Des villages géorgiens incendiés en Ossétie
Washington — Des villages à majorité géorgienne situés en Ossétie du Sud ont été incendiés après l'intervention de l'armée russe dans la région séparatiste, selon une étude rendue publique hier qui se fonde sur des images satellites.
L'étude, réalisée par l'Association américaine pour le développement de la science à la demande d'Amnesty International, n'établit aucune responsabilité pour ces incendies.
Toutefois, l'organisation humanitaire, qui avait accusé les milices sud-ossètes de s'être livrées à des pillages dans des villages géorgiens, estime que les documents suggèrent l'existence de crimes de guerre. La Géorgie a qualifié ces pillages de «nettoyage ethnique».
«Les destructions d'infrastructures civiles confirment la nécessité pour la communauté internationale d'ouvrir une enquête indépendante sur les abus commis lors du conflit, avec le soutien de toutes les parties prenantes», a estimé Ariela Blatter, d'Amnesty International.
Le conflit en Ossétie du Sud a débuté lorsque la Géorgie a tenté de reprendre par la force la région séparatiste. Cette intervention a entraîné une réponse militaire de Moscou, allié des Sud-Ossètes, les 7 at 8 août. Les troupes géorgiennes ont été rapidement repoussées.
Des photos prises par un satellite les 10 et 19 août offrent un aperçu des dégâts et du moment où ils ont été commis.
Dans le village de Tamarasheni, 152 habitations ou bâtiments apparaissent intacts le 10 août et sont endommagés sur les clichés du 19. Des constatations similaires peuvent être faites pour les villages d'Eredvi, Berula et Argvitsi.
«Des informations ont fait état de brutalités, de harcèlements, de pillages et d'incendies en Ossétie du Sud, mais aussi en Géorgie», précise Amnesty dans un communiqué.
Le ministre géorgien des Affaires étrangères, Eka Tkeshelashvili, a affirmé que la Russie était responsable des territoires qu'elle contrôlait.
«La responsabilité du nettoyage ethnique, des dommages et des nombreuses violations des droits de l'homme dans ces régions incombe au camp russe», a-t-elle dit à Tbilissi. «Nous sommes tout à fait favorables à une commission d'enquête internationale», a-t-elle ajouté.
Amnesty précise que les informations qui ont été récoltées sur place montrent qu'une centaine de maisons ont été touchées par des bombardements géorgiens sur Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud.
L'étude, réalisée par l'Association américaine pour le développement de la science à la demande d'Amnesty International, n'établit aucune responsabilité pour ces incendies.
Toutefois, l'organisation humanitaire, qui avait accusé les milices sud-ossètes de s'être livrées à des pillages dans des villages géorgiens, estime que les documents suggèrent l'existence de crimes de guerre. La Géorgie a qualifié ces pillages de «nettoyage ethnique».
«Les destructions d'infrastructures civiles confirment la nécessité pour la communauté internationale d'ouvrir une enquête indépendante sur les abus commis lors du conflit, avec le soutien de toutes les parties prenantes», a estimé Ariela Blatter, d'Amnesty International.
Le conflit en Ossétie du Sud a débuté lorsque la Géorgie a tenté de reprendre par la force la région séparatiste. Cette intervention a entraîné une réponse militaire de Moscou, allié des Sud-Ossètes, les 7 at 8 août. Les troupes géorgiennes ont été rapidement repoussées.
Des photos prises par un satellite les 10 et 19 août offrent un aperçu des dégâts et du moment où ils ont été commis.
Dans le village de Tamarasheni, 152 habitations ou bâtiments apparaissent intacts le 10 août et sont endommagés sur les clichés du 19. Des constatations similaires peuvent être faites pour les villages d'Eredvi, Berula et Argvitsi.
«Des informations ont fait état de brutalités, de harcèlements, de pillages et d'incendies en Ossétie du Sud, mais aussi en Géorgie», précise Amnesty dans un communiqué.
Le ministre géorgien des Affaires étrangères, Eka Tkeshelashvili, a affirmé que la Russie était responsable des territoires qu'elle contrôlait.
«La responsabilité du nettoyage ethnique, des dommages et des nombreuses violations des droits de l'homme dans ces régions incombe au camp russe», a-t-elle dit à Tbilissi. «Nous sommes tout à fait favorables à une commission d'enquête internationale», a-t-elle ajouté.
Amnesty précise que les informations qui ont été récoltées sur place montrent qu'une centaine de maisons ont été touchées par des bombardements géorgiens sur Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

