avec le report d'un éventuel troisième référendum à une date indéterminée. Il y aurait un réel problème s'il était imminent, mais il y a de très fortes chances que M. Sarkozy soit à la retraite quand il aura lieu. Si jamais il a lieu.

La question constitutionnelle ne se limite cependant pas au choix entre le fédéralisme et la souveraineté. Même dans le cadre d'un Canada uni, l'affirmation de l'identité québécoise et la protection des champs de compétence que la Constitution reconnaît au Québec demeurent un combat permanent.

Depuis près d'un demi-siècle, la France a été son plus sûr allié. C'est grâce à elle qu'il a pu faire entendre sa voix sur la scène internationale, et le Sommet de la Francophonie demeure le seul grand forum auquel il a accès.

Même si la France a toujours privilégié les relations bilatérales, notamment avec ses anciennes colonies, les prédécesseurs de M. Sarkozy avaient accepté de jouer le jeu du multilatéralisme. En passant à Québec en coup de vent au Sommet de la Francophonie, M. Sarkozy l'a en quelque sorte dévalorisé.

Il faut certainement se réjouir du développement des relations économiques avec la France. Le nouvel accord sur les compétences professionnelles est une excellente nouvelle, mais c'est avant tout sur le plan politique que le Québec a besoin de la France. Malheureusement, M. Sarkozy semble indifférent à ce besoin.
 
 
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    17 octobre 2008 23 h 11
    Sarkozy le messager de Paul Desmarais
    «l'époque des référendums sur la souveraineté au Québec» est révolue. Que de belle complicité Desmarais, Bush, Harper, Sarkozy, Charest....Les capitalistes changent l'ordre mondial avec la complicité des magnas de la presse.
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  • Pelletier,Jacques - Abonné
    18 octobre 2008 00 h 54
    Ingérence du Président Français
    Sarkosy ne semble pas comprendre la lutte du français et de ses habitants francophones du Québec dans une mer houleuse anglophone.2% de francophones en Amérique. Le problème de la NATION QUÉBECOISE semble le rattraper dans son pays, puisque lui-même l'a mentionné dans son ¨homélie¨ à l'Assemblée Nationale lorsqu'il parle de la langue anglaise qui se répand dans les sphères industrielles de la France. Ne sait-il pas que la langue de chez-nous est en grave danger et que la bataille ne sera pas gagnée tant que nous ne serons pas maître de notre destin collectif.
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  • Hubert Larocque - Abonné
    18 octobre 2008 01 h 46
    Sarkozy au Québec
    Apostille à l'excellent commentaire de M. David.
    Sarkozy, un autre « fédéraliste » (17-10-2008).
    Le président Sarkozy vient de montrer qu'il est un bien petit personnage, politiquement semi-inculte et superficiel. Il a balayé du revers de la main la politique de ses grands prédécesseurs, il a platement épousé le discours d'Ottawa et bafoué la plus profonde et la plus naturelle aspiration des Québécois. Surtout, il a démontré une ignorance profonde de l'histoire du Québec et des Canadiens français. S'il avait un peu lu au lieu de proférer avec effronterie des sottises sur la confédération canadienne, il saurait que notre peuple, aujourd'hui comme hier, doit combattre pour sa survie. La Confédération canadienne a longtemps bafoué nos droits et nous les a cyniquement supprimés. Ce n'est pas un bilinguisme de façade ni de trompeuses déclarations d'amour, alors que le Canada nous tient à genoux, qui peuvent réparer l'érosion de notre identité, l'assimilation galopante de nos minorités et les méfaits de la clause Canada qui annulent la loi 101 sur le territoire même du Québec.
    Monsieur Sarkozy, il faut vous accuser d'ingérence dans les affaires du Québec. Vous n'avez aucun droit à décider pour nous de ce que pouvons devenir, ni à condamner pour nous une « division » qui nous sauverait d'une « unité » qui nous a été si néfaste et à laquelle nous devons notre déclin.
    Nous souhaitons que le meilleur de la France vous rappelle à vos devoirs et vous indique clairement comment on peut servir les intérêts de la francophonie. Votre premier devoir en tant que chef de la France consiste à ne rien dire et à ne rien faire qui nuise au fait français là où il est encore vivant, et là où il aspire à l'appui d'un État autonome, -seul capable d'assurer sa survie et sa vitalité dans l'histoire. Vous pourriez utilement relire le Général de Gaulle et y puiser une
    l'inspiration d'une grande politique. En attendant, rentrez vos leçons de « morale » politique. Le Québec aspire à autre chose que des conseils de démission et de dépendance de la part de ceux qui devraient parler à la hauteur de la France.
    Hubert Larocque, Gatineau.
    ostille à l'excellent commentaire de M. David.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    18 octobre 2008 08 h 36
    Plus IN que le NI-NI ?
    Ça veut dire que M. Sarkozy change la politique française de non-ingérence et non-indifférence à ingérence et indifférence.

    Pour résumer, il vire l'affaire à l'envers en changeant le NI-NI en IN-IN. Ça fait plus IN pour le fédéralisme qui se prend faussement pour le confédéralisme depuis 1867.
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  • jacques noel - Inscrit
    18 octobre 2008 08 h 56
    Le cadeau de Sarko: une honte!
    Au cours de la dernière guerre mondiale, alors que la moitié de la France couchait avec les Nazis, 200,000 Canadiens français sont allés libérer le pays de leurs ancêtres, une contribution exceptionnelle pour un petit peuple de 3 millions d'habitants, allergiques à la guerre, à deux semaines de bateau des plages de Normandie, sans télé, ni internet. Huit mille ne sont jamais revenus, dont le fiancé de Tante Françoise "mort à 20 ans pour la France".

    Pour son premier centenaire, la France a offert à l'Amérique un cadeau grandiose qui est devenu l'un des symboles forts d'un pays qui n'en manque pas pourtant. Pour notre quatrième centenaire, pour ce peuple que vous avez abandonné dans les arpents de neige pour une ile sucrière, vs aviez la chance de vous rattraper, de marquer un grand coup comme De Gaulle en 1967, mais sans scandale politique cette fois.

    M. le président, excusez-moi de vous le dire un peu crûment mais on mérite 100 fois mieux qu'un banal deuxième étage de musée. Vous avez déjà dit que vs étiez entouré de nuls. Dans le cas de ce cadeau, c'est vrai! Z'ont été vraiment nuls! Honte à la France.

    Monsieur le président, offrez à la capitale nationale du Québec un cadeau digne des liens fraternels qui unissent nos deux peuples, un cadeau qui va marquer la ville, qui va immortaliser votre mémoire. Ce cadeau c'est l'Escalier l'Allier qui permettrait d'unir la haute et la basse-ville, une fracture historique profonde entre les prolos canadiens (lire québécois) d'en-bas et les bourgeois (anglos surtout) d'en-haut.

    Une sorte d'escalier magistral, comparable à la Piazza di Spagna que la France avait offert aux Romains, qui coûterait une dizaine de millions d'euros et qui servirait de porte d'entrée à la caverne Lepage. Et si ça peut vous faire plaisir, on le rebaptisera "L'escalier de Carla et Nicolas". Des générations de Québécois viendront se bécoter sur ses bancs publics en pensant à vous et à votre belle italienne.
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  • Pierre Bernier - Abonné
    18 octobre 2008 09 h 01
    Agitation... chronique ?
    L'agitation est un indicateur de maux qui nécessitent des soins !

    Et puis, se hausser à répétition sur la pointe des pieds est comme porter des talons hauts, cela ne donne pas la GRANDEUR à l'individu... ni à l'image de ceux qu'il a mandat provisoire de représenter.

    Pendant ce temps, heureusement, des gens travaillent aux choses sérieuses et structurantes. Cela contribue à neutraliser les carences de ceux qui, au pouvoir, n'ont pas ou ne peuvent avoir de vision.
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  • Michel Vézina - Inscrit
    18 octobre 2008 09 h 08
    Sommet de "loosers"
    Quoi qu'en dise le président français, ses attachés politiques et les ministres du gouvernement français, la visite "éclair" du président Sarkozy au sommet de Québec est un signal assez net du peu d'intérêt des français pour ce "machin" appelé francophonie. La France à l'instar de l'Espagne, du Royaume Uni et du Portugal a été incapable de se projeter à l'extérieur de son hexagone; à preuve? Nombre de pays importants du monde n'ont qu'une seule langue d'usage, l'anglais, l'espagnol ou le Portugais. Parmi tous les pays présents au sommet de la francophonie un seul, la France compte 100% de parlant français. Partout ailleurs les francophones y sont en minorité et hier M. Sarkozy en appuyant un Canada uni a fait l'éloge de cet état de fait. Comme disait ces jeunes immigrants et fils d'immigrants de Montréal, ceux-ci préfèrent nettement s'assimiler à la culture anglophone forte qu'à la culture francophone québécoise, perçue plutôt comme une culture de "loosers". Dans son histoire riche de défaites et d'humiliation, la France n'en sera certainement pas à ses premiers, ni à ses derniers coups de pelles pour y enterrer sa gloire et sa puissance!
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  • Luc Mm - Inscrit
    18 octobre 2008 09 h 28
    Un manque de perspective flagrant
    Il a donc laissé sa ministre de la Culture, Christine St-Pierre, dire ce que pense le commun des mortels: «C'est un peu décevant.»

    <<L'ancienne ministre péquiste des Relations internationales, Louise Beaudoin, a condamné la décision de M. Sarkozy d'écourter son séjour, mais ce qu'on pense vraiment du président dans les cercles péquistes serait tout simplement impubliable>>.

    Le manque de maturité politique dont fait preuve Louise Beaudoin et les péquistes m'étonne compte tenu des circonstances exceptionnelles que traverse la planète.

    Sont-ils incapables de comprendre et d'apprécier la gravité de la situation à l'échelle planétaire? Cette crise financière bouscule les décisions politiques et économiques des chefs d'États qui, force est d'admettre, font tout pour régler cette crise ensemble.

    Non content de cela, Louise Beaudoin et les péquistes se permettent d'étaler leur mécontentement sur la place publique, quelle occasion ratée de montrer une grande maturité politique face à une situation de crise mondiale qui exige des efforts immédiats de la part de tous les pays et dont l'importance est prioritaire, mais cela semble échapper au bon sens des politiciens d'ici.

    LM
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  • jean claude pomerleau - Inscrit
    18 octobre 2008 09 h 57
    L'ordre Marchand C. l'état nation: Les pions Sarkosy et Charest.
    La logique de l'ordre marchand et leur pions politiques: http://www.vigile.net/Les-pions-Sarkosy-et-Charest
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  • roger montreal - Abonné
    18 octobre 2008 10 h 08
    Quand vous devez votre élection a DÉMARAIS vous ne dites pas /VIVRE LE QUÉBEC LIBRE/
    Quand vous devez votre élection,comme président, ou presque a M .DESMARAIS.
    Nous étions tous convaincus, que SARKOSY dans ses discours, ne dirait pas /VIVRE LE QUÉBEC LIBRE/,il ne faut pas rêver en couleur.
    ROGER MONTREAL
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    18 octobre 2008 10 h 28
    @ M. Jacques Noel
    M. Sarkozy ne peut quand même pas faire l'indépendance du Québec à notre place. Il ne fait que se ranger du côté de la majorité des Québécois : 60 % pour le NON à l'indépendance, selon les derniers sondages.

    M. Sarkozy ne peut quand même pas avoir peur de l'anglicisation du Québec pendant que la France s'anglicise sans que ça trouble trop les Français de France. "Voir la chronique de Mme Bombardier ce de matin". Il y a même plusieurs pays de la francophonie qui ne parlent même pas ou plus français.
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  • Roger Kemp - Inscrit
    18 octobre 2008 10 h 50
    On se croirait au "Tour de France"
    Monsieur David, j'aimerais revenir sur une partie de votre papier quand vous écrivez: Il est difficile de lui donner tort. Pourquoi la France entretiendrait-elle une querelle avec un vieil allié et un partenaire économique important comme le Canada alors qu'à deux reprises les Québécois eux-mêmes ont décidé de demeurer au sein de la fédération?" J'aimerais vous faire une analogie. Quand aux Jeux de Séoul Ben Johnson a été testé positif, on lui a tout de suite retiré sa médaille d'or ainsi que son record du monde. Quand au dernier "Tour de France" certains coureurs, qui avaient gagné des étapes, ont été testé positifs, cela a entraîné leurs disqualifications. Je pense qu'il en est de même pour ce qui concerne le référendum de 1995. Nous savons tous que le camp du NON a outrepassé les règles du jeu par des dépenses non comptabilisées. Pour nous souverainistes, le référendum de 1995 est nul et non avenue, n'en déplaise à ce qu'ont écrit messieurs Lebel et Pagé dans des interventions précédentes à la mienne. Monsieur Sarkozy est un porteur d'eau pour ces fédéralistes sans scrupules aux services de la grande industrie.
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  • Nicolas St-Gilles - Inscrit
    18 octobre 2008 11 h 09
    Le colonisé de service...
    Et fier de l'être, ajouterait avec empressement Michel Lebel.

    Comme toujours...

    Et pourtant (était-il nécessaire de rappeler ce qui suit ?) : http://lequebecetlafrancite.blogs.nouvelobs.com/ar
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  • Hubert Larocque - Abonné
    18 octobre 2008 11 h 28
    Sarkozy, un autre "fédéraliste" (Version corrigée)
    Sarkozy au Québec (17-10-2008).
    Le président Sarkozy vient de montrer qu'il est un bien petit personnage, politiquement semi-inculte et superficiel. Il a balayé du revers de la main la politique de ses grands prédécesseurs, il a platement épousé le discours d'Ottawa et bafoué la plus profonde et la plus naturelle aspiration des Québécois. Surtout, il a démontré une ignorance profonde de l'histoire du Québec et des Canadiens français. S'il avait un peu lu au lieu de proférer avec effronterie des sottises sur la confédération canadienne, il saurait que notre peuple, aujourd'hui comme hier, doit combattre pour sa survie. La Confédération canadienne a longtemps bafoué nos droits et nous les a cyniquement supprimés. Ce n'est pas un bilinguisme de façade ni de trompeuses déclarations d'amour, alors que le Canada nous tient à genoux, qui peuvent réparer l'érosion de notre identité, l'assimilation galopante de nos minorités et les méfaits de la clause Canada qui annulent la loi 101 sur le territoire même du Québec.
    Monsieur Sarkozy, il faut vous accuser d'ingérence dans les affaires du Québec. Vous n'avez aucun droit à décider pour nous de ce que pouvons devenir, ni à condamner pour nous une « division » qui nous sauverait d'une « unité » qui nous a été si néfaste et à laquelle nous devons notre déclin.
    Nous souhaitons que le meilleur de la France vous rappelle à vos devoirs et vous indique clairement comment on peut servir les intérêts de la francophonie. Votre premier devoir en tant que chef de la France consiste à ne rien dire et à ne rien faire qui nuise au fait français là où il est encore vivant, et là où il aspire à l'appui d'un État autonome, -seul capable d'assurer sa survie et sa vitalité dans l'histoire. Vous pourriez utilement relire le Général de Gaulle et y puiser l'inspiration d'une grande politique. En attendant, rentrez vos leçons de « morale » politique. Le Québec aspire à autre chose qu'à des conseils de démission et de dépendance de la part de ceux qui devraient parler à la hauteur de la France.
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • Yvon Roy - Abonnée
    18 octobre 2008 12 h 05
    la fin
    De l'ingérence sans différences, mais bon! Pourquoi chipoter encore une fois?
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  • marcel vinet - Inscrit
    18 octobre 2008 12 h 41
    la France,pays merveilleux....
    les francais sont des gens remplis d amour et de savoir vivre conmme beaucoup de vieux pays,le probleme c est qu il ne faut pas perdre notre propre identité et notre confiance en nous quand on est en contact avec eux...alors seulement la relation peut devenir tres enrichisssante.....Marcel
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    18 octobre 2008 14 h 59
    L'hypocrite
    Gardons nous d'une diplomatie hypocrite. L'ordre occidental que supporte entres autres pays, la France avec l'OTAN a reconnu l'indépendance du Kosovo rompant ainsi avec le dogme de la maintenance des "frontières des États établis". La Serbie à ce que l'on sache qui a "perdu le Kosovo" n'est plus gouverné par un régime Milosevic et pourtant la sécession a eu lieu. Si le Kosovo a droit à l'indépendance, si Israël est célébré en tant qu'État nation et je dirais même plus en tant qu'État nationaliste par les É.U. Je ne vois pas en quoi les États nations seraient en voie de disparition.

    Ce n'est pas demain que la communauté européenne deviendra une fédération unitaire transformant la France, l'Italie ou l'Allemagne en provinces d'un État européen centralisé! D'autant qu'un État européen comme la Belgique connaît la division culturelle et nationale que l'on sait entre Flamands et Wallons.

    Sarkozy est un moraliste du type pharisien, un politicien qui pratique l'hypocrisie sans gêne.
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  • Roland Berger - Abonné
    18 octobre 2008 15 h 18
    A CAMP DAVID
    Sarkovy dit vouloir refonder le capitalisme. Il s'attendra sûrement bien avec Bush pour ce faire, les deux explorant des façons de lui donner un nouveau visage, un visage abîmé par la crise financière dans laquelle les fous de l'argent de Wall Street nous ont amenés.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Normand Chaput - Abonné
    18 octobre 2008 16 h 02
    Allez les bleus!
    On invite à un sommet, que des imbéciles. Pour discuter de rien. J'imagine que l'insistance des sous-fifres chargés d'organiser l'affaire pour s'assurer de leur présence, ne serait-ce que quelques minutes, n'a pour but que de cacher la vacuité de l'exercice. Ou l'illusion qu'ils sont quelqu'un. Alors, on débarque pour la photo et faites ça vite!
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  • Jean TURGEON - Inscrit
    18 octobre 2008 17 h 41
    La reconnaissance internationale
    Vous ne trouvez pas qu'il est un peu tôt pour solliciter quoi que ce soit en rapport avec la reconnaissance internationale d'un l'État québécois indépendant ?

    On ne va pas demander au chef de l'État français de se prononcer avant nos concitoyens en faveur d'un État libre ! Le coup du général, il ne faudrait pas trop compter dessus à l'avenir. C'était tout à fait exceptionnel.

    La meilleure diplomatie consiste plutôt à maintenir des relations soutenues et chaleureuses jusqu'au jour J et à conserver toutes ses cartes jusqu'au moment où ça contera. Vouloir aller trop vite en essayant de forcer la main à un président qui a en ce moment des préoccupations bien plus pressantes et pertinentes pour lui-même et pour son pays, c'est risquer d'embrouiller le jeu avant que la partie ne commence vraiment, et de gaspiller ses meilleurs atouts alors qu'il n'y a rien sur la table.

    C'est pas Sarkozy qui va nous la faire notre indépendance, tout de même !

    Il faudra convaincre les Québécois de voter oui à un référendum avant de se soucier vraiment de ce qu'en penserait «officiellement» M. Sarkozy.

    Patience et longueur de temps...
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  • Michel Brunet - Inscrit
    18 octobre 2008 18 h 23
    Conforme au personnage
    En fait, le message de Sarkoky aux souverainistes est simple, c'est: Tassez-vous pauvres cons.

    Et les fédéralistes derrière d'applaudir et de glousser d'aise.

    Merci bien, M. Sarko.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    18 octobre 2008 20 h 49
    Sarkozy
    Écoutez, on y peut rien. Sarkozy est un ami intime de Paul Desmarais, et autres ... La protection de la langue française au Québec, la protection de l'identité culturelle des québécois, etc., ne passera définitivement pas par lui. Même que la protection de la langue française partout sur la planète, et aussi en France, ne passera pas par lui non plus ... forget it ...
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  • Jacques Lafond - Abonné
    18 octobre 2008 21 h 06
    À Monsieur Roger Kemp
    Vous devriez écrire plus souvent Monsieur Kemp dans cette tribune. La justesse et la droitesse de vos propos sont remarquable. Le référendum de 1995 a été volé par les fédéralistes. Sarkozy, Desmarais, Charest, Chrétien, Trudeau, etc., font tous parti du même groupe ...
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  • Nunes Abilio - Inscrit
    18 octobre 2008 21 h 56
    Qui sont les colonisés ?
    Je n'ai jamais compris pourquoi certains souverainistes traitent des fédéralistes de colonisés alors qu'eux sont toujours la recherche d'un mot de bénédiction de la part des divers gouvernants Français. Le Québec quittera la Canada et sera un pays reconnu au sein de l'ONU le jour que les Québécois auront décidé ainsi.
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  • Richard Desrochers - Inscrit
    19 octobre 2008 06 h 50
    la paix finale
    Et si le Président Français avait déclaré sa préférence pour un Québec hors du Canada, aurait-on dit qu'il fait de l'ingérance? Mais non, on l'aurait adulé, cajolé et aimé. C'est toujours pareil cette manie du "pense comme moi ou crève". Ces gens m'ont fait comprendre de par leur incapacité à respecter l'opinion d'autrui, que ce mouvement en est un plutôt exclusif qu'inclusif et je suis bien content qu'il se marginalise, moi un ancien souverainiste du temps de René Lévesque. J'écoutais encore une fois la cassette de la pensée unique de madame Marois, Monsieur Parizeau et les autres, dans laquelle on semble s'offusquer des propos du Président. Cette cassete joue depuis si longtemps qu'elle commence à se faire vieille. Le seul dans le clan souverainiste qui apporte un discours différent et à mon avis, très respectacble de par ses mots non empreints de rancoeur, est Monsieur Joseph Facal, un homme que les souverainistes devraient écouter. À mon avis, il apporte un discours moderne, jamais rancunier contre les Anglais Mais non, on va encore se référer aux anciens du PQ, aux Parizeau de ce monde, madame Payette dit la femme frustrée, aux Gérald Larose etc. Mais à chaque fois que ces gens parlent publiquement, je crois qu'ils font perdre des votes à leur cause tant leurs propos sont toujours pssséistes et sans ouverture au monde. Au sujet des propos du Président de la France, il ne manque plus maintenant que l'analyse hautement intellectuelle de Pierre Falardeau, un autre passé-date du clan séparatiste. Falardeau, c'est notre Arafat à nous ne l'oublions pas.
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  • Georges Paquet - Abonné
    19 octobre 2008 08 h 18
    Les Québécois sont nostalgiques ou réalistes?
    S'il y avait au Québec un parti politique qui ait comme priorité de réaliser la souveraineté, ça se saurait. Et le Président de la France le reconnaîtrait sans doute. Mais, ce n'est pas réaliste d'entretenir la nostalgie qu'un jour les méchants "anglais" ou un chef d'État étranger viennent redonner vie à cette option.
    Faut-il se mettre en froid avec le Président français qui voit cette réalité?

    Imaginez avec quel réalisme on observerait, un jour, Mme Marois, premier ministre du Québec, conseillée par son ami M. Parizeau, fermer la délégation du Québec à Paris, en guise de protestation contre M. Sarkosy qui aurait décidé d'attendre que les Québécois se soient prononcés en grande majorité pour un Québec souverain, avant de renoncer à sa préférence pour un Canada uni.

    De quoi aurait l'air le prochain Sommet de la Francophonie?
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  • claire dufour - Abonnée
    19 octobre 2008 10 h 25
    @M.Hubert Larocque
    Quel plaisir de vous avoir lu. En attendant le prochain écrit, je transmets votre réaction à mon entourage.
    Vous avez cerné ce qui "m'énerve royalement" dans l'attitude hypocrite de ce chef d'État, ami intime de Desmarais.
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  • Georges Paquet - Abonné
    19 octobre 2008 11 h 18
    À Jean-Pierre Bouchard
    Monsieur,
    Vous voulez vous rassurer et rassurer vos lecteurs qui craindraient la disparition de l'État nation en soutenant que "Ce n'est pas demain que la communauté européenne deviendra une fédération unitaire transformant la France, l'Italie ou l'Allemagne en provinces d'un État européen centralisé."

    Je ne sais pas si vous avez bien suivi ce qui s'est passé ces dernières années au coeur de l'Union européenne, mais vous auriez pu remarquer que la France y a abandonné, au profit de l'Union, sa monnaie, son passeport, son permis de conduire, la mobilité des personnes et des biens, le recours judiciaire ultime de ses citoyens, la participation à la Station spaciale internationale, la négociation internationale en terme de commerce, de subventions agricoles et de droits de pêche. L'Union européenne n'est peut-être pas un État centralisé, comme vous le dites, mais les États membres ont bien compris où reposaient leurs intérèts et la meilleurs façon les promouvoir de façon efficace.

    Vous devriez en discuter avec Bernard Landry qui constate en toute lucidité que le Québec possède aujourd'hui plus de pouvoirs exclusifs que la France n'en détient dans l'Union européenne.
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    19 octobre 2008 11 h 37
    On dégobille ferme Gerry
    Les mots sortent dans un certain ordre, mais on se demande à qui vous vous adressez monsieur Pagé.

    À crier comme un putois, on n'attend pas de réponse. N'avez-vous pas remarqué que bien peu de lecteurs se discréditent comme vous le faites ? Voyez-vous monsieur Pagé, votre intolérance nous permet de remercier nos adversaires d'être civilisés.

    La méditation est un bon remède à la frustration.

    ...
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  • Normand Thouin - Inscrit
    19 octobre 2008 12 h 24
    La novlangue des souverainistes
    La réaction de beaucoup de souverainistes aux déclarations de Sarkosy est plus que pathétique. La politique Française dans ce triangle n'a pas changé d'in iota depuis 10 ans. Sarkosy a la même politique que son prédécesseur sauf qu'il le dit "à la Sarkosy". Toujours pas de sa faute si nos souverainistes québécois, avec Louise Beaudouin en tête, interprétaient le fameux "ni-ni" comme un appui tactique à la souveraineté !! Un petit Robert leur ferait grand bien à ces gens....
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    19 octobre 2008 13 h 41
    France coloniale
    Il faudrait que les Français et leurs présidents se rendent compte que l'ère des colonies est bien finie (du moins on l'espère...) et que la question du Québec ne sera décidée que par les Québécois, pas par le Général de Gaulle ni par Sarkosi. Ils n'ont pas à se mêler des affaires du Québec et le Québec n'a pas besoin de son ancienne puissance coloniale pour décider de son avenir. La même chose serait aussi inacceptable si c'était le Premier Ministre de l'Angleterre ou le Président des États-Unis, qui se prennent pour l'Empire ou la grande puissance coloniale du XXIème siècle.

    Le problème avec ces gens c'est qu'ils savent exactement ce qu'ils disent (y compris Sarkosi qui a clairement supporté le maintien du Québec dans le Canada, quoiqu'en dise Madame Marois - allez voir le Globe & Mail si vous avez des doutes...) et qu'ils le font pour influencer les Québécois dans leurs choix. Ces gens devraient s'occuper des problèmes de leurs propres pays avant de tenter de régler les problèmes des autres.
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  • Chryst - Abonné
    21 octobre 2008 11 h 22
    Le président Sarkosy peut bien partir en cavale ...
    Le sort du Québec appartiendra toujours à ce dernier.

    Ce n'est pas au président français de dicter au peuple québécois ses choix.

    Quoiqu'il en soit, les fêtes en France `a l'occasion du 400e de la ville Québec, prouvent bien que la France ne serait pas indifférente à l'évolution du Québec peu importe son choix.

    Monsieur Sarkosy ne peut être éternel, peu importe son titre.
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