Sondage international - La hausse des prix des aliments et de l'énergie a un impact mondial
Photo : Agence France-Presse
Des familles dans le besoin attendaient de recevoir de l’aide alimentaire à Bangkok, en Thaïlande, au début du mois.
Toronto — L'impact de la hausse des prix des aliments et de l'énergie se fait lourdement sentir sur une proportion significative de la population mondiale, indique un nouveau sondage.
Au Canada, pour ce qui est de l'impact des prix plus élevés de la nourriture, on semble s'en tirer mieux que la plupart des 25 autres pays ayant participé au sondage, commandé par le service international de la British Broadcasting Corporation (BBC).
Les résultats de cette consultation, rendus publics hier, révèlent qu'à l'exception de la Chine, une majorité des personnes interrogées dans chacun des pays se dit affectée «négativement» par l'augmentation des prix des aliments, du carburant et de l'électricité. Soixante pour cent des gens considèrent être «grandement» affectés par l'augmentation des prix des aliments et de l'énergie.
Sans surprise, le Canada et les autres nations développées, comme l'Australie, l'Allemagne et le Royaume-Uni, font état de pourcentages relativement faibles de personnes se disant pénalisées par la majoration des prix des aliments. Chez les Canadiens sondés, 27 % disent avoir été «grandement» affectés — c'est le plus petit pourcentage de tous les pays concernés.
En revanche, les résidants des pays en voie de développement sont parmi les plus durement touchés.
Plusieurs affirment même qu'ils mangent moins à cause des coûts élevés des aliments. Aux Philippines, 63 % ont dit qu'ils se contentent de portions réduites; au Kenya, 61 % disent qu'ils s'alimentent moins.
Pis, près de la moitié des individus interrogés par les sondeurs ont dit que l'augmentation des coûts des aliments les amène à changer leur régime alimentaire, et encore une fois, ceux-là sont proportionnellement plus nombreux dans les pays en développement.
Soixante et onze pour cent des gens interrogés au Panama, 67 % en Égypte et 64 % au Kenya disent avoir modifié le contenu de leur assiette. Seulement 24 % des Canadiens sondés disent avoir mangé moins et 36 % ont rapporté avoir modifié le type de nourriture qu'ils consomment.
Les sondages ont été effectués principalement au cours des mois de juillet et août, une période où les prix des denrées ne grimpaient plus mais au cours de laquelle les répercussions se faisaient toujours sentir dans les ménages, à cause des prix plus élevés dans les différents pays, note Doug Miller, président de GlobeScan Incorporated, à Londres.
Cette recherche démontre que les hausses des prix des aliments et de l'énergie affectent les gens dans le monde entier, mais tout particulièrement les gagne-petit des pays les plus démunis, ajoute M. Miller, dont la société a réalisé l'enquête. Les gouvernements auraient tort de perdre de vue la nécessité de répondre aux besoins quotidiens de leurs citoyens au niveau des ménages, même en pleine crise financière, prévient-il.
L'escalade et la force du huard par rapport au dollar américain dans la période qui a précédé le sondage expliquent probablement pourquoi le Canada s'en sort mieux que d'autres pays, croit Adam Finn, responsable de la faculté de marketing, d'économie de l'entreprise et de droit à l'Université de l'Alberta. À son avis, c'est surtout la variation de la valeur de la devise canadienne qui a évité aux Canadiens d'avoir à changer leur mode de vie autant qu'ils auraient pu devoir le faire. Au cours des tout derniers mois, le dollar canadien a reculé, alors ces effets pourraient se faire sentir, dit-il. Mais les prix des denrées ont aussi baissé, ajoute-t-il.
Un autre facteur est que les habitants des pays en voie de développement consacrent une proportion plus élevée de leurs revenus à la nourriture et, dans une certaine mesure, à l'énergie, que les Canadiens, explique M. Finn. Les répercussions d'une augmentation des coûts sont alors plus importantes pour les citoyens des pays pauvres.
Si la majorité des Canadiens n'ont pas été trop touchés par les coûts des aliments à la hausse, en ce qui a trait à l'énergie, c'est une autre histoire.
Quarante-deux pour cent des Canadiens disent avoir été grandement affectés par l'augmentation des prix de l'énergie, ce qui se rapproche de la moyenne dans l'ensemble des pays sondés. Néanmoins, M. Miller souligne que cela n'a pas été un enjeu aussi important qu'en Égypte, où pas moins de 93 % des personnes consultées disent avoir été grandement affectées par les prix élevés de l'énergie.
Le sondage a été réalisé auprès de 27 319 adultes dans 26 pays: Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Costa Rica, Égypte, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Kenya, Liban, Mexique, Nigeria, Pakistan, Panama, Philippines, Pologne, Royaume-Uni, Russie et Turquie.
Ce sondage comporte une marge d'erreur de 2,5 à 4 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
Au Canada, pour ce qui est de l'impact des prix plus élevés de la nourriture, on semble s'en tirer mieux que la plupart des 25 autres pays ayant participé au sondage, commandé par le service international de la British Broadcasting Corporation (BBC).
Les résultats de cette consultation, rendus publics hier, révèlent qu'à l'exception de la Chine, une majorité des personnes interrogées dans chacun des pays se dit affectée «négativement» par l'augmentation des prix des aliments, du carburant et de l'électricité. Soixante pour cent des gens considèrent être «grandement» affectés par l'augmentation des prix des aliments et de l'énergie.
Sans surprise, le Canada et les autres nations développées, comme l'Australie, l'Allemagne et le Royaume-Uni, font état de pourcentages relativement faibles de personnes se disant pénalisées par la majoration des prix des aliments. Chez les Canadiens sondés, 27 % disent avoir été «grandement» affectés — c'est le plus petit pourcentage de tous les pays concernés.
En revanche, les résidants des pays en voie de développement sont parmi les plus durement touchés.
Plusieurs affirment même qu'ils mangent moins à cause des coûts élevés des aliments. Aux Philippines, 63 % ont dit qu'ils se contentent de portions réduites; au Kenya, 61 % disent qu'ils s'alimentent moins.
Pis, près de la moitié des individus interrogés par les sondeurs ont dit que l'augmentation des coûts des aliments les amène à changer leur régime alimentaire, et encore une fois, ceux-là sont proportionnellement plus nombreux dans les pays en développement.
Soixante et onze pour cent des gens interrogés au Panama, 67 % en Égypte et 64 % au Kenya disent avoir modifié le contenu de leur assiette. Seulement 24 % des Canadiens sondés disent avoir mangé moins et 36 % ont rapporté avoir modifié le type de nourriture qu'ils consomment.
Les sondages ont été effectués principalement au cours des mois de juillet et août, une période où les prix des denrées ne grimpaient plus mais au cours de laquelle les répercussions se faisaient toujours sentir dans les ménages, à cause des prix plus élevés dans les différents pays, note Doug Miller, président de GlobeScan Incorporated, à Londres.
Cette recherche démontre que les hausses des prix des aliments et de l'énergie affectent les gens dans le monde entier, mais tout particulièrement les gagne-petit des pays les plus démunis, ajoute M. Miller, dont la société a réalisé l'enquête. Les gouvernements auraient tort de perdre de vue la nécessité de répondre aux besoins quotidiens de leurs citoyens au niveau des ménages, même en pleine crise financière, prévient-il.
L'escalade et la force du huard par rapport au dollar américain dans la période qui a précédé le sondage expliquent probablement pourquoi le Canada s'en sort mieux que d'autres pays, croit Adam Finn, responsable de la faculté de marketing, d'économie de l'entreprise et de droit à l'Université de l'Alberta. À son avis, c'est surtout la variation de la valeur de la devise canadienne qui a évité aux Canadiens d'avoir à changer leur mode de vie autant qu'ils auraient pu devoir le faire. Au cours des tout derniers mois, le dollar canadien a reculé, alors ces effets pourraient se faire sentir, dit-il. Mais les prix des denrées ont aussi baissé, ajoute-t-il.
Un autre facteur est que les habitants des pays en voie de développement consacrent une proportion plus élevée de leurs revenus à la nourriture et, dans une certaine mesure, à l'énergie, que les Canadiens, explique M. Finn. Les répercussions d'une augmentation des coûts sont alors plus importantes pour les citoyens des pays pauvres.
Si la majorité des Canadiens n'ont pas été trop touchés par les coûts des aliments à la hausse, en ce qui a trait à l'énergie, c'est une autre histoire.
Quarante-deux pour cent des Canadiens disent avoir été grandement affectés par l'augmentation des prix de l'énergie, ce qui se rapproche de la moyenne dans l'ensemble des pays sondés. Néanmoins, M. Miller souligne que cela n'a pas été un enjeu aussi important qu'en Égypte, où pas moins de 93 % des personnes consultées disent avoir été grandement affectées par les prix élevés de l'énergie.
Le sondage a été réalisé auprès de 27 319 adultes dans 26 pays: Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Costa Rica, Égypte, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Kenya, Liban, Mexique, Nigeria, Pakistan, Panama, Philippines, Pologne, Royaume-Uni, Russie et Turquie.
Ce sondage comporte une marge d'erreur de 2,5 à 4 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
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