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Argentine - Le grand défi de Cristina Kirchner

La présidente Cristina Kirchner lors de l’annonce cette semaine du paiement de la dette au Club de Paris.
La présidente Cristina Kirchner lors de l’annonce cette semaine du paiement de la dette au Club de Paris.
Il y a moins d'une décennie, l'Argentine étouffait, minée par les problèmes économiques, les élites politiques écarquillaient les yeux en découvrant les ravages causés par des années d'insouciance. L'économie allait à vau-l'eau, les tensions sociales étaient vives, l'inquiétude avait gagné tout le pays. Et les péronistes sont revenus au pouvoir, rompant avec les politiques néolibérales des années précédentes. Le pays a depuis connu un redressement spectaculaire, mais le grand rêve se poursuivra-t-il?
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    6 septembre 2008 08 h 43
    Un redressement spectaculaire, mais le grand rêve se poursuivra-t-il ?????
    Que doit-on conclure de ce laïus de M. Legault?

    D'après M. Legault, Mme la Présidente Kirchner (elle a un nom Mme Cristina, elle s'appelle Fernandez, ce que les médias contre sa présidence oublie), semble aller tout droit contre les intérêts de l'Argentine et des Argentins-nes.

    The Economist le dit, des bonzes économistes le disent, même des sociologues... alors, vous voyez bien que la "Kirchner" erre!

    La Kirchner:
    «Grâce à l'héritage politique de son époux Nestor, Cristina Kirchner, présidente de l'Argentine»
    Un des plus vieux arguments contre cette présidente: C'est la femme de l'autre et l'autre il est ami avec ce Chavez, vous savez ce diable qui fait perdre des milliards aux compagnies étrangères...

    «Et, trois mois après son «intronisation» comme présidente»
    "Intronisation", quel terme bien choisi pour parler de cette présidente élue avec une confortable majorité!
    On intronise un roi, un évêque, un pape, on l'installe sur le trône... mais, Cristina Fernandez, la femme de l'autre, occupe-t-elle un trône et n'a-t-elle pas été élue démocratiquement?
    Quel genre de journalisme êtes-vous M, Legault?

    «La présidente, «ex-première dame du président aujourd'hui devenu chef du parti»»
    Ici, on en remet!
    Comme je le soulignais précédemment, c'est le principal cheval de destruction contre la personnalité de cette présidente argentine. Un argument vide et puéril, mais, à défaut d'en avoir d'autres, constamment utilisé.


    Eh! Oui! À l'instar de plusieurs pays d'Amérique latine qui se prennent en main, Mme Fernandez paie les dettes argentines. Elle libère le pays de l'emprise de ceux qui veulent contrôler économiquement ainsi que politiquement l'Argentine.
    Le temps de l'exploitation facile des richesses latino-américaines est révolu.
    Désormais, les latinos prennent leurs pays en main.
    L'Amérique latine, après des années de dictature et d'exploitation a découvert la force de la démocratie et la force des urnes.

    Les nostalgiques de cette période d'exploitation des richesses où les bidonvilles pullulaient et où la pauvreté extrême était en croissance sont maintenant chose du passé.
    On a beau nous «révéler» que le fossé entre riches et pauvres s'accroît, il ne faut pas être dupe. Ce fossé se creusant de façon incroyable au niveau planétaire, n'est pas le résultat des politiques sociales des gouvernements comme celui de Cristina Fernandez, mais bien le résultat des politiques de capitalisme sauvage néolibéral.

    Dans cet article de dénigrement de la présidente Fernandez, on note, chose indéniable, les gains phénoménaux que l'Argentine a réalisés sous la gouverne des gouvernements Kirchner et Fernandez. Ces gains ne peuvent être niés.

    Par contre, on présume d'un futur catastrophique et sur ces pronostics alarmants on démolit la présidente actuelle.

    Tout le conflit avec les gros agriculteurs-exportateurs n'a pas affaibli à ce point la popularité de Cristina Fernandez.
    Sa loi de hausse de taxe à l'exportation a été défaite par un seul vote au congrès et qui connaît le moindrement la politique latino-américaine, sait très bien que les vieux réflexes de corruption sont toujours présents.

    L'échec de cette loi ne représente en rien l'appui de la population à sa présidente.


    Le dénigrement médiatique est bien réel.
    On n'a qu'à penser à Chavez, élu à maintes reprises.
    à Morales, réélu (par référendum) avec une majorité écrasante
    à Lugo et à bien d'autres.
    Tous des présidents dont on se plaît à décrire les lacunes.

    Souvenez-vous de ce que vous entendiez sur les mauvaises conditions de vie au Paraguay.
    Rien! Jamais rien!
    On n'entendait jamais parler des mauvaises conditions de vie des Guaramis, ni de l'extrême pauvreté. Maintenant qu'un président défendant les intérêts des plus pauvres au détriment des intérêts des multinationales, les reportages nous montrant les difficultés paraguayennes vont surgir et seront associés aux politiques sociales de Fernando Lugo.


    L'information (la désinformation, la manipulation de l'opinion) est une arme que ceux qui contrôlent et exploitent le monde, utilisent très efficacement.

    Lisez, lisez lisez. Pas seulement la presse occidentale, mais du monde entier.
    Apprenez l'espagnol, le russe et l'arabe, vous aurez alors une vision du monde bien différente.


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Normand Chaput - Abonné
    6 septembre 2008 11 h 02
    la mort du FMI
    C'est le FMI qui avait fait plier le genoux de l'argentine il y a 15 ans. Les argentins s'en souviennent et cette décision de rembourser est une manoeuvre politique géniale de la part de la présidente.
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