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Entrevue - Quand les ONG font de la politique

Le professeur Steinberg dénonce une campagne anti-Israël

Gérald Steinberg
Gérald Steinberg
Les organisations non gouvernementales (ONG) s'occupent-elles encore de questions humanitaires et de droits de la personne, ou se sont-elles plutôt lancées dans des activités partisanes et idéologiques? C'est ce que pense Gérald Steinberg, professeur de science politique à l'Université Bar Ilan en Israël, qui a fondé l'organisme NGO Monitor dont le but est d'examiner l'activité des ONG impliquées dans le conflit israélo-palestinien.

«Je suis un universitaire et, au fil de mes recherches, je me suis rendu compte qu'il n'y avait personne qui étudiait le rôle des ONG. Elles ont de l'influence et du pouvoir, et je me suis dit que quelqu'un devait s'intéresser à ce qu'elles font.»

La démarche de Steinberg est donc universitaire au départ. Mais à cette casquette, le professeur en a simultanément ajouté une autre, celle du citoyen israélien qui n'aime pas le discours de plusieurs ONG sur son pays. Selon lui, les critiques faites à Israël en matière de droits de la personne ont été celles qui ont fait le plus mal à l'État hébreu, contribuant à sa mauvaise réputation, notamment auprès des journalistes, qui tiennent pour acquis que le discours des ONG est neutre et impartial.

Ce phénomène aurait commencé en septembre 2001 à Durban, en Afrique du Sud, au cours d'une conférence sur le racisme à laquelle participaient notamment 2000 ONG. Cet événement a marqué un tournant dans le cheminement de Gérald Steinberg.

«Les ONG ont dépeint Israël comme la plus grande menace qui soit pour la liberté et la démocratie, la plus grande source de racisme dans le monde», dit-il, notant au passage qu'il y a eu de la violence verbale et physique contre des Juifs et des Israéliens au cours de la conférence de Durban. «Puis, il y a eu une déclaration commune suivant laquelle Israël est un État digne de l'apartheid et qu'à l'aide de sanctions et de campagnes de boycott, on va faire avec Israël ce qu'on a fait avec l'Afrique du Sud. Telle était l'image d'Israël présentée par les ONG à Durban.»

C'est à la suite de cet épisode que M. Steinberg a fondé NGO Monitor. Depuis, il n'a de cesse de dénoncer ce qu'il perçoit comme une approche radicale et partiale envers son pays, et ce, par des ONG en apparence très respectables. Pour lui, la guerre entre Israël et le Hezbollah libanais en est un bon exemple. Au cours des six semaines du conflit, Human Rights Watch (HRW) a publié 25 communiqués de presse, Amnesty International (AI), une vingtaine. Une activité qui a été passée au peigne fin par NGO Monitor.

«Tous leurs communiqués, sauf un ou deux, condamnaient Israël, qui était accusé de tuer délibérément des civils. Il y avait très peu de références au fait que le Hezbollah lançait des roquettes sur des civils en Israël. Les droits de l'homme doivent être universels, vous ne pouvez pas vous contenter de critiquer un côté pour crime de guerre tandis que l'autre côté utilise du terrorisme.»

Une raison d'être

Gérald Steinberg vitupère également contre le fait que les raisons de l'intervention israélienne, l'enlèvement de soldats de Tsahal, ont été peu commentées par les ONG, soulignant au passage que le concept d'agression existe en droit international. «Quand on leur posait des questions à cet égard, AI et HRW répondaient que ce n'était pas leur travail de déterminer qui avait commencé le conflit.»

Soit. Mais les ONG n'avaient-elles pas raison de dénoncer par exemple l'usage de bombes à fragmentation, qui libèrent des milliers d'explosifs autour de l'endroit où elles sont larguées et qui peuvent tuer des civils innocents longtemps après avoir été larguées? «Il ne fait aucun doute qu'Israël a utilisé de telles bombes, c'était une décision probablement douteuse au niveau moral, mais il y a un autre aspect à l'histoire. L'armée israélienne affirme que les fusées dirigées contre Israël étaient lancées à partir de zones inhabitées grâce à des télécommandes. La seule façon d'empêcher le Hezbollah de les réarmer était les bombes à fragmentation qui transformaient les environs en champs de mines. Quand on sait cela, on a les deux versions, et on peut se faire une opinion. Mais avec HRW et AI, il n'y a qu'une version.»

Pour Gérald Steinberg, ce genre de dérives vient du fait que les ONG s'occupant des droits de la personne se cherchent une raison d'être depuis la chute du Mur de Berlin. Elles ont été créées durant les années 1960-70, pendant la guerre froide, et servaient à dénoncer l'incarcération de dissidents dans les pays communistes. Le concept des droits de la personne faisait référence à l'égalité devant la loi, à l'interdiction du trafic humain et à la liberté d'expression. Des enjeux qui n'étaient pas liés comme tels à des situations de guerre.

«Ils se sont recyclés dans un domaine, la guerre et la paix, pour lequel ils n'avaient pas d'expertise. Le problème, c'est que, lorsque HRW et AI disent que telle chose n'était pas nécessaire militairement ou que la riposte est disproportionnée, ils ne savent pas de quoi ils parlent. Ce ne sont pas des experts de la guerre et ils n'ont pas accès à l'information militaire. Ce sont des gauchistes et des pacifistes à tout crin.»

La mission de NGO Monitor

La mission que s'est donnée NGO Monitor consiste donc à sensibiliser l'opinion publique devant une situation jugée inacceptable. Mais l'argent est le nerf de la guerre et peut s'avérer le point faible des ONG. M. Steinberg rencontre donc leurs bailleurs de fonds, que ce soient des gouvernements, dont celui du Canada, ou des fondations privées, et leur explique que, sous le couvert de droits de la personne ou d'activités humanitaires, les ONG qu'ils financent se livrent à de la propagande.

«Le Canada, par exemple, figurait parmi les principaux bailleurs de fonds de la conférence de Durban en 2001. Ça relève de cette idée naïve et très canadienne selon laquelle le dialogue est toujours bon et que les ONG et la société civile en font partie.»

Que ce soit pour Durban ou pour d'autres cas, NGO Monitor a donc tiré la sonnette d'alarme à Ottawa, notamment après avoir découvert que l'Agence canadienne de développement international (ACDI) finançait une organisation appelée Canadian Palestinian Educational Exchange. «Ça sonne bien, des choses comme ça. Or nous avons établi qu'ils font la promotion de la Coalition contre l'apartheid israélien et la financent, et qu'ils ont un programme de stages au Liban. Est-ce bien le mandat de l'ACDI, de financer cette organisation?», demande Gérald Steinberg, précisant qu'au-delà de l'argent reçu, une ONG retire une certaine légitimité du fait que l'ACDI la finance.

Du côté de la vertu?

Mais les choses changent à Ottawa, surtout depuis l'arrivée de Stephen Harper. Le Canada ne participera pas à la conférence de Durban II, qui doit avoir lieu à Genève en 2009, tandis que les ONG critiquées par NGO Monitor ont cessé d'être financées par l'ACDI.

Gérald Steinberg refuse d'attribuer ces changements aux seules activités de son organisation. Il note toutefois des évolutions positives, au Canada et ailleurs, comme en ce qui a trait à Human Rights Watch.

«Ils avaient l'habitude de ne jamais écrire sur la Libye, la Syrie ou l'Arabie Saoudite. Ils disaient ne pas pouvoir le faire étant donné l'impossibilité de se rendre dans ces pays. Résultat: vous aviez des rapports de 20 pages sur Israël et zéro ou une page sur la Libye. Maintenant, chaque jour, sinon chaque semaine, HRW fait des déclarations sur des violations de droits dans les pays arabes ou l'Iran, et ça, c'est un progrès. C'est une vision universelle de cette question.»

De plus, le fondateur de NGO Monitor note que son approche a eu des répercussions au-delà du Moyen-Orient, puisqu'elle est maintenant utilisée dans d'autres conflits, comme en Colombie et au Sri Lanka. «Il y a plusieurs personnes qui posent le genre de questions que nous posons. Il y a des universitaires aussi qui s'intéressent maintenant à ce genre de problématique et qui se demandent si les ONG ont un "agenda". Ils en viennent à la conclusion qu'elles ne sont pas toujours du côté de la vertu.»

***

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  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 22 septembre 2008 07h46
    Le juif Steinberg ratisse large comme Israël
    Ce professeur juif Steinberg déclare plus haut : «Les choses changent à Ottawa, surtout depuis l'arrivée de Stephen Harper. Le Canada ne participera pas à la conférence de Durban II à Genève en 2009, tandis que les ONG qu'il n'aiment pas ont cessé d'être financées par la canadienne ACDI.» "Sa fondation, NGO Monitor ratisse très large".

    Ça commence avec les fondamentalistes chrétiens américains, dont Bush fait parti, qui croient que le Christ va bientôt revenir en Israël. Fait que...les Américains veulent être sur le bon bord, celui d'Israël, quand ça arrivera. Pour y réussir, ils envoient de l'argent et des armes à Israël pour frapper les Palestiniens qu'ils ont délogés, occupés, emmurés, expatriés et bombardés.

    Bush est donc derrière Israël la juive, Harper est derrière Bush le militariste et l'ACDI est derrière Harper le chrétien born-again qui espère qu'on va être derrière lui à l'élection d'octobre.

  • Danielle Lécuyer Services Juridiques
    Abonnée
    lundi 22 septembre 2008 07h50
    NGO Monitor ne fait pas de politique ?
    Ainsi, selon ce M. Steinberg il faudrait avoir accès à l'information militaire pour avoir des opinions sur ce qui se passe dans le conflit au Moyen-Orient, sinon nous ne sommes "que des gauchistes et des pacifistes à tout crin". Bonne façon de justifier la guerre du Liban en 2006 et la mort de 1100 civils. Au delà des compétences qu'il peut avoir comme professeur de science politique ce M. Steinberg est un sioniste convaincu et s'oppose dans certains de ses textes à l'autodétermination du peuple palestinien et à la création d'un état palestinien. Ça veut quand même dire quelque chose dans le débat. D'ailleurs il faudrait peut-être connaître l'autre partie du débat qui a lieu dans certains journaux au sujet des ONG que NGO Monitor vise.

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 22 septembre 2008 08h53
    Quel est donc le sujet? Rôle des ONG ou image d'Israël ?
    « Selon Gérald Steinberg, les critiques faites à Israël en matière de droits de la personne ont été celles qui ont fait le plus mal à l'État hébreu, contribuant à sa mauvaise réputation...»

    A-t-on déjà vu un ressortissant ou représentant d'Israël, ne pas défendre, avec ferveur, son pays?

    Les déclarations de Gérald Steinberg sont exactement dans cette lignée, peu importe la réalité.

    M. Steinberg ne critique pas le rôle politique des ONG, mais plutôt défend l'image de son pays chéri.

    Si M. Steinberg critiquait réellement les ONG, il ne se limiterait pas à Israël, mais ferait un survol mondial de la situation. Récemment, le Venezuela a mis à la porte Human Rights Watch, cette "ONG" (NG ???) qui joue nettement plus le rôle de propagandiste de la vision US plutôt que de défenseur des droits humains.
    Concernant HRW, simplement à la lecture de leurs nombreuses publications concernant le Venezuela ainsi qu'en observant leur silence face à la crise bolivienne, on arrive rapidement à conclure que HRW n'a pas vraiment à coeur la défense des droits humains, mais plutôt le renversement des gouvernements "indésirables" (selon la vision US).

    Pour ce qui est des ONG qui ternissent l'image d'Israël, M. Steinberg fait de la diversion. Il tente de faire croire que la situation n'est pas suffisante pour qu'Israël soit critiqué de cette façon.
    Nul besoin d'ONG pour juger de la situation à Gaza.
    Nul besoin d'ONG pour compiler les nombreuses condamnations faites à l'ONU, depuis de nombreuses années, concernant le comportement d'Israël vis-à-vis la Palestine.
    Nul besoin d'ONG pour juger des massacres commis au Liban.
    Nul besoin d'ONG pour répertorier les nombreuses colonies israéliennes en territoire palestinien illégalement occupé.

    La diversion est un outil efficace pour distraire l'opinion publique et ainsi éviter un sévère jugement.

    NGO Monitor a-t-il vraiment un rôle de chien de garde concernant le rôle politique des ONG ou n'est-il pas tout simplement un défenseur de l'image israélienne?

    Il nous faudrait fonder un organisme non gouvernemental de surveillance des organismes non gouvernementaux de surveillance !

    Selon M. Steinberg, une bonne (sic) ONG doit promouvoir la vision US-Israélienne. Si les critiques des ONG remettent en cause les politiques de ces gouvernements et suggèrent que des gouvernements "voyous", selon la vision US-Israélienne, doivent être défendus, alors ces ONG sont condamnables peu importe la réalité qu'elles dénoncent.

    Pour M. Steinberg, les ONG doivent être «du côté de la vertu» !!!

    Mais quel est donc le «côté de la vertu» ???
    La vertu est bien relative et on peut commettre des atrocités en son nom !

    La vertu...


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Jean Lachance
    Abonné
    lundi 22 septembre 2008 09h06
    Vous n'avez pas honte Gilles Bousquet ?
    La réaction de Gilles Bousquet pue l'antisémitisme. Comment se fait-il que Le Devoir laisse publier de telles énormités ?

  • nicole ouellet
    Inscrite
    lundi 22 septembre 2008 09h23
    vérités/mensonges
    Il y a les paroles et les actions. Les paroles fusent masi les actions confirment. Ce que je vois est vrai ce que j'entends sonnent faux de la bouche d'un universitaire c'est encore plus vrai
    En ce temps de kali yuga tous les mensonges sont démasqués et toutes les véritées présentées. À chacun de nous de voir. Là seul est la vérité

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    lundi 22 septembre 2008 12h32
    Boycottons Israël comme on l'a fait pour l'Afrique du Sud
    Cette idée que les ONG doivent être neutres est aussi ridicule que de prétendre que les médias canadiens appartenant à la famille Asper sont... neutres!

    Quant à moi, les territoires palestiniens ne sont guère différents des bantoustans de l'Afrique du Sud des années 80: des prisons à ciel ouvert, avec un territoire morcelé et non viable.

    La solution est de boycotter systématiquement Israël, cet État profondément raciste comme on l'a fait pour l'Afrique du Sud des années 80, dans tous les domaines: sportif, artistique, académique, touristique. Mais avec un appui aux citoyens israéliens arabes et aux ONG progressistes qui chercent à faire bouger les choses de l'intérieur.

    Le gouvernement israélien actuel pourra toujours invoquer que le pays est victime de terrorisme pour justifier ses actes, mais après tout ce n'est que monnaie rendue pour ses monumentales exportations d'armement dans les zones de conflit, en Afrique et ailleurs.

  • karim boujrada
    Inscrit
    lundi 22 septembre 2008 13h38
    Israel emporte la guerre politique, économique et médiatique mais...
    sa position criminelle qui crève les yeux d'évidence fait qu'elle perd la guerre intellectuelle et spirituelle: de là le besoin constant d'avoir des idéologues de services pour se porter à la défense de l'État-apartheid dans les médias de masse.

    C'est Israel et le judaisme qui en perdent leur ame.

    zope.gush-shalom.org/home

  • Michel Bérubé
    Inscrit
    lundi 22 septembre 2008 15h22
    Intervenir est un choix politique
    Il y a le choix politique de ce monsieur et celui du Devoir de faire un article sur lui. Cela est valable pour n'importe quel organisation présente en Israël. Alors de quoi parle-t-on ?
    Est-ce que ce monsieur veut nous faire croire que lui ou son organisation est objective ?
    Alors à quoi, à qui, pourquoi ? Financer par qui ? Les affirmations de ce monsieur ont été vérifiées ? Ce serait bien de sentir un essais de réponse à ces questions par le journaliste qui signe cet article. L'autre étape consiste à demander au sujet d'écrire l'article. Encore plus objectif pour le journaliste et plus économique pour le journal.
    P.S.: pour ce qui est du commentaire de m. Bousquet, la qualification de juif amène quoi au débat ? En ce qui me concerne je suis daltonien si cela peut aider à préciser ma pensée.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 22 septembre 2008 21h49
    @ Jean Lachance
    M. Lachance veut limiter le droit de parole à ceux qui pensent comme lui ? Ses arguments sont un peu limités. Qu'il disent dont ce qui est faux dans ce que j'ai écrit à la place d'insulter, argument des faibles.

  • Eric Wingender
    Inscrit
    lundi 22 septembre 2008 23h28
    Paix, sécurité et justice pour tous
    La justice l'exige, le bon sens l'impose: le peuple israëlien a droit à la paix et la sécurité. Étant donné qu'Israêl est la seule démocratie dans cette région instable et réputée pour ses régimes corrompus et sanguinaires, nous nous devons de lui apporter un soutien sans faille. Par ailleurs, l'Occident devrait faire beaucoup plus pour créer les conditions qui favoriseront l'emergence, au sein de la population de ce pays, d'une nouvelle attitude face aux demandes légitimes du peuple palestien. Dans la même foulée, nous devons eoncourager les ONG à continuer leur vigile de manière à ce que le drame silencieux de la population palestienne des territoires occupées et de Gaza soit constamment porté à l'attention de l'opinion mondiale. Je concluerai en disant que cet article du Devoir m'a vraiment décu. Étant donné la complexité de la situation au Moyen-Orient, le Devoir se devait de situer le point de vue du Professeur Steinberg dans un cadre plus large, par exemple, en le soumettant au contre-examen d'observateurs avertis et objectifs.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 23 septembre 2008 07h55
    @ M. Michel Bérubé
    M. Michel Bérubé écrit : «P.S.: pour ce qui est du commentaire de m. Bousquet, la qualification de juif amène quoi au débat ?»

    Parce que tout est dans l'idée qu'Israël est un pays juif. Un des seuls pays au monde basé sur la religion avec l'Iran musulman, peut-être. Fait que...quand M. Steinberg parle contre les ONG au nom d'Israël, il parle aussi, en même temps, de la religion juive qui y est rattachée. Israël et juif sont des indissociables. Ce n'est ni bon ni mauvais, c'est leur choix.

    C'est défendu ou dangereux de le mentionner ?

  • Michaël Lessard (micles.biz)
    Abonné
    mardi 2 février 2010 16h10
    Certains êtres humains ont plus de droits humains que d'autres
    « Gérald Steinberg vitupère également contre le fait que les raisons de l'intervention israélienne [bombardement du Liban], l'enlèvement de soldats de Tsahal, ont été peu commentées par les ONG, soulignant au passage que le concept d'agression existe en droit international. »

    M. Steinberg demande pourquoi l'enlèvement d'une seule personne, un soldat, utilisé comme « raison officielle » pour bombarder un pays, n'a pas été invoqué plus souvent par les ONG et les médias. Sommes-nous vraiment obligés de lui répondre, est-ce que l'absurdité de la chose lui échappe totalement?

    En lisant cela, j'étais trop surpris par l'ampleur de l'aveuglement pour réussir à en rire sur le coup, parce que vaut mieux en rire.

    Si un soldat canadien ou québécois était capturé par une Première nation par exemple, est-ce qu'il nous semblerait acceptable que le Canada bombarde une société pour ça? Tuer plus de 1000 personnes, dont la majorité sont des personnes innocentes, détruire des milliers de maisons et de structures publiques, par qu'un soldat est capturé et vivant? Peu importe notre nationalité et notre patriotisme, ça ne prend pas la tête à Papineau pour voir que c'est de la propagande manipulatrice, une justification mensongère qui cache les vraies motivations de cette guerre.

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