Afghanistan - L'argent canadien aurait valu des menaces à un père éploré
Kandahar — Le père de deux enfants tués par erreur en juillet par des militaires canadiens en Afghanistan dit avoir été forcé de fuir sa maison, dans le district de Panjwaii, après avoir reçu des menaces de la part de talibans.
Ruzi Mohammed affirme avoir été menacé pour avoir parlé avec le président afghan, Hamid Karzaï, et des Canadiens de l'équipe provinciale de reconstruction, au sujet de l'indemnisation qu'il doit recevoir pour la perte de ses enfants, en juillet dernier.
M. Mohammed dit qu'il est maintenant au chômage et qu'il loue une petite maison à Kandahar pour l'équivalent de 80 $ US par mois. Frustré, l'homme de 31 ans affirme attendre avec anxiété son indemnisation.
«Karzaï a dit qu'il était désolé au nom des Canadiens, il m'a promis qu'il m'enverrait en pèlerinage et me fournirait une maison à Kandahar, mais j'attends toujours. Les Canadiens m'ont promis une compensation, mais je ne suis pas sûr du montant», a-t-il déclaré.
Informé du fait que le versement pourrait prendre quatre semaines, M. Mohammed soutient qu'il en a besoin maintenant. «Si les Canadiens ne m'aident pas maintenant, je suis forcé de rejoindre les talibans et de venger mes deux enfants innocents», a-t-il déclaré.
Un porte-parole des Forces canadiennes, le major Jay Janzen, a expliqué que le processus d'indemnisation est lent, mais que c'est pour la sécurité même de M. Mohammed. S'il fallait lui remettre une grosse somme en argent comptant, cela ferait de lui une cible de choix pour des voleurs, a-t-il souligné. Des responsables de l'équipe de reconstruction l'ont donc aidé à ouvrir un compte en banque, et le processus de dépôt des fonds est en cours, mais, en Afghanistan, ce genre de choses prend du temps.
Le major Janzen a précisé que l'armée ne divulgue pas les détails de l'indemnisation, par prudence.
Le processus n'est pas seulement financier, a-t-il ajouté. Rencontrer M. Mohammed est également une occasion d'exprimer des regrets pour ce qui est arrivé.
Les enfants de M. Mohammed, une fillette de quatre ans et un petit garçon de deux ans, ont été abattus quand le véhicule dans lequel ils se trouvaient a omis de céder le passage à un convoi militaire canadien. Craignant un possible attentat suicide, les soldats ont ouvert le feu lorsque le véhicule s'est approché à moins de 10 mètres d'eux malgré leurs gestes et leurs avertissements sonores répétés.
Ruzi Mohammed affirme avoir été menacé pour avoir parlé avec le président afghan, Hamid Karzaï, et des Canadiens de l'équipe provinciale de reconstruction, au sujet de l'indemnisation qu'il doit recevoir pour la perte de ses enfants, en juillet dernier.
M. Mohammed dit qu'il est maintenant au chômage et qu'il loue une petite maison à Kandahar pour l'équivalent de 80 $ US par mois. Frustré, l'homme de 31 ans affirme attendre avec anxiété son indemnisation.
«Karzaï a dit qu'il était désolé au nom des Canadiens, il m'a promis qu'il m'enverrait en pèlerinage et me fournirait une maison à Kandahar, mais j'attends toujours. Les Canadiens m'ont promis une compensation, mais je ne suis pas sûr du montant», a-t-il déclaré.
Informé du fait que le versement pourrait prendre quatre semaines, M. Mohammed soutient qu'il en a besoin maintenant. «Si les Canadiens ne m'aident pas maintenant, je suis forcé de rejoindre les talibans et de venger mes deux enfants innocents», a-t-il déclaré.
Un porte-parole des Forces canadiennes, le major Jay Janzen, a expliqué que le processus d'indemnisation est lent, mais que c'est pour la sécurité même de M. Mohammed. S'il fallait lui remettre une grosse somme en argent comptant, cela ferait de lui une cible de choix pour des voleurs, a-t-il souligné. Des responsables de l'équipe de reconstruction l'ont donc aidé à ouvrir un compte en banque, et le processus de dépôt des fonds est en cours, mais, en Afghanistan, ce genre de choses prend du temps.
Le major Janzen a précisé que l'armée ne divulgue pas les détails de l'indemnisation, par prudence.
Le processus n'est pas seulement financier, a-t-il ajouté. Rencontrer M. Mohammed est également une occasion d'exprimer des regrets pour ce qui est arrivé.
Les enfants de M. Mohammed, une fillette de quatre ans et un petit garçon de deux ans, ont été abattus quand le véhicule dans lequel ils se trouvaient a omis de céder le passage à un convoi militaire canadien. Craignant un possible attentat suicide, les soldats ont ouvert le feu lorsque le véhicule s'est approché à moins de 10 mètres d'eux malgré leurs gestes et leurs avertissements sonores répétés.
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