Hissène Habré condamné à mort
N'Djamena — La justice tchadienne a condamné hier à la peine de mort par contumace l'ancien président Hissène Habré, qui vit en exil à Dakar, a-t-on appris de source judiciaire à N'Djamena.
Plusieurs chefs de la rébellion qui agite sporadiquement l'est du Tchad frontalier du Darfour ont également écopé de la peine capitale.
Hissène Habré vit en exil au Sénégal depuis son renversement, en 1990, par l'actuel chef de l'État tchadien, le président Idriss Déby.
À la demande de l'Union africaine, la justice sénégalaise s'apprête à juger Habré pour tortures et assassinats politiques présumés commis durant son mandat.
Lors d'une audience cette semaine, la justice tchadienne a jugé par contumace plusieurs anciens dirigeants, dont Mahamat Nouri, chef de file de l'Alliance nationale (AN, rebelle), et Timane Erdimi, du Rassemblement des forces du changement (RFC).
Au total, 12 accusés, dont Habré, Nouri et Erdimi, ont écopé de la peine capitale.
La justice tchadienne n'a en revanche pas émis de mandats d'arrêt pour les condamnés par contumace, et le greffe du tribunal tchadien, Enoch Ngartebaye, a refusé de dire si la justice de son pays comptait demander au Sénégal l'extradition de l'ancien président.
L'avocat d'Hissène Habré au Sénégal, Me El Hadj Diouf, a quant à lui affirmé ne pas avoir été officiellement notifié des audiences tchadiennes.
«Il s'agit d'une manipulation [...] je ne prends pas cela au sérieux», a ajouté l'avocat, qui prépare la défense de son client lorsque s'ouvrira son procès au Sénégal à la demande de l'UA.
Quant à Timane Erdimi, joint au téléphone par Reuters, il a affirmé ne pas être au courant de son procès au Tchad. «Je n'en ai pas entendu parler [...] C'est eux qu'il faudrait mettre en jugement», a-t-il ajouté.
Fin juillet, le Parlement sénégalais avait levé les derniers obstacles constitutionnels au procès pour crimes contre l'humanité d'Hissène Habré.
Une première
Les deux Chambres réunies en Congrès avaient approuvé le projet de loi autorisant la justice nationale à se prononcer sur des crimes contre l'humanité commis hors du pays et avaient nommé quatre juges.
Habré pourrait ainsi devenir le premier chef d'État jugé dans un pays en développement autre que celui où les crimes ont été commis.
À l'occasion d'un sommet de l'UA , Dakar s'est vu chargé en 2006 d'organiser le procès de l'ancien président tchadien, accusé de 40 000 assassinats et de 200 000 cas de torture pendant son règne, entre 1982 et 1990.
Plusieurs chefs de la rébellion qui agite sporadiquement l'est du Tchad frontalier du Darfour ont également écopé de la peine capitale.
Hissène Habré vit en exil au Sénégal depuis son renversement, en 1990, par l'actuel chef de l'État tchadien, le président Idriss Déby.
À la demande de l'Union africaine, la justice sénégalaise s'apprête à juger Habré pour tortures et assassinats politiques présumés commis durant son mandat.
Lors d'une audience cette semaine, la justice tchadienne a jugé par contumace plusieurs anciens dirigeants, dont Mahamat Nouri, chef de file de l'Alliance nationale (AN, rebelle), et Timane Erdimi, du Rassemblement des forces du changement (RFC).
Au total, 12 accusés, dont Habré, Nouri et Erdimi, ont écopé de la peine capitale.
La justice tchadienne n'a en revanche pas émis de mandats d'arrêt pour les condamnés par contumace, et le greffe du tribunal tchadien, Enoch Ngartebaye, a refusé de dire si la justice de son pays comptait demander au Sénégal l'extradition de l'ancien président.
L'avocat d'Hissène Habré au Sénégal, Me El Hadj Diouf, a quant à lui affirmé ne pas avoir été officiellement notifié des audiences tchadiennes.
«Il s'agit d'une manipulation [...] je ne prends pas cela au sérieux», a ajouté l'avocat, qui prépare la défense de son client lorsque s'ouvrira son procès au Sénégal à la demande de l'UA.
Quant à Timane Erdimi, joint au téléphone par Reuters, il a affirmé ne pas être au courant de son procès au Tchad. «Je n'en ai pas entendu parler [...] C'est eux qu'il faudrait mettre en jugement», a-t-il ajouté.
Fin juillet, le Parlement sénégalais avait levé les derniers obstacles constitutionnels au procès pour crimes contre l'humanité d'Hissène Habré.
Une première
Les deux Chambres réunies en Congrès avaient approuvé le projet de loi autorisant la justice nationale à se prononcer sur des crimes contre l'humanité commis hors du pays et avaient nommé quatre juges.
Habré pourrait ainsi devenir le premier chef d'État jugé dans un pays en développement autre que celui où les crimes ont été commis.
À l'occasion d'un sommet de l'UA , Dakar s'est vu chargé en 2006 d'organiser le procès de l'ancien président tchadien, accusé de 40 000 assassinats et de 200 000 cas de torture pendant son règne, entre 1982 et 1990.
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