samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Afghanistan - L'argent canadien aurait valu des menaces à un père éploré

Kandahar — Le père de deux enfants tués par erreur en juillet par des militaires canadiens en Afghanistan dit avoir été forcé de fuir sa maison, dans le district de Panjwaii, après avoir reçu des menaces de la part de talibans.

Ruzi Mohammed affirme avoir été menacé pour avoir parlé avec le président afghan, Hamid Karzaï, et des Canadiens de l'équipe provinciale de reconstruction, au sujet de l'indemnisation qu'il doit recevoir pour la perte de ses enfants, en juillet dernier.

M. Mohammed dit qu'il est maintenant au chômage et qu'il loue une petite maison à Kandahar pour l'équivalent de 80 $ US par mois. Frustré, l'homme de 31 ans affirme attendre avec anxiété son indemnisation.

«Karzaï a dit qu'il était désolé au nom des Canadiens, il m'a promis qu'il m'enverrait en pèlerinage et me fournirait une maison à Kandahar, mais j'attends toujours. Les Canadiens m'ont promis une compensation, mais je ne suis pas sûr du montant», a-t-il déclaré.

Informé du fait que le versement pourrait prendre quatre semaines, M. Mohammed soutient qu'il en a besoin maintenant. «Si les Canadiens ne m'aident pas maintenant, je suis forcé de rejoindre les talibans et de venger mes deux enfants innocents», a-t-il déclaré.

Un porte-parole des Forces canadiennes, le major Jay Janzen, a expliqué que le processus d'indemnisation est lent, mais que c'est pour la sécurité même de M. Mohammed. S'il fallait lui remettre une grosse somme en argent comptant, cela ferait de lui une cible de choix pour des voleurs, a-t-il souligné. Des responsables de l'équipe de reconstruction l'ont donc aidé à ouvrir un compte en banque, et le processus de dépôt des fonds est en cours, mais, en Afghanistan, ce genre de choses prend du temps.

Le major Janzen a précisé que l'armée ne divulgue pas les détails de l'indemnisation, par prudence.

Le processus n'est pas seulement financier, a-t-il ajouté. Rencontrer M. Mohammed est également une occasion d'exprimer des regrets pour ce qui est arrivé.

Les enfants de M. Mohammed, une fillette de quatre ans et un petit garçon de deux ans, ont été abattus quand le véhicule dans lequel ils se trouvaient a omis de céder le passage à un convoi militaire canadien. Craignant un possible attentat suicide, les soldats ont ouvert le feu lorsque le véhicule s'est approché à moins de 10 mètres d'eux malgré leurs gestes et leurs avertissements sonores répétés.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012