L'Afghanistan est montré du doigt - Le Pakistan dénonce l'aide fournie aux insurgés
Les militants en lutte contre les forces de sécurité au Pakistan reçoivent armes et renforts en provenance d'Afghanistan, ont dit hier des membres de l'état-major supervisant l'offensive dans la zone tribale de Bajaur, dans le nord-ouest du pays. L'opération a été déclenchée en août dans ce bastion de l'insurrection, stigmatisé depuis des années par les autorités afghanes et américaines comme une zone de repli des talibans.
«La frontière pakistano-afghane est poreuse et nous pose aujourd'hui des problèmes au Bajaur», a dit un un officier supérieur, qui a demandé à rester anonyme. «Désormais, le mouvement s'effectue de l'Afghanistan vers le Pakistan.» Les deux officiers ont exhorté les forces afghanes et internationales en Afghanistan à arrêter ce flux.
Les deux militaires n'ont pas su dire combien de temps pourrait durer l'offensive d'août, lancée à la suite d'une longue série d'attentats suicide qui ont fait près de 1200 morts dans l'ensemble du pays depuis juillet 2007. Mais ils ont souligné que ces opérations, qui auraient fait déjà un millier de morts dans les rangs insurgés, devraient être suivies de mesures politiques et économiques, d'un programme de reconstruction intensif et d'un processus de réconciliation.
La dégradation de la sécurité au Pakistan coïncide avec des difficultés économiques, alors que le déficit budgétaire plombe les comptes et que l'inflation dépasse les 25 %. Un conseiller économique du gouvernement a dit lundi que le pays avait besoin de trois à quatre milliards de dollars d'argent frais pour stabiliser l'économie et reconstituer rapidement ses réserves.
Les combats de cet été dans la zone de Bajaur ont poussé quelque 20 000 personnes à trouver refuge du côté afghan de la frontière, a annoncé le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR).
«C'est difficile de prédire la situation de l'autre côté de la frontière mais nous espérons que la sécurité s'améliorera et que les gens pourront retourner chez eux», a déclaré le HCR à Kaboul. Trente pour cent des réfugiés venus du Pakistan sont des Afghans qui avaient fui les combats dans leur pays 1980 et 1990.
«La frontière pakistano-afghane est poreuse et nous pose aujourd'hui des problèmes au Bajaur», a dit un un officier supérieur, qui a demandé à rester anonyme. «Désormais, le mouvement s'effectue de l'Afghanistan vers le Pakistan.» Les deux officiers ont exhorté les forces afghanes et internationales en Afghanistan à arrêter ce flux.
Les deux militaires n'ont pas su dire combien de temps pourrait durer l'offensive d'août, lancée à la suite d'une longue série d'attentats suicide qui ont fait près de 1200 morts dans l'ensemble du pays depuis juillet 2007. Mais ils ont souligné que ces opérations, qui auraient fait déjà un millier de morts dans les rangs insurgés, devraient être suivies de mesures politiques et économiques, d'un programme de reconstruction intensif et d'un processus de réconciliation.
La dégradation de la sécurité au Pakistan coïncide avec des difficultés économiques, alors que le déficit budgétaire plombe les comptes et que l'inflation dépasse les 25 %. Un conseiller économique du gouvernement a dit lundi que le pays avait besoin de trois à quatre milliards de dollars d'argent frais pour stabiliser l'économie et reconstituer rapidement ses réserves.
Les combats de cet été dans la zone de Bajaur ont poussé quelque 20 000 personnes à trouver refuge du côté afghan de la frontière, a annoncé le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR).
«C'est difficile de prédire la situation de l'autre côté de la frontière mais nous espérons que la sécurité s'améliorera et que les gens pourront retourner chez eux», a déclaré le HCR à Kaboul. Trente pour cent des réfugiés venus du Pakistan sont des Afghans qui avaient fui les combats dans leur pays 1980 et 1990.
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