La crise s'aggrave en Thaïlande
Le ministre des Affaires étrangères démissionne
Bangkok — Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Tej Bunnag, a démissionné hier, plongeant un peu plus le gouvernement dans la crise au lendemain de la proclamation de l'état d'urgence.
Ancien diplomate, Tej avait été nommé en juillet. Sa démission, rapportée par une chaîne de télévision et des sites Internet d'information, est intervenue après avoir résolu le différend opposant la Thaïlande au Cambodge autour d'un temple, qui avait coûté sa place à son prédécesseur. Tej avait travaillé auparavant auprès du roi Bhumibol Adulydej. Son départ pourrait être perçu comme un signe de défiance du monarque envers le gouvernement.
«Si c'est vrai, c'est une nouvelle étape dans la chute de ce gouvernement», estime l'analyste Boontakiat Karavejphan, de l'université de Ramkhamheang.
Depuis plusieurs jours, une alliance d'opposition réclame la démission du premier ministre, Samak Sundaravej, qui a décrété mardi l'état d'urgence à Bangkok, où des affrontements entre ses partisans et des manifestants anti-gouvernementaux ont fait un mort et 45 blessés.
Des centaines de policiers anti-émeutes étaient déployés hier autour des bureaux du premier ministre, occupés depuis la semaine dernière par des milliers d'opposants auxquels Samak refuse de céder.
Les dirigeants de 43 syndicats représentant 200 000 employés du secteur public avaient appelé à la grève nationale hier pour intensifier la pression sur le gouvernement. Le mouvement n'a été apparemment que peu suivi. Un quart des écoles de Bangkok ont été fermées mais les approvisionnements en eau et en électricité, que les syndicats menaçaient de perturber, n'ont pas été affectés.
Le plus grand producteur d'électricité du pays, EGAT, a déclaré que ses services n'avaient pas été touchés et que la majorité de ses employés s'étaient présentés au travail.
Ancien diplomate, Tej avait été nommé en juillet. Sa démission, rapportée par une chaîne de télévision et des sites Internet d'information, est intervenue après avoir résolu le différend opposant la Thaïlande au Cambodge autour d'un temple, qui avait coûté sa place à son prédécesseur. Tej avait travaillé auparavant auprès du roi Bhumibol Adulydej. Son départ pourrait être perçu comme un signe de défiance du monarque envers le gouvernement.
«Si c'est vrai, c'est une nouvelle étape dans la chute de ce gouvernement», estime l'analyste Boontakiat Karavejphan, de l'université de Ramkhamheang.
Depuis plusieurs jours, une alliance d'opposition réclame la démission du premier ministre, Samak Sundaravej, qui a décrété mardi l'état d'urgence à Bangkok, où des affrontements entre ses partisans et des manifestants anti-gouvernementaux ont fait un mort et 45 blessés.
Des centaines de policiers anti-émeutes étaient déployés hier autour des bureaux du premier ministre, occupés depuis la semaine dernière par des milliers d'opposants auxquels Samak refuse de céder.
Les dirigeants de 43 syndicats représentant 200 000 employés du secteur public avaient appelé à la grève nationale hier pour intensifier la pression sur le gouvernement. Le mouvement n'a été apparemment que peu suivi. Un quart des écoles de Bangkok ont été fermées mais les approvisionnements en eau et en électricité, que les syndicats menaçaient de perturber, n'ont pas été affectés.
Le plus grand producteur d'électricité du pays, EGAT, a déclaré que ses services n'avaient pas été touchés et que la majorité de ses employés s'étaient présentés au travail.
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