Recrudescence des attaques contre l'industrie pétrolière au Nigeria
17 septembre 2008
Actualités internationales
Port-Harcourt — Le groupe armé Mend a revendiqué hier sa seconde attaque contre une installation de Shell depuis qu'il a proclamé une «guerre du pétrole» dans le sud du Nigeria où un site de Chevron a également été ciblé et un employé britannique enlevé lundi soir.
«Un important oléoduc [...] appartenant à Shell Petroleum Development Company a été détruit avec des explosifs de forte puissance par des artificiers du Mend soutenus par des combattants lourdement armés», a assuré le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger dans un courriel aux médias.
Shell, qui ne précise jamais les quantités de pétrole perdues en raison de sabotages, a confirmé l'attaque. Un porte-parole de l'armée a pour sa part affirmé que l'attaque avait échoué et que les «militants» avaient été repoussés.
Les rebelles avaient déjà attaqué dans la nuit de dimanche à lundi la station de pompage Shell d'Alakiri, au sud de Port-Harcourt, la «capitale» pétrolière du delta du Niger.
Conséquence de ces opérations, Shell a évacué par précaution plusieurs dizaines d'employés de certains sites, plus d'une centaine selon une source du secteur pétrolier bien informée.
La compagnie américaine Chevron a pour sa part fait état de «coups de feu dans la zone de ses installations d'Idama, dans l'État de Rivers, aujourd'hui [hier]». «Les autorités gouvernementales appropriées ont été informées de cette attaque» qui n'a pas fait de blessé parmi les employés, a-t-elle ajouté.
Le Mend a minimisé cet acte, parlant d'un «accrochage» entre ses hommes en «mission de reconnaissance» et des «soldats nerveux». Un officier nigérian a affirmé que l'armée avait déjoué une tentative visant à faire exploser une installation de Chevron.
Une autre attaque avait visé dimanche des installations de la compagnie américaine dans cet État.
Ce même dimanche, le Mend avait annoncé le lancement d'une «guerre du pétrole» sous le nom de code «Ouragan Barbarossa», et menacé tous les pétroliers et méthaniers qui s'approcheraient du delta du Niger, la zone d'où le Nigeria tire 90 % de ses devises.
«Un important oléoduc [...] appartenant à Shell Petroleum Development Company a été détruit avec des explosifs de forte puissance par des artificiers du Mend soutenus par des combattants lourdement armés», a assuré le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger dans un courriel aux médias.
Shell, qui ne précise jamais les quantités de pétrole perdues en raison de sabotages, a confirmé l'attaque. Un porte-parole de l'armée a pour sa part affirmé que l'attaque avait échoué et que les «militants» avaient été repoussés.
Les rebelles avaient déjà attaqué dans la nuit de dimanche à lundi la station de pompage Shell d'Alakiri, au sud de Port-Harcourt, la «capitale» pétrolière du delta du Niger.
Conséquence de ces opérations, Shell a évacué par précaution plusieurs dizaines d'employés de certains sites, plus d'une centaine selon une source du secteur pétrolier bien informée.
La compagnie américaine Chevron a pour sa part fait état de «coups de feu dans la zone de ses installations d'Idama, dans l'État de Rivers, aujourd'hui [hier]». «Les autorités gouvernementales appropriées ont été informées de cette attaque» qui n'a pas fait de blessé parmi les employés, a-t-elle ajouté.
Le Mend a minimisé cet acte, parlant d'un «accrochage» entre ses hommes en «mission de reconnaissance» et des «soldats nerveux». Un officier nigérian a affirmé que l'armée avait déjoué une tentative visant à faire exploser une installation de Chevron.
Une autre attaque avait visé dimanche des installations de la compagnie américaine dans cet État.
Ce même dimanche, le Mend avait annoncé le lancement d'une «guerre du pétrole» sous le nom de code «Ouragan Barbarossa», et menacé tous les pétroliers et méthaniers qui s'approcheraient du delta du Niger, la zone d'où le Nigeria tire 90 % de ses devises.
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