Points saillants - Des rapports qui font état de progrès et qui soulèvent des questions
15 février 2003
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Hans Blix
New York — Voici les principaux points des discours prononcés hier devant le Conseil de sécurité des Nations unies par les chefs des inspecteurs du désarmement irakien Hans Blix et Mohamed el-Baradeï.
- Hans Blix (chef de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection de l'ONU — COCOVINU)
«Depuis que nous sommes arrivés en Irak, nous avons mené plus de 400 inspections couvrant plus de 300 sites. Toutes les inspections ont été effectuées sans préavis, et l'accès a été pratiquement toujours fourni rapidement. Dans aucun cas nous n'avons vu de preuve convaincante que la partie irakienne savait d'avance que les inspecteurs allaient arriver.»
«À travers les inspections menées jusqu'à présent, nous avons acquis une bonne connaissance du paysage industriel et scientifique de l'Irak, de même que de ses capacités en matière de missiles. Comme auparavant, nous ne connaissons pas tous les recoins.»
«Les inspections aident effectivement à combler le fossé en matière de connaissance [de l'armement irakien] dû à l'absence des inspections entre décembre 1998 et novembre 2002.»
«Plus de 200 échantillons chimiques et plus de 100 échantillons biologiques ont été collectés dans des sites différents. Les trois quarts [de ces échantillons] ont été examinés, en utilisant notre propre laboratoire et ceux de Bagdad. Jusqu'ici, ces examens correspondent aux déclarations irakiennes.»
«Combien d'armes de destruction massive, s'il en reste, et de matériel prohibé et de programmes reste-t-il en Irak?»
«Jusqu'ici, la COCOVINU n'a pas trouvé de telles armes, juste un petit nombre de munitions chimiques qui auraient dû être déclarées et détruites. Une autre question — très significative — est que l'Irak n'a pas rendu compte de nombreux armements prohibés et de matériel. S'ils existent, ils doivent être présentés pour être détruits. S'ils n'existent pas, la preuve doit en être présentée. L'Irak a raté l'occasion de fournir du matériel et des preuves nécessaires pour répondre à ces questions. C'est peut-être le problème le plus important auquel nous faisons face.»
«Sur la base des données fournies par l'Irak, les deux variantes du missile Al-Samoud sont en mesure de dépasser 150 km de portée. Ce système de missile est donc interdit par les résolutions 687 et 715 [datant de 1991]. Comme pour le missile Al-Fatah, les experts estiment qu'une clarification des informations sur les missiles était nécessaire avant que les capacités des systèmes de missiles ne fassent l'objet de conclusions complètes.»
Évoquant la présentation le 5 février de photos satellites par le secrétaire d'État Colin Powell: «En fait de mouvement de munitions sur ce site, il peut aussi bien s'agir d'une activité de routine que d'un mouvement de munitions prohibées à l'approche d'une inspection imminente.»
«La période nécessaire pour parvenir à un désarmement de l'Irak grâce aux inspections pourrait être courte, en cas de coopération immédiate, active et inconditionnelle avec la COCOVINU.»
- Mohamed el-Baradeï (directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique — AIEA)
«L'Irak a fourni un accès immédiat à tous les sites.»
«Nous n'avons à ce jour découvert aucune preuve d'activité nucléaire ou d'activité liée au nucléaire interdite en cours en Irak. L'expérience de l'AIEA en matière de vérification nucléaire prouve qu'il est possible, particulièrement avec un système intrusif de vérification, d'évaluer la présence ou l'absence d'un programme nucléaire, même sans la coopération totale des autorités du pays inspecté.»
L'interdiction des armes de destruction massive décrétée par Saddam Hussein «est pour l'Irak un pas dans la bonne direction pour démontrer sa volonté de se soumettre aux obligations prévues par les résolutions du Conseil de sécurité».
«Dans les semaines qui viennent, l'AIEA va continuer à renforcer ses moyens d'inspection de plusieurs façons, y compris les inspections impromptues de tous les sites en cause en Irak, déjà largement utilisées.»
- Hans Blix (chef de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection de l'ONU — COCOVINU)
«Depuis que nous sommes arrivés en Irak, nous avons mené plus de 400 inspections couvrant plus de 300 sites. Toutes les inspections ont été effectuées sans préavis, et l'accès a été pratiquement toujours fourni rapidement. Dans aucun cas nous n'avons vu de preuve convaincante que la partie irakienne savait d'avance que les inspecteurs allaient arriver.»
«À travers les inspections menées jusqu'à présent, nous avons acquis une bonne connaissance du paysage industriel et scientifique de l'Irak, de même que de ses capacités en matière de missiles. Comme auparavant, nous ne connaissons pas tous les recoins.»
«Les inspections aident effectivement à combler le fossé en matière de connaissance [de l'armement irakien] dû à l'absence des inspections entre décembre 1998 et novembre 2002.»
«Plus de 200 échantillons chimiques et plus de 100 échantillons biologiques ont été collectés dans des sites différents. Les trois quarts [de ces échantillons] ont été examinés, en utilisant notre propre laboratoire et ceux de Bagdad. Jusqu'ici, ces examens correspondent aux déclarations irakiennes.»
«Combien d'armes de destruction massive, s'il en reste, et de matériel prohibé et de programmes reste-t-il en Irak?»
«Jusqu'ici, la COCOVINU n'a pas trouvé de telles armes, juste un petit nombre de munitions chimiques qui auraient dû être déclarées et détruites. Une autre question — très significative — est que l'Irak n'a pas rendu compte de nombreux armements prohibés et de matériel. S'ils existent, ils doivent être présentés pour être détruits. S'ils n'existent pas, la preuve doit en être présentée. L'Irak a raté l'occasion de fournir du matériel et des preuves nécessaires pour répondre à ces questions. C'est peut-être le problème le plus important auquel nous faisons face.»
«Sur la base des données fournies par l'Irak, les deux variantes du missile Al-Samoud sont en mesure de dépasser 150 km de portée. Ce système de missile est donc interdit par les résolutions 687 et 715 [datant de 1991]. Comme pour le missile Al-Fatah, les experts estiment qu'une clarification des informations sur les missiles était nécessaire avant que les capacités des systèmes de missiles ne fassent l'objet de conclusions complètes.»
Évoquant la présentation le 5 février de photos satellites par le secrétaire d'État Colin Powell: «En fait de mouvement de munitions sur ce site, il peut aussi bien s'agir d'une activité de routine que d'un mouvement de munitions prohibées à l'approche d'une inspection imminente.»
«La période nécessaire pour parvenir à un désarmement de l'Irak grâce aux inspections pourrait être courte, en cas de coopération immédiate, active et inconditionnelle avec la COCOVINU.»
- Mohamed el-Baradeï (directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique — AIEA)
«L'Irak a fourni un accès immédiat à tous les sites.»
«Nous n'avons à ce jour découvert aucune preuve d'activité nucléaire ou d'activité liée au nucléaire interdite en cours en Irak. L'expérience de l'AIEA en matière de vérification nucléaire prouve qu'il est possible, particulièrement avec un système intrusif de vérification, d'évaluer la présence ou l'absence d'un programme nucléaire, même sans la coopération totale des autorités du pays inspecté.»
L'interdiction des armes de destruction massive décrétée par Saddam Hussein «est pour l'Irak un pas dans la bonne direction pour démontrer sa volonté de se soumettre aux obligations prévues par les résolutions du Conseil de sécurité».
«Dans les semaines qui viennent, l'AIEA va continuer à renforcer ses moyens d'inspection de plusieurs façons, y compris les inspections impromptues de tous les sites en cause en Irak, déjà largement utilisées.»
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