La mousson fait 1,2 million de sinistrés dans le nord de l'Inde
2 septembre 2008
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Un camp de réfugiés du district de Purniya, dans l’État du Bihar, où la rivière Kosi est sortie de son lit il y a deux semaines, inondant les plaines sur des centaines de kilomètres.
District de Saharsa, Inde — Des centaines de milliers de sans-abri, victimes des inondations provoquées par la mousson dans le nord-est de l'Inde, s'entassaient hier dans des camps de fortune surpeuplés, où les autorités ont envoyé des équipes et du matériel médical d'urgence, attendant de nouvelles arrivées.
La moitié des quelque 1,2 million de personnes qui ont tout perdu lorsque la rivière Kosi est sortie de son lit il y a deux semaines, inondant les plaines du Bihar (nord-est de l'Inde), avaient été secourues hier, les responsables des secours espérant pouvoir atteindre les autres d'ici trois jours.
Selon Prataya Amrit, responsable de la gestion des secours au Bihar, on compte environ 250 000 sinistrés dans les camps mis sur pied par le gouvernement et les ONG. Nombre d'autres ont trouvé refuge chez des proches.
Mais le nombre de personnes dans les camps devrait au moins doubler dans les prochains jours, et l'on craint des épidémies, de choléra notamment, liées à la surpopulation, aux mauvaises conditions d'hygiène, à la chaleur et aux réserves limitées d'eau potable.
Dans le même temps, les opérations de secours se poursuivaient, dirigées par plus de 2000 soldats envoyés en renforts dans la région.
Dans le district de Madhepura, plus de 200 personnes ont été secourues après avoir passé 11 jours coincées sur le toit d'une école.
Mais les eaux continuaient à monter, inondant certains camps de réfugiés et en isolant d'autres, notamment dans le district de Supaul, près de la frontière avec le Népal.
Il n'y a pour l'instant aucun bilan officiel des victimes, mais certaines estimations dépassent le millier. Vendredi, 19 personnes se sont noyées dans le naufrage de l'embarcation venue les secourir.
Rivière déviée de son cours
Selon les responsables, ces inondations devraient durer jusqu'en novembre, lorsque les dernières pluies de la mousson se calmeront. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il sera possible de tenter de colmater les brèches gigantesques dans les digues de la rivière Kosi.
Cette dernière, qui descend de l'Himalaya pour rejoindre le Gange, a été complètement déviée de son cours, qui s'est déplacé de dizaines de kilomètres vers l'est, transformant des centaines de kilomètres carrés de plaine indo-gangétique en immense delta. Le Bihar, l'un des États les plus pauvres de la Fédération indienne, est habitué aux inondations de la mousson, mais elles ont frappé cette année des régions qui sont en général épargnées, et ne disposent donc pas des infrastructures d'urgence nécessaires.
Au Bangladesh voisin, au moins 50 000 personnes étaient coupées du monde par les inondations, et la situation «risque de se détériorer», selon l'agence météorologique nationale.
La moitié des quelque 1,2 million de personnes qui ont tout perdu lorsque la rivière Kosi est sortie de son lit il y a deux semaines, inondant les plaines du Bihar (nord-est de l'Inde), avaient été secourues hier, les responsables des secours espérant pouvoir atteindre les autres d'ici trois jours.
Selon Prataya Amrit, responsable de la gestion des secours au Bihar, on compte environ 250 000 sinistrés dans les camps mis sur pied par le gouvernement et les ONG. Nombre d'autres ont trouvé refuge chez des proches.
Mais le nombre de personnes dans les camps devrait au moins doubler dans les prochains jours, et l'on craint des épidémies, de choléra notamment, liées à la surpopulation, aux mauvaises conditions d'hygiène, à la chaleur et aux réserves limitées d'eau potable.
Dans le même temps, les opérations de secours se poursuivaient, dirigées par plus de 2000 soldats envoyés en renforts dans la région.
Dans le district de Madhepura, plus de 200 personnes ont été secourues après avoir passé 11 jours coincées sur le toit d'une école.
Mais les eaux continuaient à monter, inondant certains camps de réfugiés et en isolant d'autres, notamment dans le district de Supaul, près de la frontière avec le Népal.
Il n'y a pour l'instant aucun bilan officiel des victimes, mais certaines estimations dépassent le millier. Vendredi, 19 personnes se sont noyées dans le naufrage de l'embarcation venue les secourir.
Rivière déviée de son cours
Selon les responsables, ces inondations devraient durer jusqu'en novembre, lorsque les dernières pluies de la mousson se calmeront. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il sera possible de tenter de colmater les brèches gigantesques dans les digues de la rivière Kosi.
Cette dernière, qui descend de l'Himalaya pour rejoindre le Gange, a été complètement déviée de son cours, qui s'est déplacé de dizaines de kilomètres vers l'est, transformant des centaines de kilomètres carrés de plaine indo-gangétique en immense delta. Le Bihar, l'un des États les plus pauvres de la Fédération indienne, est habitué aux inondations de la mousson, mais elles ont frappé cette année des régions qui sont en général épargnées, et ne disposent donc pas des infrastructures d'urgence nécessaires.
Au Bangladesh voisin, au moins 50 000 personnes étaient coupées du monde par les inondations, et la situation «risque de se détériorer», selon l'agence météorologique nationale.
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