L'Angola prêt à voter pour ses premières élections en temps de paix
Le MPLA devrait conserver le pouvoir
5 septembre 2008
Actualités internationales
Luanda — La campagne électorale officielle avait disparu hier des rues de Luanda, la veille des premières législatives organisées en temps de paix en Angola, qui paraissaient acquises au pouvoir.
«Le monde a les yeux fixés sur l'Angola. [...] L'Angola incarne l'espoir de réhabilitation politique et de démocratie sur notre continent» après les violences post-électorales au Kenya et au Zimbabwe, écrivait hier le quotidien d'État Jornal de Angola.
Bus et scooters de campagne ont été remisés mais, dans la tentaculaire métropole de cinq millions d'habitants, les couleurs du Mouvement populaire pour la Libération de l'Angola (MPLA) flottaient toujours.
Les dernières élections générales, tenues en 1992 lors d'une pause dans la guerre civile qui ravageait l'Angola depuis l'indépendance en 1975, n'avaient pu s'achever à cause de la reprise des combats. Les rebelles de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita), aujourd'hui principal parti d'opposition, en avaient rejeté les résultats, qui les donnaient perdants. La guerre civile ne devait s'achever qu'en 2002, après la mort du chef de l'Unita, Jonas Savimbi.
Cette fois, les 1200 observateurs internationaux et nationaux n'ont relevé que quelques incidents isolés de violence dans une campagne par ailleurs paisible.
Toutefois, les médias d'État ont «très clairement accordé davantage de place au parti au pouvoir», a souligné la chef de mission des observateurs de l'Union européenne (UE).
Ainsi hier, pour la première fois depuis des semaines, le visage du chef de l'État José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 29 ans, n'apparaissait pas en première page du Jornal de Angola. Une telle omniprésence a ôté toute illusion au leader de l'Unita, Isaias Samakuva. «Le résultat de cette élection ne sera pas équitable», a-t-il estimé hier soir dans un entretien à l'AFP. Mais, «quel que soit le résultat, l'Angola a déjà réalisé une réelle avancée. Le simple fait d'organiser une élection est une victoire.»
Le chaos qui régnait hierautour des listes d'agents électoraux faisait toutefois craindre des problèmes pour le déroulement du scrutin. «La plupart des agents ne sont pas sur les listes», a affirmé un enseignant désigné d'office, Francisco Tambo.
Le chef de l'État, pour lequel ces législatives ont valeur de test avant un scrutin présidentiel prévu dans un an, a laissé entrevoir pendant la campagne un remaniement ministériel «pour changer les politiques publiques qui n'ont pas fonctionné».
Les deux tiers de la population vivent sous le seuil de pauvreté, alors que l'Angola, riche de ses diamants et premier producteur de pétrole du continent avec le Nigeria, enregistre une croissance record, de plus de 20 % en 2008.
«Le monde a les yeux fixés sur l'Angola. [...] L'Angola incarne l'espoir de réhabilitation politique et de démocratie sur notre continent» après les violences post-électorales au Kenya et au Zimbabwe, écrivait hier le quotidien d'État Jornal de Angola.
Bus et scooters de campagne ont été remisés mais, dans la tentaculaire métropole de cinq millions d'habitants, les couleurs du Mouvement populaire pour la Libération de l'Angola (MPLA) flottaient toujours.
Les dernières élections générales, tenues en 1992 lors d'une pause dans la guerre civile qui ravageait l'Angola depuis l'indépendance en 1975, n'avaient pu s'achever à cause de la reprise des combats. Les rebelles de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita), aujourd'hui principal parti d'opposition, en avaient rejeté les résultats, qui les donnaient perdants. La guerre civile ne devait s'achever qu'en 2002, après la mort du chef de l'Unita, Jonas Savimbi.
Cette fois, les 1200 observateurs internationaux et nationaux n'ont relevé que quelques incidents isolés de violence dans une campagne par ailleurs paisible.
Toutefois, les médias d'État ont «très clairement accordé davantage de place au parti au pouvoir», a souligné la chef de mission des observateurs de l'Union européenne (UE).
Ainsi hier, pour la première fois depuis des semaines, le visage du chef de l'État José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 29 ans, n'apparaissait pas en première page du Jornal de Angola. Une telle omniprésence a ôté toute illusion au leader de l'Unita, Isaias Samakuva. «Le résultat de cette élection ne sera pas équitable», a-t-il estimé hier soir dans un entretien à l'AFP. Mais, «quel que soit le résultat, l'Angola a déjà réalisé une réelle avancée. Le simple fait d'organiser une élection est une victoire.»
Le chaos qui régnait hierautour des listes d'agents électoraux faisait toutefois craindre des problèmes pour le déroulement du scrutin. «La plupart des agents ne sont pas sur les listes», a affirmé un enseignant désigné d'office, Francisco Tambo.
Le chef de l'État, pour lequel ces législatives ont valeur de test avant un scrutin présidentiel prévu dans un an, a laissé entrevoir pendant la campagne un remaniement ministériel «pour changer les politiques publiques qui n'ont pas fonctionné».
Les deux tiers de la population vivent sous le seuil de pauvreté, alors que l'Angola, riche de ses diamants et premier producteur de pétrole du continent avec le Nigeria, enregistre une croissance record, de plus de 20 % en 2008.
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