Afghanistan - Des organisations humanitaires continueront leur travail malgré les récentes menaces
Jacqueline Kirk, une des travailleuses humanitaires qui a perdu la vie la semaine dernière en Afghanistan.
Toronto — Les groupes d'aide humanitaire ont indiqué hier qu'ils demeuraient prêts à poursuivre le travail en Afghanistan malgré les récentes menaces des talibans, mais qu'ils réévaluaient leurs règles de sécurité.
Dans une «lettre ouverte» rendue publique dimanche, les talibans ont exigé du peuple canadien qu'il persuade le gouvernement de retirer ses troupes de l'Afghanistan, sinon ils continueront les attaques comme celle qui a tué deux travailleuses humanitaires, Shirley Case et Jacqueline Kirk, la semaine dernière.
Un porte-parole du Comité international de secours, Michael Kocher, a dit que les opérations étaient suspendues pendant une période indéterminée par respect envers les victimes de la semaine dernière. Toutefois, il a ajouté que le boulot accompli par les travailleurs humanitaires était très important et transformait la vie du peuple afghan.
M. Kocher a souligné que le Comité international de secours travaillait depuis 1988 en Afghanistan et pouvait compter sur un important dispositif de sécurité, mais qu'il refusait de faire appel à des escortes armées.
À la suite de l'attaque qui a coûté la vie aux travailleurs humanitaires, M. Kocher a confié que le groupe réévaluait toutes les procédures de sécurité.
«Nous examinons si et comment nous pouvons continuer à travailler en Afghanistan, en protégeant notre personnel national et international», a-t-il expliqué.
«Les Canadiennes qui ont été tuées étaient ici pour aider les enfants à aller à l'école. Il y a plus de jeunes Afghans à l'école, y compris des filles, que jamais auparavant, grâce à l'aide humanitaire», a ajouté M. Kocher.
Emmanuel Isch, de Vision mondiale Canada, a indiqué que son groupe est prêt à continuer son travail, ajoutant qu'il avait constamment adapté ses activités en Afghanistan pour tenir compte des «divers niveaux d'insécurité».
Vision mondiale Canada est en Afghanistan depuis 2001, oeuvrant principalement dans les provinces du nord-ouest de Badghis et Ghowr en agriculture, en santé et en éducation.
«Le secteur dans lequel nous travaillons est resté l'un des plus sécuritaires, bien que nous ayons constaté une hausse de l'insécurité, a affirmé M. Isch. Ailleurs dans le monde, nos véhicules sont identifiés. En Afghanistan, ce n'est plus le cas, pour des raisons évidentes.»
Dans une «lettre ouverte» rendue publique dimanche, les talibans ont exigé du peuple canadien qu'il persuade le gouvernement de retirer ses troupes de l'Afghanistan, sinon ils continueront les attaques comme celle qui a tué deux travailleuses humanitaires, Shirley Case et Jacqueline Kirk, la semaine dernière.
Un porte-parole du Comité international de secours, Michael Kocher, a dit que les opérations étaient suspendues pendant une période indéterminée par respect envers les victimes de la semaine dernière. Toutefois, il a ajouté que le boulot accompli par les travailleurs humanitaires était très important et transformait la vie du peuple afghan.
M. Kocher a souligné que le Comité international de secours travaillait depuis 1988 en Afghanistan et pouvait compter sur un important dispositif de sécurité, mais qu'il refusait de faire appel à des escortes armées.
À la suite de l'attaque qui a coûté la vie aux travailleurs humanitaires, M. Kocher a confié que le groupe réévaluait toutes les procédures de sécurité.
«Nous examinons si et comment nous pouvons continuer à travailler en Afghanistan, en protégeant notre personnel national et international», a-t-il expliqué.
«Les Canadiennes qui ont été tuées étaient ici pour aider les enfants à aller à l'école. Il y a plus de jeunes Afghans à l'école, y compris des filles, que jamais auparavant, grâce à l'aide humanitaire», a ajouté M. Kocher.
Emmanuel Isch, de Vision mondiale Canada, a indiqué que son groupe est prêt à continuer son travail, ajoutant qu'il avait constamment adapté ses activités en Afghanistan pour tenir compte des «divers niveaux d'insécurité».
Vision mondiale Canada est en Afghanistan depuis 2001, oeuvrant principalement dans les provinces du nord-ouest de Badghis et Ghowr en agriculture, en santé et en éducation.
«Le secteur dans lequel nous travaillons est resté l'un des plus sécuritaires, bien que nous ayons constaté une hausse de l'insécurité, a affirmé M. Isch. Ailleurs dans le monde, nos véhicules sont identifiés. En Afghanistan, ce n'est plus le cas, pour des raisons évidentes.»
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