Le général David Petraeus s'en va - Odierno prend les commandes
Bagdad — Raymond Odierno prendra demain les fonctions de commandant en chef des troupes américaines en Irak. Si la situation est plus apaisée que l'an dernier, ce général de corps d'armée, qui sera promu général quatre étoiles le jour de sa nomination, en remplacement de David Petraeus, restera confronté à un grand nombre de défis.
Âgé de 54 ans, chauve, très grand, Odierno a commandé la 4e division d'infanterie pendant l'invasion de 2003. Il est retourné une seconde fois en Irak en décembre 2006 pour prendre le poste de commandant adjoint des forces américaines, en charge des opérations au jour le jour, qu'il a occupé jusqu'en février.
Pendant l'invasion, il a été critiqué par certains analystes et officier pour la dureté des opérations menées dans son secteur, qui incluait Tikrit, la ville natale de Saddam Hussein. Odierno avait répondu que la région était un bastion des insurgés et justifiait des actions sévères.
En tant que numéro deux des forces américaines en Irak, Odierno a adopté une approche plus mesurée, soulignant l'importance de la réconciliation entre factions irakiennes et la nécessité de fournir des services à la population pour réduire l'attrait exercé par les groupes insurgés.
Même si le niveau de violence s'est fortement réduit, plusieurs échéances sont porteuses de risques pour la sécurité du pays, comme les élections provinciales prévues à la fin de l'année ou début 2009. Des élections législatives doivent suivre à la fin 2009. Les tensions restent vives entre Arabes et Kurdes pour le contrôle de la ville de Kirkouk. Le gouvernement dirigé par les chiites prendra également prochainement le contrôle des milices supplétives sunnites qui ont basculé du côté de l'armée américaine pour combattre al-Qaïda.
Sous le commandement d'Odierno, le nombre des soldats américains déployés en Irak devrait se réduire de manière importante. Le Pentagone retirera 8000 hommes d'ici février, laissant 138 000 militaires sur place.
Âgé de 54 ans, chauve, très grand, Odierno a commandé la 4e division d'infanterie pendant l'invasion de 2003. Il est retourné une seconde fois en Irak en décembre 2006 pour prendre le poste de commandant adjoint des forces américaines, en charge des opérations au jour le jour, qu'il a occupé jusqu'en février.
Pendant l'invasion, il a été critiqué par certains analystes et officier pour la dureté des opérations menées dans son secteur, qui incluait Tikrit, la ville natale de Saddam Hussein. Odierno avait répondu que la région était un bastion des insurgés et justifiait des actions sévères.
En tant que numéro deux des forces américaines en Irak, Odierno a adopté une approche plus mesurée, soulignant l'importance de la réconciliation entre factions irakiennes et la nécessité de fournir des services à la population pour réduire l'attrait exercé par les groupes insurgés.
Même si le niveau de violence s'est fortement réduit, plusieurs échéances sont porteuses de risques pour la sécurité du pays, comme les élections provinciales prévues à la fin de l'année ou début 2009. Des élections législatives doivent suivre à la fin 2009. Les tensions restent vives entre Arabes et Kurdes pour le contrôle de la ville de Kirkouk. Le gouvernement dirigé par les chiites prendra également prochainement le contrôle des milices supplétives sunnites qui ont basculé du côté de l'armée américaine pour combattre al-Qaïda.
Sous le commandement d'Odierno, le nombre des soldats américains déployés en Irak devrait se réduire de manière importante. Le Pentagone retirera 8000 hommes d'ici février, laissant 138 000 militaires sur place.
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