Série d'attentats en Irak à la veille d'un grand pèlerinage chiite
16 août 2008
Actualités internationales
Photo : Agence France-Presse
Des pèlerins sur le chemin de Kerbala
Iskandariya — Au moins 30 Irakiens, dont 24 pèlerins chiites, ont péri dans une série d'attentats contre cette communauté qui doit célébrer demain à Kerbala (sud) l'anniversaire de la naissance du Mahdi, le dernier imam.
Vingt-quatre fidèles chiites sont morts depuis jeudi dans des attentats qui ont fait des dizaines de blessés sur la route menant à Kerbala, ville sainte située à 110 km au sud de Bagdad.
Jeudi soir, 22 personnes sont mortes dans un double attentat suicide perpétré par deux femmes à Iskandariyah, à 50 km au sud de Bagdad, selon le dernier bilan fourni à l'AFP par le chef du département de la Santé de la province de Babylone, Mahmoud Abdel-Reza.
Les deux femmes ont actionné leurs ceintures d'explosifs à cinq minutes d'intervalle alors qu'elles se trouvaient à 50 mètres l'une de l'autre, a précisé le lieutenant Kazem al-Khafaji, de la police de la province de Babylone.
L'armée américaine a pour sa part fait état d'une seule kamikaze.
Par ailleurs, 73 personnes ont été blessées dans cet attentat suicide.
Iskandariyah, qui faisait partie du tristement célèbre «triangle de la mort», a longtemps connu des attentats suicide perpétrés notamment par le réseau al-Qaïda contre la population chiite.
Dans cette zone, soldats, femmes policiers, commandos de police ont été largement déployés et les barrages ont été renforcés, a constaté un journaliste de l'AFP.
«Nous n'avons pas assez de femmes policiers pour fouiller les pèlerins», a toutefois regretté hier le général Fadel Reza, chef de la police de la province de Babylone.
«Il y a un manque de crédit pour ce travail. Le jour, c'est encore possible de repérer [des kamikazes], mais avec la nuit, c'est plus difficile. À cause du Khimar [voile couvrant entièrement le visage], on ne peut même pas savoir parfois si ce sont des hommes ou des femmes», a-t-il déploré.
Malgré l'impressionnant dispositif de sécurité mis en place, un nouvel attentat a tué hier matin un pèlerin et en a blessé dix autres, dans le sud-est de Bagdad, au passage d'un bus transportant des dizaines de pèlerins, a-t-on indiqué de source policière.
Puis hier soir, cinq personnes ont été tuées et 20 autres blessées par l'explosion d'une voiture piégée dans la ville chiite de Balad, à 75 km au nord de Bagdad, selon des sources médicales.
Dans la ville sainte de Kerbala, 40 000 soldats et policiers irakiens sont mobilisés pour accueillir les pèlerins qui affluent d'Irak, d'Iran mais aussi de plusieurs pays
musulmans d'Asie.
Parmi eux figurent 2000 femmes ayant pour mission de fouiller les éventuelles candidates à une mission suicide au milieu de la foule des chiites venus célébrer le Mahdi, l'un des imams les plus vénérés du chiisme.
Des avions irakiens survolent Kerbala, alors que des appareils américains surveillent les environs de la ville sainte, notamment l'ouest désertique d'où les insurgés sunnites ont coutume de tirer au mortier ou de lancer des roquettes.
Au total, plusieurs dizaines de milliers de chiites sont attendus à Kerbala pour vénérer Mohammed al-Mahdi, né en 869 à Samarra.
Il est le dernier imam pour les chiites duodécimains et, selon leur croyance, n'est pas mort mais restera caché jusqu'au jugement dernier, avant de revenir sous les traits du Mahdi.
Jeudi matin, deux premiers attentats avaient déjà visé des pèlerins quittant Bagdad: un pèlerin avait été tué et sept blessés par une bombe à Karrada, un quartier commerçant de la capitale, alors qu'ils commençaient leur marche.
En outre, à Zaafraniya, dans le sud de Bagdad, un policier a été tué par un engin explosif. Il était en faction près d'un barrage. Cinq de ses collègues ont été blessés dans l'attentat.
Vingt-quatre fidèles chiites sont morts depuis jeudi dans des attentats qui ont fait des dizaines de blessés sur la route menant à Kerbala, ville sainte située à 110 km au sud de Bagdad.
Jeudi soir, 22 personnes sont mortes dans un double attentat suicide perpétré par deux femmes à Iskandariyah, à 50 km au sud de Bagdad, selon le dernier bilan fourni à l'AFP par le chef du département de la Santé de la province de Babylone, Mahmoud Abdel-Reza.
Les deux femmes ont actionné leurs ceintures d'explosifs à cinq minutes d'intervalle alors qu'elles se trouvaient à 50 mètres l'une de l'autre, a précisé le lieutenant Kazem al-Khafaji, de la police de la province de Babylone.
L'armée américaine a pour sa part fait état d'une seule kamikaze.
Par ailleurs, 73 personnes ont été blessées dans cet attentat suicide.
Iskandariyah, qui faisait partie du tristement célèbre «triangle de la mort», a longtemps connu des attentats suicide perpétrés notamment par le réseau al-Qaïda contre la population chiite.
Dans cette zone, soldats, femmes policiers, commandos de police ont été largement déployés et les barrages ont été renforcés, a constaté un journaliste de l'AFP.
«Nous n'avons pas assez de femmes policiers pour fouiller les pèlerins», a toutefois regretté hier le général Fadel Reza, chef de la police de la province de Babylone.
«Il y a un manque de crédit pour ce travail. Le jour, c'est encore possible de repérer [des kamikazes], mais avec la nuit, c'est plus difficile. À cause du Khimar [voile couvrant entièrement le visage], on ne peut même pas savoir parfois si ce sont des hommes ou des femmes», a-t-il déploré.
Malgré l'impressionnant dispositif de sécurité mis en place, un nouvel attentat a tué hier matin un pèlerin et en a blessé dix autres, dans le sud-est de Bagdad, au passage d'un bus transportant des dizaines de pèlerins, a-t-on indiqué de source policière.
Puis hier soir, cinq personnes ont été tuées et 20 autres blessées par l'explosion d'une voiture piégée dans la ville chiite de Balad, à 75 km au nord de Bagdad, selon des sources médicales.
Dans la ville sainte de Kerbala, 40 000 soldats et policiers irakiens sont mobilisés pour accueillir les pèlerins qui affluent d'Irak, d'Iran mais aussi de plusieurs pays
musulmans d'Asie.
Parmi eux figurent 2000 femmes ayant pour mission de fouiller les éventuelles candidates à une mission suicide au milieu de la foule des chiites venus célébrer le Mahdi, l'un des imams les plus vénérés du chiisme.
Des avions irakiens survolent Kerbala, alors que des appareils américains surveillent les environs de la ville sainte, notamment l'ouest désertique d'où les insurgés sunnites ont coutume de tirer au mortier ou de lancer des roquettes.
Au total, plusieurs dizaines de milliers de chiites sont attendus à Kerbala pour vénérer Mohammed al-Mahdi, né en 869 à Samarra.
Il est le dernier imam pour les chiites duodécimains et, selon leur croyance, n'est pas mort mais restera caché jusqu'au jugement dernier, avant de revenir sous les traits du Mahdi.
Jeudi matin, deux premiers attentats avaient déjà visé des pèlerins quittant Bagdad: un pèlerin avait été tué et sept blessés par une bombe à Karrada, un quartier commerçant de la capitale, alors qu'ils commençaient leur marche.
En outre, à Zaafraniya, dans le sud de Bagdad, un policier a été tué par un engin explosif. Il était en faction près d'un barrage. Cinq de ses collègues ont été blessés dans l'attentat.
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