Zimbabwe - L'opposition ne participera pas au gouvernement
Photo : Agence Reuters
Robert Mugabe mercredi, en Zambie.
Harare — L'opposition a dit hier qu'elle avait perdu confiance dans le processus de négociations politiques au Zimbabwe mené sous l'égide de l'Afrique du Sud et que le président Robert Mugabe pouvait former un nouveau gouvernement sans sa participation.
Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) a ainsi réagi à l'ultimatum de Robert Mugabe, qui a déclaré qu'il formerait un gouvernement si le chef de file du MDC, Morgan Tsvangirai, refusait toujours hier de signer l'accord de partage du pouvoir qui lui est proposé.
«Nous avons perdu confiance dans le processus. Ils peuvent continuer et Mugabe peut former son gouvernement. Nous ne participerons pas à ce cirque», a déclaré un responsable du MDC, sous le sceau de l'anonymat. Il a mis en cause le président sud-africain Thabo Mbeki, l'accusant de forcer l'opposition à signer l'accord. «Ce qui est malheureux, c'est que Mbeki essaie d'aider Mugabe à parvenir à ses fins et non de régler la crise.»
Quelques instants plus tôt, Nelson Chamisa, porte-parole de l'opposition, avait jugé vain tout ultimatum du président Mugabe pour forcer l'opposition à signer un accord. «Depuis quand le dialogue s'établit-il sur la base des menaces et des ultimatums ? Ils veulent nous pousser à un accord de manière tyrannique mais c'est complètement inacceptable», a-t-il dit.
Robert Mugabe, dont les propos sont rapportés par le Herald, le quotidien officiel, a laissé entendre qu'il pourrait former un gouvernement en l'absence d'un accord avec l'opposition. «Si demain Tsvangirai refuse de signer [l'accord], nous formerons certainement un cabinet», a-t-il déclaré mercredi. «Nous devons former un gouvernement. Nous ne pouvons pas nous permettre de rester éternellement sans gouvernement», a-t-il ajouté, en s'appuyant sur la légitimité des élections qui ont «porté au pouvoir» son parti, la Zanu-PF.
À Londres, en marge d'une cérémonie à laquelle il était convié, l'archevêque Desmond Tutu a estimé que l'insistance de Robert Mugabe à se maintenir au pouvoir constituait la «pire recette» pour entretenir l'instabilité en Afrique australe. Évoquant la réaction du MDC, l'ancien lauréat du prix Nobel de la paix a estimé qu'«on en est revenu au point de départ».
Morgan Tsvangirai a expliqué mercredi qu'il avait refusé de signer l'accord proposé, en vertu duquel il aurait été nommé premier ministre, car celui-ci ne lui accordait pas suffisamment de pouvoir. Le leader du MDC a précisé que l'accord prévoyait d'accorder le contrôle des forces de sécurité à Mugabe et que seuls les ministères relatifs aux questions économiques et sociales seraient sous la coupe du premier ministre.
Robert Mugabe a été réélu le 27 juin au second tour de la présidentielle après le retrait de Tsvangirai, qui entendait protester contre les violences et les intimidations dont ses partisans avaient été victimes entre les deux tours de scrutin.
Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) a ainsi réagi à l'ultimatum de Robert Mugabe, qui a déclaré qu'il formerait un gouvernement si le chef de file du MDC, Morgan Tsvangirai, refusait toujours hier de signer l'accord de partage du pouvoir qui lui est proposé.
«Nous avons perdu confiance dans le processus. Ils peuvent continuer et Mugabe peut former son gouvernement. Nous ne participerons pas à ce cirque», a déclaré un responsable du MDC, sous le sceau de l'anonymat. Il a mis en cause le président sud-africain Thabo Mbeki, l'accusant de forcer l'opposition à signer l'accord. «Ce qui est malheureux, c'est que Mbeki essaie d'aider Mugabe à parvenir à ses fins et non de régler la crise.»
Quelques instants plus tôt, Nelson Chamisa, porte-parole de l'opposition, avait jugé vain tout ultimatum du président Mugabe pour forcer l'opposition à signer un accord. «Depuis quand le dialogue s'établit-il sur la base des menaces et des ultimatums ? Ils veulent nous pousser à un accord de manière tyrannique mais c'est complètement inacceptable», a-t-il dit.
Robert Mugabe, dont les propos sont rapportés par le Herald, le quotidien officiel, a laissé entendre qu'il pourrait former un gouvernement en l'absence d'un accord avec l'opposition. «Si demain Tsvangirai refuse de signer [l'accord], nous formerons certainement un cabinet», a-t-il déclaré mercredi. «Nous devons former un gouvernement. Nous ne pouvons pas nous permettre de rester éternellement sans gouvernement», a-t-il ajouté, en s'appuyant sur la légitimité des élections qui ont «porté au pouvoir» son parti, la Zanu-PF.
À Londres, en marge d'une cérémonie à laquelle il était convié, l'archevêque Desmond Tutu a estimé que l'insistance de Robert Mugabe à se maintenir au pouvoir constituait la «pire recette» pour entretenir l'instabilité en Afrique australe. Évoquant la réaction du MDC, l'ancien lauréat du prix Nobel de la paix a estimé qu'«on en est revenu au point de départ».
Morgan Tsvangirai a expliqué mercredi qu'il avait refusé de signer l'accord proposé, en vertu duquel il aurait été nommé premier ministre, car celui-ci ne lui accordait pas suffisamment de pouvoir. Le leader du MDC a précisé que l'accord prévoyait d'accorder le contrôle des forces de sécurité à Mugabe et que seuls les ministères relatifs aux questions économiques et sociales seraient sous la coupe du premier ministre.
Robert Mugabe a été réélu le 27 juin au second tour de la présidentielle après le retrait de Tsvangirai, qui entendait protester contre les violences et les intimidations dont ses partisans avaient été victimes entre les deux tours de scrutin.
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