Des blindés russes ont quitté la Géorgie - Partira, partira pas ?
Moscou veut instaurer une zone tampon autour de l'Ossétie du Sud
Photo : Agence Reuters
Des soldats russes montaient la garde hier à un point de contrôle près de Kekhvi.
Une colonne de blindés russes s'est retirée hier matin du centre de la Géorgie pour rejoindre le territoire russe, mouvement présenté par Moscou comme le début d'un repli sur les positions antérieures au conflit.
Le numéro deux de l'état-major russe, le général Anatoli Nogovitsine, a alors assuré que les forces russes «se trouveront à l'intérieur de notre zone de responsabilité» aujourd'hui, d'ici la fin de la journée. Mais le commandant Vladimir Boldirev, responsable des opérations sur le terrain, a fait savoir plus tard que «le retrait des troupes russes [...] serait achevé d'ici dix jours» et a précisé que ces troupes «se replieront en territoire russe».
Nogovitsine a aussi souligné que l'armée n'envisageait pas de quitter l'Ossétie du Sud et la zone tampon autour des limites administratives de la province séparatiste de Géorgie.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a précisé à Sotchi, sur les bords de la mer Noire, que la Russie comptait maintenir 500 militaires dans cette zone tampon, et que cela était conforme à l'accord conclu la semaine dernière sous les auspices de la France.
«Demain, huit points de contrôle seront mis en place dans la zone de sécurité, où 500 soldats de maintien de la paix seront déployés, pas plus que cela», a-t-il dit, sans préciser combien d'hommes la Russie comptait maintenir en Ossétie du Sud.
Près de Verkhni Zaramag, ville russe à la frontière de l'Ossétie du Sud, un correspondant de Reuters a vu une colonne d'une vingtaine de chars, de pièces d'artillerie et de véhicules blindés de transport de troupes rentrer en territoire russe.
Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a quant à lui affirmé n'avoir toujours pas constaté de retrait significatif des forces russes. «Ils ne donnent aucun signe de vouloir renoncer au contrôle» d'une partie de la Géorgie, a-t-il dit. «On a l'impression que le mot "retrait" est compris de façon différente selon les pays.»
La Géorgie se plaint notamment de voir les troupes russes installer des points de contrôle à la limite de la zone tampon comprise entre l'Ossétie du Sud et le reste du pays, ce qui leur permettrait de contrôler la route qui traverse le pays d'est en ouest, un axe essentiel à l'économie nationale.
Les États-Unis ont pour leur part lancé un nouvel appel au retrait immédiat des forces russes. «Le retrait doit avoir lieu et il doit avoir lieu maintenant», a dit le porte-parole de la Maison-Blanche, Gordon Johndroe.
L'accord de cessez-le-feu en six points négocié par la France prévoit notamment un retour des forces russes sur les positions qu'elles occupaient avant le début des hostilités. Il autorise toutefois les soldats de la paix russes à prendre «des mesures de sécurité additionnelles» dans l'attente de la mise en place de nouveaux mécanismes internationaux.
L'Ouest redoute que Moscou n'exploite cette ambiguïté pour maintenir un nombre conséquent de militaires à l'intérieur des limites administratives de l'Ossétie du Sud, où l'armée russe est présente depuis 1992, mais aussi sur le territoire géorgien proprement dit.
Selon le général américain John Craddock, commandant opérationnel de l'Otan en Europe, les États-Unis vont probablement aider la Géorgie à reconstruire son armée après le conflit avec la Russie.
Le numéro deux de l'état-major russe, le général Anatoli Nogovitsine, a alors assuré que les forces russes «se trouveront à l'intérieur de notre zone de responsabilité» aujourd'hui, d'ici la fin de la journée. Mais le commandant Vladimir Boldirev, responsable des opérations sur le terrain, a fait savoir plus tard que «le retrait des troupes russes [...] serait achevé d'ici dix jours» et a précisé que ces troupes «se replieront en territoire russe».
Nogovitsine a aussi souligné que l'armée n'envisageait pas de quitter l'Ossétie du Sud et la zone tampon autour des limites administratives de la province séparatiste de Géorgie.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a précisé à Sotchi, sur les bords de la mer Noire, que la Russie comptait maintenir 500 militaires dans cette zone tampon, et que cela était conforme à l'accord conclu la semaine dernière sous les auspices de la France.
«Demain, huit points de contrôle seront mis en place dans la zone de sécurité, où 500 soldats de maintien de la paix seront déployés, pas plus que cela», a-t-il dit, sans préciser combien d'hommes la Russie comptait maintenir en Ossétie du Sud.
Près de Verkhni Zaramag, ville russe à la frontière de l'Ossétie du Sud, un correspondant de Reuters a vu une colonne d'une vingtaine de chars, de pièces d'artillerie et de véhicules blindés de transport de troupes rentrer en territoire russe.
Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a quant à lui affirmé n'avoir toujours pas constaté de retrait significatif des forces russes. «Ils ne donnent aucun signe de vouloir renoncer au contrôle» d'une partie de la Géorgie, a-t-il dit. «On a l'impression que le mot "retrait" est compris de façon différente selon les pays.»
La Géorgie se plaint notamment de voir les troupes russes installer des points de contrôle à la limite de la zone tampon comprise entre l'Ossétie du Sud et le reste du pays, ce qui leur permettrait de contrôler la route qui traverse le pays d'est en ouest, un axe essentiel à l'économie nationale.
Les États-Unis ont pour leur part lancé un nouvel appel au retrait immédiat des forces russes. «Le retrait doit avoir lieu et il doit avoir lieu maintenant», a dit le porte-parole de la Maison-Blanche, Gordon Johndroe.
L'accord de cessez-le-feu en six points négocié par la France prévoit notamment un retour des forces russes sur les positions qu'elles occupaient avant le début des hostilités. Il autorise toutefois les soldats de la paix russes à prendre «des mesures de sécurité additionnelles» dans l'attente de la mise en place de nouveaux mécanismes internationaux.
L'Ouest redoute que Moscou n'exploite cette ambiguïté pour maintenir un nombre conséquent de militaires à l'intérieur des limites administratives de l'Ossétie du Sud, où l'armée russe est présente depuis 1992, mais aussi sur le territoire géorgien proprement dit.
Selon le général américain John Craddock, commandant opérationnel de l'Otan en Europe, les États-Unis vont probablement aider la Géorgie à reconstruire son armée après le conflit avec la Russie.
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