Cinq ex-secrétaires d'État américains appellent au dialogue avec l'Iran
Washington — Cinq anciens secrétaires d'État américains ont appelé hier la prochaine administration à ouvrir le dialogue avec l'Iran plutôt que d'envisager des options militaires insatisfaisantes.
Les cinq ex-chefs de la diplomatie américaine, républicains et démocrates, ont estimé que la négociation était le meilleur moyen de faire cesser le programme nucléaire de Téhéran, à qui les Occidentaux prêtent l'intention de se doter de l'arme atomique.
«Franchement les options militaires sont très pauvres. Nous ne voulons pas suivre cette voie», a déclaré Warren Christopher, qui a travaillé sous la présidence de Bill Clinton de 1993 à 1997.
Outre Christopher, Colin Powell, Madeleine Albright, James Baker et Henry Kissinger se sont joints à cet appel au dialogue.
«Je crois que nous devons parler avec l'Iran. Je crois que tout consiste à essayer de discuter et de s'accorder avec les pays qui vous posent problème», a dit Albright lors d'un forum organisé à l'Université George Washington.
«Je suis d'accord avec Madeleine, et mes autres collègues je pense, sur le fait que nous devrions dialoguer avec eux», a renchéri Powell, membre de l'administration Bush de 2001 à 2005. Selon l'ancien chef d'état-major, des discussions indirectes ont eu lieu pendant le premier mandat de Bush, mais ont été interrompues en 2003.
Le nucléaire iranien s'est immiscé dans la campagne présidentielle lorsque le candidat démocrate Barack Obama a dit son intention de discuter directement avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et d'autres pays considérés comme ennemis s'il était élu le 4 novembre.
«Naïveté»
Son adversaire républicain John McCain a critiqué cette position, estimant qu'elle montrait la naïveté et l'inexpérience d'Obama.
L'Iran figure sur la liste américaine des États soutenant le terrorisme, et Bush a inclu la République islamique dans ce qu'il a défini comme «l'Axe du Mal» en 2002.
Washington a toujours refusé d'exclure une intervention militaire en cas d'échec des négociations internationales sur le programme nucléaire iranien. Les États-Unis accusent également Téhéran d'armer, financer et entraîner les guérillas chiites qui ont combattu les forces américaines en Irak. En juillet, l'administration Bush a cependant opéré un revirement en envoyant un émissaire lors d'une réunion avec le négociateur iranien.
L'Iran affirme que son programme nucléaire a pour seul objectif la production d'électricité. Malgré l'adoption de plusieurs trains de sanctions internationales, il a jusqu'à présent refusé de suspendre ses activités sensibles.
Les cinq ex-chefs de la diplomatie américaine, républicains et démocrates, ont estimé que la négociation était le meilleur moyen de faire cesser le programme nucléaire de Téhéran, à qui les Occidentaux prêtent l'intention de se doter de l'arme atomique.
«Franchement les options militaires sont très pauvres. Nous ne voulons pas suivre cette voie», a déclaré Warren Christopher, qui a travaillé sous la présidence de Bill Clinton de 1993 à 1997.
Outre Christopher, Colin Powell, Madeleine Albright, James Baker et Henry Kissinger se sont joints à cet appel au dialogue.
«Je crois que nous devons parler avec l'Iran. Je crois que tout consiste à essayer de discuter et de s'accorder avec les pays qui vous posent problème», a dit Albright lors d'un forum organisé à l'Université George Washington.
«Je suis d'accord avec Madeleine, et mes autres collègues je pense, sur le fait que nous devrions dialoguer avec eux», a renchéri Powell, membre de l'administration Bush de 2001 à 2005. Selon l'ancien chef d'état-major, des discussions indirectes ont eu lieu pendant le premier mandat de Bush, mais ont été interrompues en 2003.
Le nucléaire iranien s'est immiscé dans la campagne présidentielle lorsque le candidat démocrate Barack Obama a dit son intention de discuter directement avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et d'autres pays considérés comme ennemis s'il était élu le 4 novembre.
«Naïveté»
Son adversaire républicain John McCain a critiqué cette position, estimant qu'elle montrait la naïveté et l'inexpérience d'Obama.
L'Iran figure sur la liste américaine des États soutenant le terrorisme, et Bush a inclu la République islamique dans ce qu'il a défini comme «l'Axe du Mal» en 2002.
Washington a toujours refusé d'exclure une intervention militaire en cas d'échec des négociations internationales sur le programme nucléaire iranien. Les États-Unis accusent également Téhéran d'armer, financer et entraîner les guérillas chiites qui ont combattu les forces américaines en Irak. En juillet, l'administration Bush a cependant opéré un revirement en envoyant un émissaire lors d'une réunion avec le négociateur iranien.
L'Iran affirme que son programme nucléaire a pour seul objectif la production d'électricité. Malgré l'adoption de plusieurs trains de sanctions internationales, il a jusqu'à présent refusé de suspendre ses activités sensibles.
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