L'armée pakistanaise tire sur des hélicoptères de l'OTAN
26 septembre 2008
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
r.s.khan reuters
Les aéroports du Pakistan étaient étroitement surveillés hier, après une menace d’attaque à la bombe.
Des hélicoptères américains de l'OTAN en Afghanistan ont essuyé hier des coups de feu tirés par des militaires pakistanais, la force multinationale et les États-Unis assurant qu'ils étaient en territoire afghan, Islamabad affirmant qu'ils étaient au Pakistan.
La Force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF) de l'OTAN a affirmé que ses hélicoptères n'avaient à aucun moment franchi la frontière, alors que de vives tensions opposent les États-Unis au Pakistan, ce dernier accusant les forces américaines en Afghanistan de lancer des incursions sur son territoire, visant les talibans et les combattants d'Al-Qaïda.
«Des hélicoptères de l'ISAF qui effectuaient une mission de routine en Afghanistan ont essuyé des tirs d'armes légères en provenance d'un poste militaire pakistanais, le long de la frontière, près du district de Tanaï, dans la province de Khost [est de l'Afghanistan]», selon un communiqué de l'ISAF.
À Washington, le porte-parole du Pentagone Bryan Whitman a immédiatement qualifié la situation de regrettable malentendu. Il a précisé que les appareils visés par les tirs pakistanais étaient deux hélicoptères américains
qui n'avaient pas été touchés, et que des soldats américains étaient dans ces hélicoptères pris pour cible.
«Deux hélicoptères ont franchi la frontière et sont entrés sur notre territoire dans la zone de Ghulam Khan, dépassant notre poste-frontière, alors nos troupes ont effectué des tirs de sommation», a assuré à Islamabad le porte-parole de l'armée pakistanaise, le général Athar Abbas. «Les hélicoptères ont répliqué en ouvrant le feu mais nous n'avons eu aucun dégât», a-t-il dit.
À New York le président pakistanais Asif Ali Zardari, a dit que les forces pakistanaises avaient tiré des fusées éclairantes pour signaler la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan aux hélicoptères de l'OTAN.
Interrogé au début d'un entretien avec la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, sur les tirs de militaires pakistanais essuyés par les hélicoptères de l'OTAN, M. Zardari a répondu: «Vous voulez dire, les fusées éclairantes?»
Les trois parties — ISAF, Pentagone et armée pakistanaise — ont assuré que des discussions étaient en cours pour régler le contentieux. Il intervient alors que des hélicoptères américains de l'autre force multinationale qui combat les talibans en Afghanistan, la coalition Operation Enduring Freedom (OEF), ont récemment essuyé des tirs, mais les services de sécurité pakistanais assuraient que les appareils avaient franchi la frontière.
Les États-Unis, qui estiment qu'al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales pakistanaises, frontalières, y multiplient ces derniers temps les tirs de missiles par des avions sans pilote (drones), au grand dam du Pakistan qui les accuse de violer sa souveraineté et de tuer des civils.
La tension est montée d'un cran ces derniers temps entre Washington et Islamabad, pourtant son allié-clé dans sa «guerre contre le terrorisme», le gouvernement pakistanais reprochant aux forces américaines basées en Afghanistan de mener des incursions et des raids au sol.
Si ni Washington, ni l'OEF ne prennent la peine de démentir ces accusations, l'ISAF répète sans cesse qu'elle n'intervient jamais au Pakistan.
Les Etats-Unis ont suspendu hier les services de visas dans leurs bureaux consulaires au Pakistan, invoquant des inquiétudes grandissantes concernant la sécurité, après l'attentat contre l'hôtel Marriott d'Islamabad en fin de semaine dernière, a annoncé le département d'État.
Cet attentat-suicide à l'aide d'un camion piégé transportant plus d'une demi-tonne d'explosifs a fait au moins 60 morts et plus de 250 blessés. Parmi les victimes se trouvaient deux militaires américains en poste à l'ambassade des États-Unis, et l'ambassadeur tchèque au Pakistan.
La Force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF) de l'OTAN a affirmé que ses hélicoptères n'avaient à aucun moment franchi la frontière, alors que de vives tensions opposent les États-Unis au Pakistan, ce dernier accusant les forces américaines en Afghanistan de lancer des incursions sur son territoire, visant les talibans et les combattants d'Al-Qaïda.
«Des hélicoptères de l'ISAF qui effectuaient une mission de routine en Afghanistan ont essuyé des tirs d'armes légères en provenance d'un poste militaire pakistanais, le long de la frontière, près du district de Tanaï, dans la province de Khost [est de l'Afghanistan]», selon un communiqué de l'ISAF.
À Washington, le porte-parole du Pentagone Bryan Whitman a immédiatement qualifié la situation de regrettable malentendu. Il a précisé que les appareils visés par les tirs pakistanais étaient deux hélicoptères américains
qui n'avaient pas été touchés, et que des soldats américains étaient dans ces hélicoptères pris pour cible.
«Deux hélicoptères ont franchi la frontière et sont entrés sur notre territoire dans la zone de Ghulam Khan, dépassant notre poste-frontière, alors nos troupes ont effectué des tirs de sommation», a assuré à Islamabad le porte-parole de l'armée pakistanaise, le général Athar Abbas. «Les hélicoptères ont répliqué en ouvrant le feu mais nous n'avons eu aucun dégât», a-t-il dit.
À New York le président pakistanais Asif Ali Zardari, a dit que les forces pakistanaises avaient tiré des fusées éclairantes pour signaler la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan aux hélicoptères de l'OTAN.
Interrogé au début d'un entretien avec la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, sur les tirs de militaires pakistanais essuyés par les hélicoptères de l'OTAN, M. Zardari a répondu: «Vous voulez dire, les fusées éclairantes?»
Les trois parties — ISAF, Pentagone et armée pakistanaise — ont assuré que des discussions étaient en cours pour régler le contentieux. Il intervient alors que des hélicoptères américains de l'autre force multinationale qui combat les talibans en Afghanistan, la coalition Operation Enduring Freedom (OEF), ont récemment essuyé des tirs, mais les services de sécurité pakistanais assuraient que les appareils avaient franchi la frontière.
Les États-Unis, qui estiment qu'al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales pakistanaises, frontalières, y multiplient ces derniers temps les tirs de missiles par des avions sans pilote (drones), au grand dam du Pakistan qui les accuse de violer sa souveraineté et de tuer des civils.
La tension est montée d'un cran ces derniers temps entre Washington et Islamabad, pourtant son allié-clé dans sa «guerre contre le terrorisme», le gouvernement pakistanais reprochant aux forces américaines basées en Afghanistan de mener des incursions et des raids au sol.
Si ni Washington, ni l'OEF ne prennent la peine de démentir ces accusations, l'ISAF répète sans cesse qu'elle n'intervient jamais au Pakistan.
Les Etats-Unis ont suspendu hier les services de visas dans leurs bureaux consulaires au Pakistan, invoquant des inquiétudes grandissantes concernant la sécurité, après l'attentat contre l'hôtel Marriott d'Islamabad en fin de semaine dernière, a annoncé le département d'État.
Cet attentat-suicide à l'aide d'un camion piégé transportant plus d'une demi-tonne d'explosifs a fait au moins 60 morts et plus de 250 blessés. Parmi les victimes se trouvaient deux militaires américains en poste à l'ambassade des États-Unis, et l'ambassadeur tchèque au Pakistan.
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