République démocratique du Congo - L'exode se poursuit
Plus de 50 000 nouveaux déplacés fuient des combats en Ituri
15 octobre 2008
Actualités internationales
Plus de 50 000 personnes ont fui les violents combats qui opposent depuis septembre l'armée congolaise à la rébellion ougandaise en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué hier le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
«D'après les dernières informations, plus de 50 000 personnes ont été contraintes de fuir leur maison» en Ituri «en raison d'intenses combats entre l'armée congolaise et les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur [LRA]», a déclaré le porte-parole du HCR Ron Redmond à Genève. «Les affrontements ont éclaté en septembre et ont déjà fait beaucoup de morts», a-t-il ajouté.
Les autorités du district de l'Ituri affirment que les corps de 100 civils ont été jetés dans une rivière, a poursuivi le porte-parole, tandis que 80 enfants sont portés disparus et leurs parents craignent qu'ils n'aient été enlevés par la LRA, connue pour ses recrutements forcés d'enfants. En tout, les organisations humanitaires estiment à près d'un million les personnes déplacées par les violences en Ituri.
D'autres combats en cours depuis fin août dans la province voisine du Nord-Kivu entre l'armée et les rebelles du général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda ont par ailleurs fait 100 000 nouveaux déplacés ces dernières semaines.
Au sujet de l'Ituri, «nos équipes font état de milliers de déplacés pris au piège dans des localités de l'intérieur, qui ne bougent pas par peur des combats», selon le responsable du HCR.
Ce district riche en or fut de 1999 à 2006 le théâtre d'affrontements entre milices et de violences interethniques qui ont fait plus de 60 000 morts, selon des agences humanitaires.
La diminution des violences en 2007 en Ituri avait permis le début du retour de milliers de villageois dans leurs foyers, dans un district qui comptait encore fin 2007 plus de 100 000 déplacés internes.
La Mission de l'ONU en RDC (MONUC) a récemment ouvert une enquête sur les violations des droits de l'homme par les rebelles de la LRA, qui s'en prennent de plus en plus souvent aux civils dans cette région. Le nombre de rebelles de la LRA présents en RDC est estimé par l'ONU de 800 à un millier d'hommes, répartis en petits groupes très mobiles.
C'est la première fois depuis son entrée en RDC en 2005 que la LRA fait preuve de «sa brutalité et [de] sa cruauté» envers les civils, selon la MONUC. Les négociations de paix entre la LRA
et les autorités de Kampala sont au point mort depuis le 10 avril 2008.
«D'après les dernières informations, plus de 50 000 personnes ont été contraintes de fuir leur maison» en Ituri «en raison d'intenses combats entre l'armée congolaise et les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur [LRA]», a déclaré le porte-parole du HCR Ron Redmond à Genève. «Les affrontements ont éclaté en septembre et ont déjà fait beaucoup de morts», a-t-il ajouté.
Les autorités du district de l'Ituri affirment que les corps de 100 civils ont été jetés dans une rivière, a poursuivi le porte-parole, tandis que 80 enfants sont portés disparus et leurs parents craignent qu'ils n'aient été enlevés par la LRA, connue pour ses recrutements forcés d'enfants. En tout, les organisations humanitaires estiment à près d'un million les personnes déplacées par les violences en Ituri.
D'autres combats en cours depuis fin août dans la province voisine du Nord-Kivu entre l'armée et les rebelles du général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda ont par ailleurs fait 100 000 nouveaux déplacés ces dernières semaines.
Au sujet de l'Ituri, «nos équipes font état de milliers de déplacés pris au piège dans des localités de l'intérieur, qui ne bougent pas par peur des combats», selon le responsable du HCR.
Ce district riche en or fut de 1999 à 2006 le théâtre d'affrontements entre milices et de violences interethniques qui ont fait plus de 60 000 morts, selon des agences humanitaires.
La diminution des violences en 2007 en Ituri avait permis le début du retour de milliers de villageois dans leurs foyers, dans un district qui comptait encore fin 2007 plus de 100 000 déplacés internes.
La Mission de l'ONU en RDC (MONUC) a récemment ouvert une enquête sur les violations des droits de l'homme par les rebelles de la LRA, qui s'en prennent de plus en plus souvent aux civils dans cette région. Le nombre de rebelles de la LRA présents en RDC est estimé par l'ONU de 800 à un millier d'hommes, répartis en petits groupes très mobiles.
C'est la première fois depuis son entrée en RDC en 2005 que la LRA fait preuve de «sa brutalité et [de] sa cruauté» envers les civils, selon la MONUC. Les négociations de paix entre la LRA
et les autorités de Kampala sont au point mort depuis le 10 avril 2008.
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