Statut des troupes américaines après 2008 - Bagdad et Washington sont très proches d'un accord
22 août 2008
Actualités internationales
Bagdad — Les États-Unis et l'Irak sont très proches d'un accord sur le futur statut des troupes américaines en Irak après 2008, dont une dernière mouture de projet sera présentée aujourd'hui aux plus hautes autorités de ce pays.
«Nous sommes très, très proches» d'un accord sur le SOFA (Status of Forces Agreement), qui doit régir la présence de l'armée américaine en Irak, a déclaré la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice en arrivant pour une visite-surprise à Bagdad. «C'est un accord très sophistiqué. Nous avons fait preuve de flexibilité et l'Irak aussi», a-t-elle précisé à l'issue de plus de trois heures d'entretiens avec le premier ministre irakien Nouri al-Maliki et des membres du gouvernement.
«C'est un accord important qui permettra à l'Irak et aux États-Unis de poursuivre leur coopération en établissant les fondations qui renforceront les acquis. [...] Nous travaillons comme des partenaires et personne plus que les États-Unis n'est content de voir l'émergence d'une souveraineté irakienne», a-t-elle insisté.
Son homologue irakien Hoshyar Zebari a abondé dans le même sens. «C'est la version la plus achevée de tous les SOFA signés entre les États-Unis et un autre pays. Les négociateurs américains ont montré une grande dose de flexibilité», a-t-il assuré.
Un responsable militaire américain a indiqué hier que son pays pourrait commencer à retirer ses troupes des villes irakiennes dès juin 2009, selon le dernier projet d'accord entre Washington et Bagdad.
Ce responsable a indiqué que selon le projet d'accord, un retrait des forces américaines des villes irakiennes «pourrait intervenir dès le mois de juin, si les conditions le permettent».
En ce qui concerne un calendrier de retrait total d'Irak des troupes de combat américaines, il a seulement répété que les deux parties négociaient des horizons temporels et des aspirations générales, en refusant de confirmer des informations de presse faisant état d'une échéance en 2011 dans le projet d'accord.
Quelque 142 000 soldats américains se trouvent actuellement en Irak. Le Conseil de sécurité de l'ONU avait décidé en décembre 2007 de reconduire pour la dernière fois le mandat de la force multinationale jusqu'au 31 décembre 2008.
Les négociations sur le SOFA, qui devaient initialement s'achever fin juillet, se poursuivent notamment sur le calendrier de retrait réclamé par les Irakiens.
Pour être validé, l'accord doit être approuvé par le Parlement irakien, qui reprend ses travaux le 9 septembre, puis ratifié par le Conseil présidentiel composé d'un kurde, d'un chiite et d'un sunnite.
Le mouvement du leader chiite Moqtada Sadr, bête noire des Américains, a appelé à des manifestations dans tout le pays contre la visite «suspecte» de Condoleezza Rice, et répété son opposition à un accord à long terme entre Bagdad et Washington.
«Nous sommes très, très proches» d'un accord sur le SOFA (Status of Forces Agreement), qui doit régir la présence de l'armée américaine en Irak, a déclaré la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice en arrivant pour une visite-surprise à Bagdad. «C'est un accord très sophistiqué. Nous avons fait preuve de flexibilité et l'Irak aussi», a-t-elle précisé à l'issue de plus de trois heures d'entretiens avec le premier ministre irakien Nouri al-Maliki et des membres du gouvernement.
«C'est un accord important qui permettra à l'Irak et aux États-Unis de poursuivre leur coopération en établissant les fondations qui renforceront les acquis. [...] Nous travaillons comme des partenaires et personne plus que les États-Unis n'est content de voir l'émergence d'une souveraineté irakienne», a-t-elle insisté.
Son homologue irakien Hoshyar Zebari a abondé dans le même sens. «C'est la version la plus achevée de tous les SOFA signés entre les États-Unis et un autre pays. Les négociateurs américains ont montré une grande dose de flexibilité», a-t-il assuré.
Un responsable militaire américain a indiqué hier que son pays pourrait commencer à retirer ses troupes des villes irakiennes dès juin 2009, selon le dernier projet d'accord entre Washington et Bagdad.
Ce responsable a indiqué que selon le projet d'accord, un retrait des forces américaines des villes irakiennes «pourrait intervenir dès le mois de juin, si les conditions le permettent».
En ce qui concerne un calendrier de retrait total d'Irak des troupes de combat américaines, il a seulement répété que les deux parties négociaient des horizons temporels et des aspirations générales, en refusant de confirmer des informations de presse faisant état d'une échéance en 2011 dans le projet d'accord.
Quelque 142 000 soldats américains se trouvent actuellement en Irak. Le Conseil de sécurité de l'ONU avait décidé en décembre 2007 de reconduire pour la dernière fois le mandat de la force multinationale jusqu'au 31 décembre 2008.
Les négociations sur le SOFA, qui devaient initialement s'achever fin juillet, se poursuivent notamment sur le calendrier de retrait réclamé par les Irakiens.
Pour être validé, l'accord doit être approuvé par le Parlement irakien, qui reprend ses travaux le 9 septembre, puis ratifié par le Conseil présidentiel composé d'un kurde, d'un chiite et d'un sunnite.
Le mouvement du leader chiite Moqtada Sadr, bête noire des Américains, a appelé à des manifestations dans tout le pays contre la visite «suspecte» de Condoleezza Rice, et répété son opposition à un accord à long terme entre Bagdad et Washington.
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