Haïti - Les Gonaïves peinent à se relever
L'ONU prolonge le mandat de la MINUSTAH
15 octobre 2008
Actualités internationales
Médecins sans frontières a dénoncé hier «l'inefficacité des secours» sur la ville des Gonaïves dans le nord d'Haïti, estimant que cinq semaines après le passage de plusieurs ouragans les habitants «sont toujours privés de l'assistance nécessaire».
Les tempêtes et ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike en août et septembre ont fait au moins 793 morts en Haïti, dont une majorité (466) dans la ville des Gonaïves. Le pays le plus pauvre du continent américain déplore aussi plus de 300 disparus, plus de 500 blessés, 165 335 familles sinistrées et 22 702 maisons détruites.
Selon l'ONG, environ 10 000 personnes sur une population totale de 200 000 se retrouvent «toujours à dormir sur les toits, dans des tentes ou des abris fragiles faits de morceaux de bois et de draps» ou encore «entassées par dizaines dans des bâtiments abandonnés ou temporairement hébergées chez leur famille, dans une promiscuité extrême qui augmente fortement les risques sanitaires et les violences domestiques».
MSF appelle les organisations internationales et le gouvernement haïtien à réexaminer rapidement leur intervention en donnant la priorité à l'hébergement et à l'aide nutritionnelle pour les enfants victimes des inondations.
La MINUSTAH
Le Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé hier pour un an le mandat de la force de l'ONU en Haïti et l'a encouragée à continuer d'aider la police du pays à assurer la sécurité dans le pays.
Dans une résolution adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, le Conseil a prorogé jusqu'au 15 octobre 2009 le mandat de la Mission de l'ONU pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), qui expirait aujourd'hui.
Le Conseil s'est dit satisfait de la reconfiguration de la MINUSTAH décidée en octobre 2007 pour renforcer sa composante policière. Il a approuvé la recommandation du secrétaire général, Ban Ki-moon, de maintenir l'actuelle configuration de la force «jusqu'à ce que l'accroissement prévu des capacités de la police nationale haïtienne permette un réexamen de la situation». Cette configuration prévoit que la Minustah se compose de 7060 militaires et 2091 policiers.
Placée sous commandement brésilien, la MINUSTAH est présente depuis la mi-2004 en Haïti, pays de 8 millions d'habitants, le plus pauvre du continent américain, qui peine à se remettre de vingt ans de crises meurtrières et, plus récemment, d'inondations dévastatrices.
Les tempêtes et ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike en août et septembre ont fait au moins 793 morts en Haïti, dont une majorité (466) dans la ville des Gonaïves. Le pays le plus pauvre du continent américain déplore aussi plus de 300 disparus, plus de 500 blessés, 165 335 familles sinistrées et 22 702 maisons détruites.
Selon l'ONG, environ 10 000 personnes sur une population totale de 200 000 se retrouvent «toujours à dormir sur les toits, dans des tentes ou des abris fragiles faits de morceaux de bois et de draps» ou encore «entassées par dizaines dans des bâtiments abandonnés ou temporairement hébergées chez leur famille, dans une promiscuité extrême qui augmente fortement les risques sanitaires et les violences domestiques».
MSF appelle les organisations internationales et le gouvernement haïtien à réexaminer rapidement leur intervention en donnant la priorité à l'hébergement et à l'aide nutritionnelle pour les enfants victimes des inondations.
La MINUSTAH
Le Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé hier pour un an le mandat de la force de l'ONU en Haïti et l'a encouragée à continuer d'aider la police du pays à assurer la sécurité dans le pays.
Dans une résolution adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, le Conseil a prorogé jusqu'au 15 octobre 2009 le mandat de la Mission de l'ONU pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), qui expirait aujourd'hui.
Le Conseil s'est dit satisfait de la reconfiguration de la MINUSTAH décidée en octobre 2007 pour renforcer sa composante policière. Il a approuvé la recommandation du secrétaire général, Ban Ki-moon, de maintenir l'actuelle configuration de la force «jusqu'à ce que l'accroissement prévu des capacités de la police nationale haïtienne permette un réexamen de la situation». Cette configuration prévoit que la Minustah se compose de 7060 militaires et 2091 policiers.
Placée sous commandement brésilien, la MINUSTAH est présente depuis la mi-2004 en Haïti, pays de 8 millions d'habitants, le plus pauvre du continent américain, qui peine à se remettre de vingt ans de crises meurtrières et, plus récemment, d'inondations dévastatrices.
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